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aM?

GSSJU^^

f.f-•

J

\:ALCALDE DE BARCELONA

Barcelone, le 20 avril 1995

M. François Mitterrand
Président de la République Française
Paris
France

Cher Président,
J'ai un très vif souvenir des rencontres que vous avez eu la gentillesse de me concéder. A
l'Elysée, à Barcelone lors de votre visite présidentielle accompagné de Lionel Jospin, à
Barcelone à nouveau pour l'ouverture des Jeux Olympiques, à Cèret quand vous avez
ouvert la deuxième phase du merveilleux musée (qui abrite une peinture de mon oncle
Joseph) et à Strasbourg lors de votre éblouissant discours adressé aux Etats Généraux des
Communes et Régions d'Europe que je préside modestement ("est-il nécessaire qu'une
guerre cruelle arrive à nouveau pour que nous, européens, sachons exactement la valeur de
ce que nous avons aujourd'hui: la paix, la stabilité, la croissance, l'amitié?" "Faut-il une
guerre pour que la jeunesse qui n'en a pas connue sache la valeur de la paix?").
Il faut institutionnaliser l'Europe, vous aviez dit. Et tous, droite et gauche, est et ouest,
communes et régions, vous ont acclamé. Tous étaient conscients du fait qu'à travers vous,
ce doux jour d'automne à Strasbourg, c'était la France qui s'exprimait. La France qui
adressait des mots de sagesse à l'Allemagne voisine et à l'Europe toute entière. Et nous
étions rassurés, réconfortés en notre foi européenne.
Mais vous nous aviez dit aussi que l'Europe devait être proche, que c'était à nous, maires et
présidents' régionaux, conseillers municipaux et régionaux, ministres de Lànder, de garantir
la proximité de l'Europe.
Tout à coup le souvenir m'est venu à l'esprit d'un jour gris du mois d'octobre 1959. J'ai 18
ans et je passe ce mois à Paris, 2 bis Av. de Ségur. Un meeting à Maubert-Mutualité
m'attire. C'est le PSA de Depreux qui s'exprime et vous en êtes l'invité attendu. Je découvre
le discours politique, l'art oratoire politique, 20 ans après la déclaration du silence en
Espagne et tout juste au moment où une nouvelle génération envahit les universités et
s'oriente vers la gauche.
C'est la gauche qui amènera la démocratie en Espagne, au Portugal et en Grèce, qu'on le
veuille ou non. Mais cette gauche méditerranéenne avait grandi en regardant la France et la
gauche française.
A L C A L D TA"
R e g i s t r e de S o r t i d a

Plaça Sant Jaume. I
08002 Barcelona (Espanya)
Tel. 34-3-301 07 07

2 5 ABR. 1995

N« ¿fcfr.l-.

�L'ALCALDE DE BARCELONA

Voilà pourquoi, quand en 1981 votre tour est arrivé, tous les postes de télévision de la
gauche méditerranéenne se sont branchés sur Paris. J'ai acheté une antenne orientée vers la
France dans ma maison de campagne à l'Empordà, tout près des Albères et du Perthus. Et le
jour venu, à huit heures précises, nous vous avons vu accéder à la plus haute responsabilité
de la République.
Un an après, Felipe Gonzalez est "arrivé au pouvoir", comme on dit encore en Espagne. La
même année, le 2 décembre, je suis devenu maire de Barcelone. Nous sommes en 1995,
votre présidence s'achève avec des épreuves de lucidité et courage qui vont au delà de ce
que l'on ait jamais vu et qui nous redonnent un sens de l'histoire parmi une guerre civile,
politique, qui éclate partout contre la politique elle-même, contre le système.
Je suis sûr que la proximité peut nous aider à nous retrouver le chemin du futur, pourvu
qu'il y ait des lumières dans l'horizon, comme celles de votre sagesse, qui nous disent d'où
venons-nous.
Mais je me demande si la France entamera vraiment le discours de la proximité, de la
subsidiante. Elle qui nous a montré la valeur de la distance, de l'uniformité, des droits de
l'homme égal et non pas ceux de la diversité; la valeur des principes par rapport à celle des
sentiments - qui finalement ont dominé à plaisir le siècle torturé qui s'achève.
Voici pourquoi je vous demande encore: est-il possible d'imaginer un futur où, partant du
concret, du réel, du proche, des sentiments - et non de la raison - on puisse finalement
arriver à l'universel et au raisonnable?
Est-ce que tout ce que la globalisation de nos vies nous annonce comme possible - la
fraternité, la connaissance des autres, l'amitié, la coexistence internationale - est vraiment
probable? Pour quand? Quel sera le rôle de l'Europe dans ce cadre?
La gauche se doit de poser de telles interrogations. Elle a toujours été, surtout, le parti des
interrogations et non celui des assurances.
Votre longue expérience politique a donné des réponses à beaucoup de ces interrogations,
mais j'aimerais, vivement, avoir l'occasion de connaître votre avis sur les questions que j'ai
osé vous poser.
Très sincèrement à vous,

Pasqual Maragall
Maire de Barcelone
Plaça Sani Jaume, 1
08002 Barcelona (Espanya)
Tel. 34-3-301 07 07
Fax 34-3-317 01 39

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                    <text>12 de maig de 1995
Sr. Vaclav HAVEL
President
PRAGA

Benvolgut President,
Em va agradar la manera com vau contar la història del vostre país i de la vostra
consciència ahir al Palau de la Generalitat. I especialment l'escenificació que vau fer
d'una simple pregunta i una simple resposta, durant quaranta minuts: "Ha de seguir
un polític el seu primer instint, s'entén la primera reacció de la seva consciència?".
"Sí". Perquè la història està caracteritzada pel que els científics anomenen
singularitat i per tant no és assajable ni repetible, no té temps condicional, no se sap
mai què hagués succeït si no s'hagués pres tal o tal altre decisió -el que nosaltres ara
sabem que va succeir després de la decisió que pretenem jutjar quan ens preguntem:
"hagués fet jo el mateix que va fer X quan va decidir Y per estalviar al seu país un
bany de sang, a canvi d'una cessió parcial de la seva llibertat?".
Per tant, val més seguir els dictats de la pròpia consciència. "Probablement -vau dirjo no hagués cedit, però no n'estic ben cert, perquè si ho dic ara és perquè sé el que
va succeir després, i X no ho sabia".
Dues observacions us voldria fer. (1) El que dóna valor a la vostra posició és que la
decisió que "probablement" hauríeu pres en el lloc d'X és una decisió valenta i
arriscada per part d'una persona sensible, és a dir, per part d'una persona que ens
demostra amb el seu raonament que pateix pels efectes de la seva decisió. (2) No és
segur que tots els que probablement haurien pres la mateixa decisió mereixin una
admiració semblant, perquè en el seu cas la mateixa decisió podria venir dictada per
sentiments menys nobles i considerats. El coratge insensible pot produir les
mateixes decisions que el coratge ètic -i no mereix la mateixa admiració, en tot cas
un modest reconeixement dels seus efectes positius, suposant que aquests es
poguessin comparar amb els que s'haguessin derivat d'una decisió diferent.

�Vaig sentir una fiblada al cor quan vau dir que X era Benes al 1938 i al 1948, però
no solament Benes sinó també, em va semblar entendre, Dubcek al 1968.
A Dubcek el vaig conèixer a Barcelona el 1991, quan li van donar el premi Comín:
vam dinar al Club Marítim amb ell, la Ma. Lluïsa Oliveres -vídua d'Alfons Comín,
un cristià socialista primer i comunista després- i Gregorio López Raimundo, l'antic
segcretari general del seu partit. Crec que al dia següent ens vam banyar plegats a la
Mar Bella. El vaig veure també dos cops a Praga, la darrera al 1992, essent el
President amargat i irònic de l'Assemblea constituent Txecoslovaca, just uns dies
abans del trencament de la República en dos. "És curiós -ens va dir a la Diana i a mi
dinant a Praga- perquè jo vull salvar la República i ells -els diputats- no; però
sempre n'hi ha un que riu al final de la sessió: o ells o jo, mai tots dos". Em va
recordar el vostre soldat Svejk i els seus adagis desproveïts sempre d'esperança,
profundament desencantats i autocrítics. Era un home passat de moda, tant en el seu
vestit de bany com en el format del seu raonament feixuc i, malgrat tot, comunista.
Però no estic segur que la qualitat del seu coratge fos diferent del que vós
considereu ètic i jo admirable: la sensibilitat hi era, tot i que expressada d'una
manera poc poètica.
Honestament us dic que als meus amics que es van fer comunistes, a Barcelona, els
anys 60, no els retrec res, a part de la raó que pretenien tenir sempre, i no tenien. El
comunisme d'aquí era molt més semblant a la dissidència txeca que al govern txec
d'aleshores. És la situació que fa les actituds, i no les ideologies.
Em va saber greu quan els vostres col·laboradors em van dir aquell dia que no us
enteníeu. Si no recordo malament, perquè Dubcek jugava, en certa forma, la carta
d'un cert nacionalisme eslovac, tot i manifestar-se unitarista. Al cap i a la fi era de
Bratislava!
Parlant de vestits de bany, aquí es va fer famós el de Hrabal. Quan va venir a
Barcelona, convidat per l'Andreu Teixidor, d'Edicions Destino, va deixar el gat a
l'escala del jardinet de casa seva. Quan va tornar a Praga, després de passar un fred
d'hivern de tramuntana a Cadaqués i aquí mateix a Barcelona, el gat havia guillat.
En el fons havia vingut perquè alguns amics l'havien convençut que a Barcelona feia
un temps fantàstic, primaveral. "Sort que m'havia endut el vestit de bany!" concloïa
amb ironia en tornar a casa.
En canvi Kundera, quin home il·lusionat! No sé quin dels dos, Hrabal o ell, transmet
millor la seducció de la Praga, la ciutat d'Europa que més m'agrada. M'agrada tant

�que li tinc por: vam respirar quan vam saber que Praga aspirava a la capitalitat
cultural europea del 2000. Nosaltres vam triar el 2001. Espero que guanyarem tots
dos, Praga el 2000 i Barcelona el 2001.
El que és clar és que Kundera no està mancat d'esperances, malgrat els títols de les
seves novel·les, perquè en una entrevista de fa un any o un any i mig, a "El País",
deia (1) que el nacionalisme era condemnable i perillós i (2) que ell li devia tot a
França. Per mantenir dues conviccions tan asimètriques cal probablement ser un
gran optimista.
Deixeu-me dir-vos perquè em sembla que m'agrada Praga. Hi he pensat molt. Ja sé
que explicar perquè un s'estima la dona que s'estima és com impúdic, i amb les
ciutats passa una mica igual. Però.... Praga té dues visions. Dintre la Praga gòtica,
barroca i modernista n'hi ha una. Dalt al castell n'hi ha una altra, que domina la
primera. I a les ciutats els agrada veure's, com en un mirall. A Edimburg passa un
xic el mateix: la visió de la ciutat del XIX (Queen's Street, Prince's Street) des del
castell i la Scottish Mile és el que un necessita per reblar el clau de la fascinació que
produeixen tant el centre "modern" com el turó medieval.
Potser la transició d'un segle a un altre és més fastuosa que mai al Pont Carles de
Praga.
*

*

*

No tenim sort amb les vostres visites a Barcelona. El primer cop -m'havíeu fet dir
que volíeu prendre una canya de cervesa a la plaça Reial, sense protocol- us van dur
fortament escortat des de la Sagrada Família a la Pedrera, i allà us van fer pujar al
terrat -a vós que teniu vertigen. Sortint, em vaig ficar en el vostre cotxe i el vaig
obligar a parar a la Via Laietana, arran de la plaça de la Catedral. Era el dia de Santa
Llúcia. No hi havia pensat. Passant per davant de la Santa el cacau era formidable.
En arribar al Saló de Cent, vau dir una frase memorable: Europa és un seguit de
ciutats i catedrals.
Aquest cop l'escapada no va ser molt més reeixida. Vam prendre una cervesa, sí, a
la Plaça de Sant Josep Oriol i vam veure la placeta del Pi, però sempre rodejats de
10/15 fotògrafs: ells ens veien però nosaltres no veiem res. Vam parlar de Catalunya
Segle XXI, inspirada en bona part en els vostres escrits "Words on words" i "At

�Home" ("Catalunya com a àgora i no com a temple", que va dir l'Antoni Puigverd) i
em vau dir la vostra simpatia per la idea. Espero que ens vindreu a parlar a fi d'any.
La idea de reguanyar els conceptes universals a partir de la vida i del lloc on som i
on pertanyem, com una pertinença més, però més ampla, és molt la vostra.
Vam parlar del Castell de Praga: un dia a Praga me n'havíeu fet patró. Us vaig
enviar l'Oriol Bohigas i l'hoteler Escarré per a la rehabilitació però no se'n van
sortir. I "Iniciatives Praga" l'empresa que vam crear amb Francesc Raventós i l'exAlcalde Kondr, tampoc no ha tirat endavant, encara. Tot arribarà.
Torno al vostre pensament del principi. Jo el diria d'una altra manera: com que no
sabem el que passarà quan decidim, decidim tancant els ulls i orientats per la nostra
intuïció moral. Després el temps ens condemnarà o dirà que teníem raó.
Les vostres paraules i les de von Weizsacker, explicant el desastre del Tractat de
Versalles, van reconstruir els debats morals més profunds de l'Europa d'aquest segle.
Convenia que els nostres nacionalistes us sentissin. La relació entre moral i política
s'enterboleix quan les ideologies són massa fortes.
Cordialment,

Pasqual Maragall

�</text>
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                    <text>QUADERN CENTRAL

Carta de Pasqual Ma raga 11
a Pujol i a González

Ara que me'n vaig, després de prop de quinze anys a l'Alcaldia de
Barcelona, he recordat aquell octubre de 1985 a Leningrad. Hi vaig
anar per segona vegada, per signar l'agermanament entre aquella
ciutat i Barcelona. Un dels tres o quatre dies vaig passar-lo al llit,
malalt, veient passar a gran velocitat els núvols que el vent sobre el
Neva transportava cap a ponent.
No vaig perdre el temps del tot, aquell inesperat dia d'inactivitat:
vaig iniciar una llarga carta al president del govern espanyol i al president de la Generalitat... que va quedar inacabada.
Dos anys després, vaig treure aquells papers d'un calaix. Tampoc no
me'n vaig sortir. Però l'esforç no va ser inútil. El temps, les vicissituds i moltes pluges han caigut des d'aleshores. Barcelona va aconseguir el seu somni mai confessat: ser capital del món durant uns
dies. Una fita històrica que va ser possible gràcies al fet que vam treballar com mai fins aleshores havíem fet.
Han hagut de passar diverses eleccions i el seu consegüent rastre
d'emoció, paraules creuades i canvis d'equips de govern. Els col·laboradors van passar, alguns per sempre més, i 1991 va obrir el pas
a un any que era decisiu per a la ciutat. I aquell no era un mal moment per tornar-ho a provar, de tornar a adreçar-me al president
del govern català i al president del govern espanyol.
1991 era un bon moment perquè encetàvem un any decisiu i un quadrienni sencer de govern municipal ( 1991-1995). I allà volia exposar
els nostres projectes, la nostra situació de partida, allò que ens manca
i el que crec que nosaltres podem oferir a Catalunya i Espanya.
L'any 1992 vam passar un parell de dies amb la família González al
Coto de Doñana. En aquella ocasió, vaig deixar al president espan-

yol una primera versió de la carta. Però ha estat ara, quan sóc a. punt
de deixar aquest càrrec que tantes satisfaccions m'ha donat, que he
trobat el moment d'enllestir-la. Al tercer cop no ha fallat.
Vull parlar-los de moltes coses, de l'esdeveniment olímpic del 1992
i del que aquest va significar per a la ciutat. Però també vull comentar-los la significació de Barcelona, del que tots plegats volem
ser. I no vull oblidar-me de la Carta Municipal o Llei Especial de la
Ciutat i del Pla Estratègic Barcelona 2000. I els diners, és clar, un
dels temes que en les nostres trobades, inevitablement, sempre acabem tocant. I la qualitat de vida a la gran ciutat, l'assignatura eternament pendent de la classe política -quasi diria de l'estoblishmentdavant dels ciutadans.
Al final els en faré un recordatori, per tal que la lectura -necessàriament extensa- d'aquestes lletres, tant si la fan en l'assossec de la llar
com en la tensió de la feina, la facin sabent que no els cal retenir-ne
els detalls.
I que vagi per endavant una petita confessió: l'admiració sincera
que professo al president de la Generalitat de Catalunya, i el respecte i la solidaritat barrejats que guien les meves actituds amb ell, més
enllà de les coincidències i discrepàncies que de tant en tant sorgeixen entre ell i jo.
Pel que fa a l'anterior president del govern espanyol, a qui adreçava
aquesta carta, vaig aprendre a trobar una persona que interpretava
millor que ningú tota l'ambició i cautela de la meva generació. M'hi
he sentit cordialment i intel·lectualment interpretat, i amb mi, crec,
milers i milers de ciutadans de Barcelona de la meva generació i de
les altres.

�QUADERN CENTRAL
No ha estat ni és fàcil, per a la Barcelona orgullosa i exigent d'avui,
per a la vella Barcelona mil vegades ferida i ofesa i tantes altres victoriosa, obtenir un respecte, un reconeixement, des del Sud de
l'Ebre.
Al marge de diferències polítiques, al president de la Generalitat, a
qui també adreço aquesta carta, el veiem tots els catalans com la veu
del país. El seu gest és la representació personalitzada de Catalunya,
de la nostra intransigència i flexibilitat. Ell és l'intèrpret apassionat
del nostre moment històric i el president de l'eclosió de la
Generalitat com a institució amb tots els seus ets i uts, respectada
per tothom i envejada per molts. Sense oblidar que tot això ho va
fer possible, durant anys de dignitat i mercès a un honorable retorn,
el primer president, el president Tarradellas.
Àdhuc els qui, com jo, hem hagut de sofrir l'efecte amarg d'actituds
que li ha dictat ben certament al president Pujol el seu innat sentit
de la gravetat de la pròpia comesa històrica, hem après a admetre
que la seva actitud té sempre una causa.
Les paraules que segueixen estan dictades, doncs, juntament amb la
il·lusió del qui ha estat alcalde durant prop de quinze anys, pel respecte profund que li mereixen els destinataris d'aquesta carta, solament superat pel que li inspira la missió que tots plegats, del càrrec
més alt fins al més humil, servim amb bona fe: la de representar honestament la humanitat i la natura que ens envolten.

"No ha estat ni és fàcil, per a la Barcelona
orgullosa i exigent d'avui, per a la vella
Barcelona mil vegades ferida i ofesa i tantes
altres victoriosa, obtenir un respect
un reconeixement, des del Sud de l'Ebn

,g^î%

"Barcelona va aconseguir el
seu somni mai confessat:
ser capital del món durant
uns dies".

Número 37 Setomhre-dctuhre 1W B.MM

�QUADERN CENTRAL

ELS JOCS OLÍMPICS
Com vostès saben molt bé, l'organització dels Jocs Olímpics es
componia de dos elements igualment importants: la infraestructura urbana i l'operació dels Jocs. Puc assegurar-los que els dos camps
estaven ben treballats, i la prova és l'èxit magnífic que vam assolir.
El període més difícil va ser el 1987-1989, des de la nominació a
Lausana, a la fi de 1986, a la qual vostès van contribuir personalment amb la seva presència, i la difícil transformació del comitè de
candidatura en comitè d'organització, fins a l'aparició al carrer, en
els espais públics, dels primers resultats de la nostra tasca constructiva. Inici ben dramàtic, per cert, com vostès recordaran.
A la inauguració de l'Estadi Olímpic van coincidir tots els elements
desfavorables que s'havien infiltrat en aquesta difícil fase del nostre
projecte: les presses, la descoordinació, la malícia política, la falta de
confiança, la data fixa que obligava necessàriament, la climatologia,
la faltà de maduresa, l'aposta pel vell Estadi en lloc de per una nova
instal·lació.
No s'inventa ni es decreta una ciutat olímpica: es construeix lentament sobre la base d'una vocació imprescindible. I, amb el temps,
la ciutat aprèn a ser olímpica.
Des de la distància d'avui, tots aquells sofriments semblen ben emprats. I sobretot es demostra encertada la fermesa de mantenir el
rumb sense grans derives i de guardar la confiança en l'equip inicial
-encara que, com inevitablement passa, alguns van haver de pagar
tots, aquest preu tan injust de la política-, sense posar atenció
efUes opinions dictades per l'ansietat més que pel fred raonament.
1 terreny de les infraestructures va ser molt positiu el grup de
treÄll creat per fer un seguiment de les obres. Els seus informes
'quAzenals, des d'una segona auditoria o auditoria d'alta direcció,
nafraven les peripècies que experimentava cadascun dels 300 proJrctes: l'aeroport, els trams de les rondes, les instal·lacions esportives, els canals de rem, els hotels, el Palau Nacional...
Com és ben sabut i acceptat per l'opinió pública, el resultat global
és molt positiu. Els camins crítics, en el llenguatge de l'enginyeria
constructiva, van ser successivament el trasllat de la línia fèrria del
Poblenou, l'aeroport, la plaça de les Glòries, les instal·lacions esportives per a les proves tesi de l'estiu de 1991, els hotels Joan Carles I i
Arts, que requerien un prudent període de rodatge abans d'allotjar
caps d'Estat i membres de la família olímpica; el Palau Nacional de
Montjuïc, seu de l'acte social d'inauguració, on vam rebre els convidats de tot el món i on Catalunva torna a mostrar el seu art romà-

B.MM Número 37 SeKnihrr-Oihibre !'W7

"No s'inventa ni es decreta una ciutat
olímpica: es construeix lentament sobre la
base d'una vocació imprescindible.
I, amb ei temps, la ciutat aprèn a ser
olímpica".

nie i el seu art gòtic; i el Nus de la Trinitat, nus gordià on s'uneixen
les dues rondes i l'autopista de França. I si volen també podem parlar de la pota sud de la Ronda Litoral, que ben aviat haurà d'enllaçar
aquesta via amb la Diagonal i baixar fins al riu Llobregat i travessarlo, davant de l'aeroport.
Al llarg d'aquell llunyà 1991 vam tenir ocasió de repassar l'estat
d'una de les obres que a mi em resultaven més emocionants: el
Palau Nacional. Es tractava de reconvertir aquell vell buc del 1929
en el segon gran museu d'Espanya, superat només pel Museu del
Prado. I és emocionant perquè es tracta de l'edifici més gran de
Barcelona i un dels museus més grans del món. El Museu Nacional
és sens dubte el més complet que existeix en art medieval, i en especial en art romànic. La tradició republicana i la llei autonòmica
van voler que fos el gran museu d'art de Catalunya, des de l'edat
mitjana fins al modernisme i les avantguardes, deixant fora l'arqueologia i Fart contemporani.
Finalment, el miracle va ser possible. Amb l'esforç de tots. L'estiu del
1992, el simbòlic edifici de Montjuïc va lluir, juntament amb l'Estadi, com la gran peça civil de l'esdeveniment olímpic, la carta d'identitat de Catalunya i la més ben programada del nostre futur turístic
de bon nivell. Aquest estiu hem inaugurat les sales d'art gòtic. Sols
resta desitjar que, transcorreguts deu anys des que es van iniciar les
obres, el projecte avanci sense deturar-se fins a ser culminat.
La realització de tota aquesta feina va ser possible perquè l'operació
era en bones mans. Pere Duran i Gae Aulenti, amb Enric Steegman,
la constructora italiana Edil Fornaciai i l'infatigable Josep Anton
Acebillo han de ser citats aquí. Així va ser possible garantir el no

�QUADERN CENTRAL
menys important equilibri econòmic d'aquesta magna operació.
Un apartat gens menyspreable de l'èxit assolit va ser degut al reforçament de les relacions internacionals i de la seguretat, així com
la relació amb els mitjans de comunicació, que, d'entrada, jo vaticinava que no ens donarien un tracte especialment caritatiu. Però no.
Les informacions sobre Barcelona a la premsa d'arreu del món es
van multiplicar, i no ens van deixar malament. Una de les claus que
van contribuir al nostre èxit i a la imatge positiva que la ciutat va
donar al món.
A tots aquests aspectes vaig dedicar-me personalment durant els
mesos previs al 25 de juliol de 1992. Tot i el convenciment que les
obres avançaven segons el que s'havia establert, i malgrat el meu
convenciment que l'operació funcionaria perfectament quant als

ca dels moviments i gestions que calia realitzar, per posar-me immediatament en línia amb els plantejaments que calia desenvolupar.
Catalunya no podia desaprofitar l'ocasió històrica que se li brindava, també a ella, de fer el que el passat no va permetre: explicar-se
amb fets.
Si Espanya pretenia legítimament demostrar que havia canviat tant
com el món sospitava, Catalunya volia mostrar-se al món com a nacionalitat amb tot allò que cal per ser-ho. I Espanya no podia ignorar-ho: al contrari, havia d'ajudar. En aquest sentit, doncs, el president de la Generalitat feia un paper crucial.
Ell, més que ningú, havia de garantir i ser responsable que dominés
la sintonia en l'emissió dels missatges plurals que, com calia preveure, va produir-se. Una emissió que va ser irreprotxable tret d'e-

"...una de tes obres que
a rri em resultaven més
emocionants:
el Palau Nacional".

vessants informàtic, de les telecomunicacions, les competicions esportives i la logística. L'equip, repeteixo, era de primera línia i estava molt ben cohesionat, amb un executiu excellent i efectiu com és
Josep Miquel Abad, al qual no em vaig penedir d'haver defensat en
els moments de crisi. Ho va tornar amb escreix.
Vaig voler assegurar al president del govern espanyol l'assumpció
per part de FAlcaldia-Presidència del COOB'92 de l'esperit que es
desprenia de les seves paraules: seguretat com a prioritat i treballar
políticament i en els detalls per obtenir una imatge del país que es
correspongués amb l'esforç realitzat i l'enorme oportunitat històrica que teníem al davant.
La Presidència de la Generalitat tenia un paper important els mesos
previs als Jocs Olímpics, i jo li vaig sol·licitar una definició específi-

Núniero 37 Setembre-Octubre 1997 B.MM

�QUADERN CENTRAL
pisodis puntuals que no van deslluir la trajectòria general. El president sap que els mesos previs a aquella data em vaig posar a les
seves mans per atendre els requeriments que considerés convenients, i amb la freqüència que cregués oportuna. Ningú més que
nosaltres érem responsables del desenvolupament adequat de tot
plegat. Per la meva part, tenia plena consciència que havíem d'estar
disposats als sacrificis que caiguessin i a esforços importants en
aquesta línia.
No hagués estat bo, per exemple, que s'escampés la impressió que
alteràvem procediments per fets succeïts a l'ex Unió Soviètica.
Algunes de les propostes que vaig formular en cercles reduïts i discrets sobre elements de pluralitat a les cerimònies d'inauguració
podien haver estat interpretades com una excessiva sensibilitat a
fets exteriors. Una circumstància que en el seu moment vaig tenir
ocasió de comentar amb el mateix president Pujol i amb el president del Comitè Olímpic Internacional, Joan Antoni Samaranch.
Per altra banda, la situació internacional els anys previs va evolucionar de tal manera que els Jocs de Barcelona, ja de bon principi
pretendents a una aurèola de festivitat i de retrobament internacional a múltiple escala, es podien convertir, en efecte, en l'oportunitat
que l'opinió pública internacional esperava amb ansietat: comprovar si en el món pesaven més les formidables transformacions positives recents o les també impressionants dificultats, diferències i
obstacles econòmics, polítics i ideològics que s'hi oposaven.
Excuseu-me la petulància.
Pé^ò el cert és que tot plegat no ens feia les coses més fàcils, sinó més
• dif%ils. Tant en l'aspecte de la seguretat, com en el del protocol i en
el cjt la modulació dels missatges a emetre, com en el cas dels sím' bojjj, dels llenguatges i dels gestos.
Vjjfn treballar amb passió perquè tot sortís bé. I va sortir bé.
JPerò Barcelona no es conforma amb haver de donar un prodigiós
'.W
*' salt endavant, com en el 88 del segle passat o en el 1929. Vol estabilitat en la classificació general de ciutats. Mantenir-se amunt. No
decaure.
El projecte olímpic va ser un magnífic esperó per a les energies de
la ciutat. Va canalitzar recursos extralocals en una magnitud sempre
desitjada però mai obtinguda en els darrers seixanta anys. Un flux
que voldríem que fos constant i no esporàdic.
El Holding Olímpic i les altres inversions empreses directament per
l'Estat i/o la Generalitat van permetre mobilitzar, juntament amb la
inversió local i privada, recursos de l'ordre dels 750.000 milions de
pessetes -alguns diuen 900.000 milions- en un període relativament
breu de quatre o cinc anys. I van permetre dotar la ciutat i l'àrea
metropolitana de bones vies de comunicació, telecomunicacions,
hostaleria, centres terciaris alternatius, collectors, estadis i altres
instal·lacions esportives, port de lleure, aeroport, serveis viaris primaris i també la reforma o la realització o l'inici de grans estructures culturals com el Palau Nacional, el Museu d'Art Modern, el convent dels Àngels, la Casa de la Caritat, el monestir de Pedralbes, el
Teatre Nacional, l'Auditori, l'Arxiu de la Corona d'Aragó, el Museu
d'Art Contemporani de Barcelona (Macba), el nou Teatre Lliure, el
Liceu, la reforma del Palau de la Música, el Museu d'Història de la
Ciutat, el Jardí Botànic...

) Ì7 Setembrf-Ottubre l W

UN SISTEMA METROPOLITÀ EUROPEU
Falten encara moltes coses: particularment acabar l'embranzida en
matèria d'estructures culturals, assegurar l'oferta d'aigua neta i millorar l'àrea del Besòs i vertebrar la zona d'activitats logístiques del
Llobregat, a la qual em referiré més endavant.
Estructurada ja en la realitat física i social com una àrea metropolitana de tres-quatre milions d'habitants, Barcelona ha de mantenir
vives les fonts del seu creixement qualitatiu i de la seva competitivitat com a ciutat.
El centre municipal de l'àrea, el municipi de Barcelona, perd població -s'entén, població a l'hora de dormir. I l'àrea en el seu conjunt
no creix, com tampoc no ho fa Catalunya. Hi ha, per tant, un lògic
desplaçament de la població resident cap a la perifèria de l'àrea urbana i un nou equilibri demogràfic àrea metropolitana-Catalunya,
després de 25 anys de concentració (1950-1975). La nova situació
planteja problemes de qualitat de vida i d'equitat en sectors de la
població, però no grans inquietuds d'estratègia territorial. Al contrari. No es tracta de fer créixer més ni el municipi ni l'àrea. Es tracta de potenciar els seus factors d'atracció d'interessos, d'inversions,
de tecnologia, d'activitats acadèmiques i científiques, de gent qualificada, d'activitats culturals d'alt nivell. I de fer-ho equilibrant l'oferta de factors d'atracció per tal de no minvar la del conjunt de
centres urbans de Catalunya, sinó més aviat potenciant-los, així
com potenciant la connexió del sistema urbà-metropolità espanyol
dins del sistema de ciutats més gran que és Europa.
Les grans decisions preses en els darrers anys sobre Barcelona beneficien tot Catalunya i doten Espanya d'un incipient sistema metro-

�QUADERN CENTRAL

"És errat pensar que ara, recuperat el camí
de la Catalunya rica i plena, autònoma i
confiada, Barcelona hagi de renunciar a la
seva potència, que segueix essent la millor
garantia de la llibertat de Catalunya".

polita competitiu amb les xarxes urbanes europees, el qual afavoreix tota la península en una mesura considerable. Però ens falten
encara coses, com he dit.
Ens falta aigua i espai. Fins al 2000, en menys de deu anys haurem
invertit 100.000 milions de pessetes en depuració i noves captacions
complementàries, i haurem de prendre decisions en matèria d'aportacions de cabals externs, tot i que la tan criticada absorció dels
costos ecològics en el rebut de l'aigua ha permès un adequat finançament i una contenció evident del consum.
Barcelona s'ha plantejat la possibilitat de disposar d'una doble
xarxa de distribució d'aigua -per beure i reciclada- i desitja contribuir a la conversió dels rius Besòs i Llobregat en escenaris naturals/convencionals de gran valor i netedat. Tots dos objectius es
complementaran. Sense depuració no hi ha dignitat paisatgística ni
aigua suficient.
És coneguda la meva posició sobre l'àrea metropolitana. La seva
dispersió en diverses entitats sectorials i territorials va ser un error
polític i estratègic, segurament sense grans repercussions electorals
a curt termini, i dictat per un càlcul de reequilibri territorial a
Catalunya que ja no té raó de ser, ateses les tendències espontànies.
Les millors èpoques de la història de Catalunya han anat unides a
les d'una Barcelona forta políticament i econòmicament. No és cert
que l'economia de Catalunya demani, exigeixi o simplement es
pugui permetre una Barcelona feble. No és cert que Barcelona tregui la seva fortalesa d'haver substituït un poder català inconstant,
insuficient i mal vist per la resta de la península. Barcelona ha fet
aquesta funció de substitució. I, per dir-ho d'alguna manera, tot

"El projecte olímpic va ser
un magnífic esperó per a
les energies de la ciutat. Un
flux que voldríem que tos
constant i no esporàdic".

Numero 37 Setembre-Ot-tuim1 H47 E

�QUADERN CENTRAL

Catalunya sobreviu en alguna mesura gràcies a aquest fet.
Tanmateix, Barcelona no hauria pogut fer-ho si no hagués existit un
sentiment de nacionalitat subjacent que s'expressava a través dels
noms, banderes i símbols de la ciutat.
Però és errat pensar que ara, recuperat el camí de la Catalunya rica
i plena, autònoma i confiada, Barcelona hagi de renunciar a la seva
potència, que segueix essent la millor garantia de la llibertat de
Catalunya. Així ha estat, repeteixo, en els millors moments de la
nostra història com a poble, no solament en els difícils.
El que sí és cert és que hi ha un joc subtil de significacions (Espanya,
Catalunya, Barcelona). I encara ho és també que la potència de
Barcelona -el que un dia vostè mateix, senyor president de la
Generalitat, va anomenar la force de frappe de Catalunya- no tindria
la consistència i la profunditat que té si no fos per l'existència d'una
xarxa urbana molt rica i atapeïda, de la qual Barcelona és tan sols
l'encapçalament, i que Barcelona ha de col·laborar a fer que es respecti i s'enforteixi com a tal malla de país, perquè d'ella obté la demanda, les arrels, l'estabilitat i la raó històrica de la seva pròpia
existència com a capital.
Tanmateix, Barcelona no fóra el que és -i Catalunya tampoc-, malgrat tots els entrebancs, ignoràncies i agressions vinguts de fora, si
no hagués estat pel paper que han fet en el si d'un mercat, d'un país
i d'un Estat més grans, no sempre fàcils ni benèvols, però sempre
virtualment presents com a àmbit econòmic, com a repte cultural i
lític, com a font de braços i talents per a la nostra pròpia conscio nacional i urbana.
I Efcanya no fóra Espanya sense Barcelona, com no ho fóra sense
Cawlunya. Això vol dir que en la regularització de les nostres reia's interterritorials dins de la península hem de deixar lloc a una
esjftatègia per a Barcelona -i per a Catalunya- pensada des
íspanya, des del conjunt dels pobles d'Espanya, des d'un Estat en
el qual nosaltres som part important, a voltes decisiva, porta
d'Europa i locomotora econòmica, cultural i tècnica.
Tot altre plantejament, sempre respectable, equivaldria a conformar-nos amb menys del que podem arribar a ser, amb menys del
que ja som.
A la fi de 1909, Joan Maragall, en un article dedicat a l'Empordà, encetava un plantejament en què els significats Barcelona, Catalunya,
Espanya i Europa anaven prenent la forma que aproximadament
avui els donaríem.
Som europeus perquè som catalans, com els altres nacionals del
continent. Catalunya és la sal de la nostra condició d'europeus. La
millor manera de ser espanyols és ser bons catalans. I arribarà un
dia que no caldrà ni dir-se catalans. N'hi haurà prou amb dir-se empordanesos o barcelonins. Aquest és el missatge maragallià. La veritat és en la part i no en el tot, en la llavor més que en el fruit.
La nostra ciutat va rebre el món en aquest marc de certeses, conscient de ser capital d'una cultura nacional única, irrepetible, i sabent que aquesta cultura no tindrà tot el valor que pot tenir si no és
en el si de la construcció federal i respectuosa de l'Espanya moderna i plural. Conscient de ser també capital temporal de les esperances de fraternitat i competició esportiva i pacífica de milers de milions d'homes i dones d'arreu del món.
Allò que és bo per a Barcelona és bo per a Catalunya, i allò que és
bo per a Catalunya ho és per a Espanya. Veritats que solament de-

B.MM Numero í:

manen una condició per ser-ho del tot, en profunditat: que puguin
ser expressades en un marc de confiança creixent en què els sacrificis que mútuament comporten siguin admesos sense recança, com
el preu habitual i no excessiu del comerç de sentiments i donacions
recíproques en què consisteix la coexistència dins d'un projecte
comú, de tots els pobles d'Espanya, orientat cap a la unitat europea,
la pacificació de la Mediterrània, i la fraternitat iberoamericana.
Barcelona va oferir a Catalunya i a Espanya la possibilitat de jugar
-intensament durant uns dies, més constantment i modestament
després- el paper de dinamitzadora de projectes positivadors de la
convivència.
Centre mundial de la competició pacífica, avantguarda de l'autonomisme ibèric, referència del Nord del Sud europeu, motor del dinamisme de les ciutats europees, ciutat més gran de la ribera mediterrània d'Europa, capital cultural europea: això és el que volem ser,
això és el que d'alguna manera ja som, amb el vostre ajut.

xr

�QUADERN CENTRAL

LA CARTA MUNICIPAL O LLEI ESPECIAL DE LA CIUTAT
L'any 1904, Cambó demanava a Alfons XIII una llei per a la ciutat.
Jaume I la hi havia donada l'any 1284 amb el Recognoverum
Proceres, el contingut del qual fou desenvolupat més tard en les
Ordinations d'En Sanctacília. Felip V les va revocar en el Decret de
Nova Planta, que va enxiquir el territori del Consell de Cent -del
Monte Catus o Montgat al Castro Fèlix o Castelldefels- i va retornar
Barcelona a les estrictes muralles, més un erm definit per l'arc de
l'abast dels canons situats en elles, l'actual Eixample.
La ciutat va revifar i va aconseguir el territori abans que la llei: no
havien passat dos segles que ja tots els ajuntaments creats per la
Nova Planta a la plana estricta del Barcelonès, amb els noms de les
parròquies sufragànies d'altres esglésies intramurs, eren annexionats de nou pel municipi central. Sant Martí de Provençals, Sant
Joan d'Horta, Sants, Sant Vicenç de Sarrià i Sant Gervasi, la Mare de
Déu de Gràcia, Sant Andreu de Palomar, les Corts de Sarrià passaven a formar part de Barcelona. Restaven fora les parròquies-ajuntaments de més enllà dels rius. A partir del 1860, físicament, la nova
ciutat gran era un fet en enderrocar-se les muralles i urbanitzar-se
FEixample.
La demanda de Cambó era, doncs, un coronament, la petició d'admissió d'un fet ja incontrovertible. Feia alguns anys ja que els poetes havien cantat la ciutat salta-carenes, de riu a riu estesa, i defensada pels torreons del Garraf, Sant Pere Màrtir i Montgat, i per dues
"troneres avançades, los pits de Catalunya: Montseny i Montserrat".
Igualment ara Barcelona demana amb tot respecte, després de més
de deu anys de treballs preparatoris, quan entretant s'han anat om-

plint els pocs buits de sòl urbanitzable dins el municipi central,
quan ja és un fet la nova xarxa de mobilitat possible -amb els cinturons i els túnels-, el reconeixement de les seves especialitats jurídiques en tres camps.
En primer lloc, el camp de l'especial relació del municipi central i
els que l'envolten, tots units ja en una sola aglomeració regional de
més de quatre milions d'habitants, que necessita administració comuna de les grans infraestructures i planejament territorial singular, així com l'específica col·laboració dels municipis que formen el
continuum urbà central de l'aglomeració i que haurien d'administrar en comú el seu urbanisme menor, i qui sap si una pila de
veis de diversos ordres, avui coartats per l'existència de tantes fri
teres locals.

Z^K

"Les grans decisions preses en els darrers
anys sobre Barcelona beneficien tot
Catalunya i doten Espanya d'un incipient
sistema metropolità competitiu amb les
xarxes urbanes europees.
Però ens falten encara coses..."

"Convertir el Besòs i el
Llobregat en escenaris
naturals de gran valor".

, .C Sttraihic-l Mut™ I1"»" B.MH

�QUADERN CENTRAL
En segon lloc, el camp de col·laboració entre institucions diverses
en la gestió d'infraestructures i serveis de gran significació, situats
avui en un o un altre domini competencial, bàsicament en el de
l'Estat: port, aeroport, mercats centrals, Fira, Palau de Congressos,
Zona Franca, Zona d'Activitats Logístiques, Parc Tecnològic. Per
posar un exemple, perquè l'aeroport marxi bé hi han d'estar representats la Generalitat, l'Ajuntament de Barcelona, el Foment i
l'Ajuntament del Prat de Llobregat; i això requereix la transformació prèvia de l'Ente Nacional de Aeropuertos (avui AENA) en un
holding d'ens singulars o societats anònimes de gestió. Almenys en
el cas dels aeroports de Madrid, Barcelona i Palma.
Podríem afegir-hi, però ja han estat esmentades i tenen caràcter diferent, les estructures culturals, com el Liceu, l'Auditori, el Museu
Nacional d'Art de Catalunya i el Macba, on les administracions públiques presents a la ciutat van lligar, lentament, els sistemes de
col·laboració més adients. En aquest sentit hem de veure amb optimisme les perspectives actuals, que faran de Barcelona el que sempre ha estat en potència, un centre cultural europeu de primera
magnitud.
Són mostra de la formidable explosió cultural el Centre de Cultura
Contemporània de Barcelona, el Teatre Nacional, la Ciutat del
Teatre, el Palau de la Música, la futura Biblioteca Provincial del
Born, la Biblioteca de Catalunya, l'Institut d'Estudis Catalans,
FArxiu de la Corona d'Aragó, el convent dels Àngels, el Jardí
Botànic, els vells i nous museus i centres de cultura -com el BarbierMüeller, el Museu d'Història de Catalunya, el Museu de la Ciència i
Casararnona-, l'Aquàrium i la florida de teatres privats i sales d'art.
Encara en el terreny de l'articulació de les grans entitats barcelonines o metropolitanes, el municipi es considera menystingut -sense
fer grans escarafalls- en la representació de la societat en les universitats o les caixes d'estalvi. Potser la Llei Especial de Barcelona hi
podrà fer alguna cosa. El notari Puig Salellas ha proposat una fórmula intel·ligent per al primer tema. Quant al segon, ni el Defensor
del Poble Ruiz Giménez va gosar interposar un recurs, que reconeixia ben fonamentat, contra la llei catalana de caixes d'estalvi que va
suprimir quasi la representació dels municipis en aquestes, vigent a
la resta d'Espanya.
L'Ajuntament de Barcelona, amb el de Sabadell, va cedir terrenys i
fins i tot va tenir el leadership en la creació de la Universitat
Autònoma, la comissió gestora de la qual era presidida pel primer
tinent d'alcalde; l'Ajuntament i la Diputació van cedir locals, al cos-

&gt; ÏT Sftaiibri: I.KKibre H

tat de la Casa Gran, i diners per a la fundació de la Caixa de
Barcelona, avui reconvertida en la Caixa d'Estalvis i Pensions de
Barcelona, "la Caixa". I tanmateix hi té els mateixos representants
que els respectables Círculo Agrícola Catalán de San Isidro i la
Societat d'Amics del País.
Finalment, en el camp de les especialitats administratives i fiscals,
Barcelona hi ha estat sempre ferment d'innovacions i especialitats,
des de la creació dels delegats de Serveis o l'arbitri de radicació, fins
a temes tan a la frontera del Dret Civil com el testament sacramental, de tal manera que en alguns casos han acabat convertint-se en
llei general. ¿Per què no reconèixer de nou que Barcelona, per tradició, per pràctica, per raons diverses, se situa a l'avantguarda d'una
colla de procediments que necessiten el suport de la llei per consagrar-se, i que poden contribuir, modestament, a la solució dels famosos problemes de la gran ciutat, del malheur de banlieue del que
parlen els francesos, i de l'obsessionant manca de qualitat de vida
en les aglomeracions metropolitanes?
Hi tornaré al final d'aquestes lletres. A Barcelona, el marc legal fonamental el componen la Constitució Espanyola, l'Estatut de
Catalunya i la nostra Llei Especial.
L'Estatut, en reconèixer la necessitat de regular el fet metropolità,
no pensa en altra cosa. La Llei de Bases de Règim Local i la Llei de
Finances Locals, quan reconeixen la vigència parcial de l'antiga Llei
Especial i la necessitat d'una regulació financera especial per a
Barcelona, van en el mateix sentit.
Entenem que les administracions superiors tendeixin a reaccionar
davant aquesta històrica pretensió barcelonina adduint l'inconvenient del greuge comparatiu. Però també entenem que si les lleis fonamentals -no solament ara sinó fins i tot en períodes no democràtics- han admès l'existència del concepte jurídic d'especialitat, és
perquè de Jaume I a Francesc Cambó, des dels anònims compiladors de la baixa edat mitjana fins a Manuel Ballbé, l'insigne redactor de la Carta de Barcelona de 1961, la realitat i els projectes sortits
de la profunditat del cos social s'acaben imposant als arguments de
conveniència.
Barcelona no pot seguir contribuint de forma tan assenyalada com
fins ara a la formació contemporània de l'Espanya democràtica i la
Catalunya autònoma sense disposar de l'instrument legislatiu de
navegació històrica que pretén, mereix i necessita.
Resumint: regular les relacions en el complex territori metropolità
i en el centre històric de l'aglomeració; equilibrar de forma estable

�QUADERN CENTRAL

"L'especial relació del municipi central
i els que l'envolten, tots units ja en una sola
aglomeració regional de més de quatre
milions d'habitants, necessita una
administració comuna de les grans
infraestructures i planejament territorial
singular".

"Perquè l'aeroport marxi bé
hi han d'estar representats
ia Generalitat, l'Ajuntament
de Barcelona, ei Foment i
l'Ajuntament del Prat de
Llobregat".

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les relacions entre la capital i el país; fer participar la ciutat i la
Generalitat de Catalunya, junt amb l'Estat i la societat civil, en la
gestió de les grans institucions i estructures tècniques, econòmiques, culturals i d'altres; crear la indispensable justícia local i la justícia immediata; dotar la ciutat dels instruments necessaris per fer
front als problemes del medi ambient, el transport i l'habitatge, el
finançament dels serveis socials i educatius i la seva materialització.
Heus aquí l'objectiu del que anomenem Carta Municipal de
Barcelona o conjunt de regulacions que la ciutat demana per anar
endavant.

7 Selcml-rc Octubre 1W B.MH

�QUADERN ŒNTRAI.

EL PLA ESTRATÈGIC BARCELONA 2000

Dues-centcs entitats han treballat durant anys per produir un escenari de futur creïble i estimulant. I ho han aconseguit.
Coneixen bé, estimats presidents, les conclusions del treball. En el
primer Pla, catorze grups, comandats per un promotor, van treballar en la definició més acurada dels objectius que no disposen clarament d'una administració o institució de tutela competencialment responsable. En total, 54 objectius van ser formulats i la meitat -i és molt- assolits.
Els tres grans eixos de consens eren la vertebrado d'una macroregió
europea del Nord del Sud com a condició de progrés, la prioritat
dels serveis a les persones i la qualitat de vida com a marca distintiva de la filosofia compartida per tots els barcelonins, i l'èmfasi en els
serveis a les empreses.
Si hom pensa que en els anys vint Barcelona era, als ulls d'Europa,
la cintili de les bombes, que una novel·la podia fer fortuna aleshores
sota el títol de Quan mataven pels carrers; que els odis més reconsagrats i la intolerància més arrauxada presidien les nostres hores en
els anys trenta i quaranta; que l'actual president de la Generalitat
era m a l t r a c t a t a la Via Laietana en iniciar-se els seixanta per haver
gosat criticar l'anticatalanisme militant del director d'un diari; i que
en els primers setanta vivíem estats d'excepció, reunions limitades
a v i n t persones, execucions polítiques... ¿qui pot negar que el fet de
veure avui tormar-se el consens de 200 entitats sobre el nostre futur
i comprovar que entre elles hi ha els sindicats i la patronal, el comerç i la Universitat constitueix tot un petit miracle? ¿No és aquest
el millor resum de les transformacions polítiques que Espanya,
Catalunya i Barcelona han viscut en els darrers quinze anys?
E ni consta que S.M. el Rei, a qui vam presentar en primer lloc les
conclusions del p r i m e r I 3 la, el 23 de maig de 1990, n'és un defensor
entusiasta i que les iniciatives semblants que es van desenvolupar a
Madrid i Sevilla tenien a veure amb l'opinió favorable que s'havia
generat en cercles i m p o r t a n t s . L'Organit/.ació per a la Cooperació i
el Desenvolupament Econòmics ( O C D E ) ha rebut una exposició
detallada del Pla 1 strategie i en recomana el model a les ciutats dels
països membres. El Centre Iberoamericà de Desenvolupament
1 ''strategic Urbà ( C I D I - ' . L ' i ha assessorat una vintena de ciutats del
Nou Mon seguint el model de Barcelona.
Resultat de l'esperit que animava les primeres reunions estratègiques,
i ilei suport decidit del conseller d Economia, Macià Alavedra, va ser
la creació de la primera iniciativa conjunta de la comunitat financera barcelonina, entorn de l'associació Barcelona, Centre Financer
Europeu, que primer va presidir ( ' l a u d i Boada i després, alternantse, els directors generals o presidents de les dues caixes grans, la
Banca Catalana i el Banc de Sabadell. No volem estar al marge de la
x a r x a de decisions financeres a Europa. El nostre potencial econòmic
ho demana i ho permet. Estem disposats a l'especialit/acio i a la
modestia, pero no a la desaparició, tmancerament parlant. Som
conscients que hi ha un lloc per a nosaltres en aquest espai, i l l u i t a rem aferrissadament per ocupar-lo. El Mercat de Futurs, que piloten
Hasane/ i Oller, ens ta creure que ho podem aconseguir. 1 també la
revifada de la Borsa, d i r i g i d a per Joan M o r t a l a .
De la m a t e i x a m a n e r a que t r a c t e m de cobrir les nostres flaqueses,
tractarem t a m b é de t r e u r e p a r t i t de la nostra p a r t i c u l a r configuració. I.a d e n s i t a t de Barcelona, que ens ta una c i u t a t h u m a n a , càlida,

"Centre mundial de la competició pacífica,
avantguarda de l'autonomisme ibèric,
referència del Nord del Sud europeu, motor
del dinamisme de les ciutats europees,
ciutat més gran de la ribera mediterrània
d'Europa, capital cultural europea: això és
el que volem ser, això és el que d'alguna
manera ja som".

�QUADERN CENTRAL

estimada pels d'aquí i pels de fora, i ens lleva les perspectives pròpies de les capitals de les grans seus estatals, ens obliga a organitzar
l'ús de l'espai, i ens dóna, potser, un molt extremat sentit del detall,
de la forma: Barcelona és un munt de ferros treballats, formigó retorçat per extreure'n un gest impossible, fustes llaurades, parets esgrafiades, vidres recargolats, façanes polides, baranes historiades,
pedres picades i pedreres reaprofitades, joies, estucs, retaules, racons inaudits; cada pam quadrat, tanmateix, tendeix a ser una obra
d'artesania en aquesta ciutat sotmesa, diuen, a la tirania del pam
quadrat, a l'avara povertà d'espai i a l'imperi de l'estètica que denunciava Unamuno i lloava Cervantes.
L'any 2000 i el segle XXI estan servint, en aquest marc, com a referència d'un nou pacte amb l'entorn. Un grau més d'ambició en el
dimensionament de les estructures que no ens ha de llevar l'humanisme i la prudència de les formes. Per això les autovies torturadament discutides i dissenyades per evitar la dictadura de la funció
sobre la forma. Algunes torres altes, però no gaires, les justes per a
una generació que, malgrat les aparences, vol sobretot conservar l'esperit d'una ciutat proporcionada, justa, continguda, com la volia el
viatjant italià del segle XV que citava Ramon Trias Fargas en el seu
discurs de comiat consistorial. Conservar el mateix esperit, però viu.
En aquest context, hi ha dos aspectes que sempre esmento: el cablatge de la ciutat i l'ordenació del subsòl.
Ciutat densa, ciutat congestionada, ciutat cara: tres coses que van
juntes i que ningú no sap del tot com ordenar en la seqüència de
causes a efectes. Els economistes tendeixen a dir-nos que el sòl és car
perquè és escàs. I congestionai perquè és dens.

Però Barcelona ha funcionat històricament prou bé com a matriu
de fluxos i moviments. L'Eixample racionalista del XIX és un model
internacional d'optimització del nombre d'intercanvis per unitat de
superfície i de temps. Resistirà prou bé l'envestida actual de la motorització? I les que encara vindran? En parlarem més endavant, i en
seguirem parlant sempre.
En tot cas, per mantenir i augmentar el seu atractiu, Barcelona
compta amb aprofitar la densitat per oferir comunicacions a costos
per càpita baixos. La nostra ciutat apila molts habitants i empreses
a sobre de cada hectàrea de sòl. Si el sòl està equipat, cablejat, connectat a xarxes de comunicació, aquesta hi és barata per a cada
usuari. D'aquí ve la importància i la factibilitat de la xarxa de cablatge òptic.
Quan faig els darrers tocs a aquesta antiga carta, som a punt d'obtenir per a Cable i Televisió de Catalunya -participada per la nostra
Catalana d'Iniciatives, que va ser la iniciadora del projecte ja l'any
1986 i la seva mantenidora al llarg del decenni- l'adjudicació de les
tres demarcacions catalanes del cable; i per a l'empresa de la qual
formen part i que està liderada per ENDESA, esperem, l'adjudicació de Retevisión, que s'ubicaria a Barcelona. Aquestes dues noticies, resultat d'un treball de molts anys, ens situarien finalment on
volíem ser en aquest camp decisiu. Ernest Maragall hi ha tingut
molt a veure: tot.
De la mateixa manera, i per la necessitat d'ordenar un subsòl enormement carregat, som pioners de la cartografia subterrània, la creació de galeries de serveis i la col·laboració entre autoritat local i
empreses de servei públic.
"Les perspectives actuals
faran de Barcelona el que
sempre ha estat en
potencia, un cenfe cultural
europeu de primera
magnitud"
(F Museu d'Art
Contemporani de
Barcelona)

�Ql'ADhRN CF.NTRAl
L'n altre fill del Pla Estratègic és la Xarxa C-6 de ciutats del Nord
del Sud d Europa (Montpeller, Tolosa, Saragossa, València, Palma
de Mallorca i Barcelona). Aquest c o n j u n t de capitals, i les seves regions d'influència, sumen mes de quin/e milions d'habitants -el
cinc per cent de la Comunitat Europea- i el vuit per cent del territori comunitari. Compten amb una taxa d'atur superior a la mitjana europea, però també amb un ritme de creixement econòmic superior.
No sembla que els canvis polítics municipals hagin de malmetre la
cohesió d ' u n conjunt que reuneix totes les circumstàncies per convertir-se en un dels complexos territorials equilibradors d'una
Huropa que pesa molt cap al Nord i, des del 1989, també cap a l'Est.
Igual que el Pla Estratègic ha escollit la via raonable de privilegiar
l'ample de via europeu sobre l'aspecte gran velocitat per a passatgers
i no ha descuidat mai la connexió sud de la xarxa (BarcelonaMadrid-Valencia), de la mateixa manera tenim dret a esperar una
comprensió intelligent dels beneficis que per a tota la península ha
de tenir -com també per al Midi francès- el fet de disposar d'un
regió frontissa potent, a cavall dels Pirineus, que deixaran de ser barrera per esdevenir cruïlla, com els Alps ho han estat durant segles
a l'Europa Centra!. El ("omite I n t e r p i r i n e n c de Poders Locals (Seu
d'L'rgell, Ariege, Comú d'Andorra, Barcelona i Toulouse) s'han adh e r i t al C-íi. F! somni dels nostres profetes es la realitat: els Pirineus
comptaran. Els túnels del Cadí i de Puymorens ens hi acosten. La
Carta dels Ciutadans i els Pirineus així ho expressa.
L'na permanent font d'insatisfaccions ha estat la connexió aeroportuária, sortosament enfocada cap a un t u t u r ben diferent amb el
nou edifici t e r m i n a l i -esperem-ho- amb la tercera pista i la transformació de la seva connexió ferroviària. El canvi de model de gestió, i n s i n u a t en l'apartat anterior i, per descomptat, el canvi d'actitud de la nostra companyia capdavantera i de les moltes més petites companvies que operen a Barcelona en el t r a c t a m e n t de la creixent d e m a n d a de vols i n t e r n a c i o n a l s a Barcelona lian de conduir a
la tormacio d ' u n espai aeroportuan p e n i n s u l a r de caràcter dual i a
un m i l l o r a p r o f i t a m e n t dels avantatges de localit/acio de Barcelona.
A la t o r m a c i o d'aquest linl&lt; a e r o p o r t u a n , necessitat d'hangars i serveis ile m a n t e n i m e n t - a v u i un avio gran no pot ser revisat, no pot
i/.&gt;ní;/&gt;a B a r c e l o n a - , hem de sacrificar segurament altres projectes
i n t e r e s s a n t s però no tan estratègics en l ' e n t o r n aeroportuari, com la
uran i n s t a l · l a c i ó firal que es va proposar temps enrere o d'altres
amb el m a t e i x consum d espai.

"¿Per què no reconèixer que Barcelona,
per tradició, per pràctica, se situa a
l'avantguarda d'una colla de procediments
que necessiten el suport de la llei per
consagrar-se, i que poden contribuir
a la solució dels famosos problemes de la
gran ciutat?"

Sense un mercat de quinze milions d'habitants no és possible, al
Sud d'Europa, disposar d'un aeroport transoceanic. Però fins i tot
aquest mercat virtual pot ser inoperant si els costos comparatius i
la qualitat del servei no són els adequats.
El c o n j u n t Port-Aeroport-Mercabarna-Zona Franca-Fira-Zona
d'Activitats Logístiques pot convertir-se, finalment, en el canvi de
segle, en un complex modestament competidor dels grans centres
de distribució de la costa atlàntica centroeuropea (Amsterdam,
Rotterdam, Anvers), que és per on entren la gran majoria de les
mercaderies, missatges i passatgers procedents d'Amèrica i del
Pacífic.
A la potenciació d'aquestes activitats i de la seva coherència territorial dedicarem bona part dels esforços estratègics.
Però no hi ha dubte que la capacitat d'atracció, l'interès i la qualitat
d'una ciutat depenen bàsicament, en darrer terme, de la qualitat de
vida de les persones que hi viuen i hi treballen.
A aquest p u n t , que el Pla Estratègic considera central, dedicaré l'apartat sisè. Però abans hem de parlar de diners.

�QUADERN CENTRAL

EL FINANÇAMENT DE BARCELONA
Transcric aquí, benvolguts presidents, les lletres que sobre aquest
tema els vaig escriure temps enrere. Tenen l'aroma d'aquell període
(1985-87), però conserven tota la fragància d'una realitat que en
molts aspectes, malauradament, no ha canviat prou. En altres aspectes, al contrari, ha estat desbordada per les considerables transformacions que entre tots hem sabut o pogut empènyer a
Barcelona.
En un sentit, doncs, aquestes lletres passades serveixen per fer més
punyents els plantejaments que la ciutat fa a l'Estat i la Generalitat.
Ha passat el temps i algunes inequitats evidents continuen. No pot
ser. D'altra banda, serveixen també per posar en evidència solucions
que es van donar a temes aleshores pendents: la inauguració, l'agost
del 1991, del Cinturó del Litoral que travessa Barcelona i el Túnel
de Vallvidrera (TABASA), i del Circuit de Montmeló a principi de
setembre d'aquell mateix any.
El text de 1987 deia així:
"El moment és particularment greu i esperançador al mateix temps.
Barcelona, gràcies a un lent avanç a través d'estudis i negociacions
amb anteriors governs, va veure assumits per l'Estat deutes propers
als 100.000 milions de pessetes arran de l'accés del Partit Socialista
al govern el 1982.
"Aquests deutes, corresponents en gran part als interessos compostos dels seus dèficits corrents des del 1974 al 1982, és a dir, al cost
acumulat de finançament de la insuficiència del sistema fiscal local
aplicat al cas particular de Barcelona, tenen tanmateix causes reals i
tangibles que en bona part han continuat actuant a partir del 30 de

desembre de 1982.1 dic en bona part, perquè en part van ser pal.uades per la millora del sistema fiscal local per a Madrid i Barcelona a
partir del primer de gener del 1983.
"De seguida veurem aquestes causes reals i la dimensió dels seus
efectes.
"Haig de recordar també que aquest sanejament dels deutes fins al
30 de desembre de 1982, en retardar-se pel que fa a la seva materialització, va provocar càrregues financeres anuals de l'ordre de 2.000
milions de pessetes; davant, però, de la magnitud de l'esforç estatal,
el sacrifici local no sembla extraordinari. Vull insistir abans, tanmateix, en el fet que la conjuntura, que podria decantar-nos de nou
cap al desequilibri crònic si no adoptéssim cap mesura, és particularment oportuna per precisament adoptar-les.
"L'Ajuntament de Barcelona s'ha acreditat com a bon gestor dels recursos a la seva disposició: ha multiplicat els serveis amb una plantilla en descens des de l'abril del 1979 fins avui, ha disciplinat els seus
recursos humans, ha millorat la imatge de l'administració pública, te
un crèdit financer superior al que tenia abans que el general Franco
decapités el valor nominal de les obligacions emeses per finançar
l'Exposició Universal, acut al mercat de capitals japonès sense aval
del Regne i en les mateixes condicions que aquest i ha estat peça clau
per trobar vies de solució a deu o dot/.e punts negres que han constituït l'entramat real i el transport de la nostra crisi econòmica.
"Els Túnels del Tibidabo, a realit/ar per l'empresa TABASA per
compte del Consorci de Túnels del Tibidabo i l ' A j u n t a m e n t de
Barcelona (pel que fa al Túnel de la R o v i r a ) , estaven a t u r a t s . TA BASA tenia un passiu de 3.856 milions de pessetes i no pagava niés que

�QL'AIM'RN ŒNTRAL

als obligacionistes petits: era, de fet, una suspensió de pagament. Les
a d m i n i s t r a c i o n s locals ( A j u n t a m e n t , Diputació i Corporació
M e t r o p o l i t a n a ) varen sanejar l'empresa aportant per part de
l ' A j u n t a m e n t el cost del Túnel de la Rovira í per part del conjunt de
les administracions, el cost del Túnel de Vallvidrera. Varen adquirir
les accions al 81,67 per cent del valor nominal i van cedir dues terceres parts de les mateixes gratuïtament a la Generalitat, amb la promesa que aquesta invertiria, contra els seus pressupostos, dues vegades el valor de l'obra ja realitzada a Vallvidrera. A partir d'aquell moment, es c o n t i n u a r i e n les obres aportant una tercera part les administracions locals i dues terceres parts la Generalitat. Al cap de cinc
anys d'aquella transmissió gratuïta d'accions, el compliment de la
promesa no s'havia efectuat, cosa que va donar lloc a un requeriment formal de devolució de les accions no atès, però que va desencadenar l'inici de les obres, finançades evidentment amb un crèdit
contra TABASA i no contra els pressupostos de la Generalitat.
"FI Consorci de la Zona Franca de Barcelona (CZFB), sanejat per
l'acció c o n j u n t a de l ' A j u n t a m e n t propietari, el ministeri d'Hisenda,
deutors i bano i caixes, esta avui rendint un excedent net important
i a c t u a com a Agencia de Desenvolupament Industrial de l'Àrea de
Barcelona. I.a G e n e r a l i t a t no ha volgut escoltar en diverses ocasions
les i n v i t a c i o n s , (orinals i documentades, a incorporar-se al
Consorci. Avui el C ' X I B gestiona el Parc Tecnològic del Vallès
-construït i finançat per l'antiga Corporació Metropolitana de
Barcelona iCM15i-, c o m p a r t i n t l'accionariat de la societat explotadora amb la conselleria d'Industria, a la qual vaig cedir sense contrapartida la ¡'residència.

"El dèficit dels transports de Barcelona és un capítol a part.
Redactat i acordat a nivell tècnic el contracte-programa per a la
seva assumpció i el desplegament de les inversions de futur precís,
el ministeri de Transports, que va acceptar dotar la Generalitat dels
fons necessaris perquè pogués fer front al trenta per cent del dèficit que li correspondria afrontar segons l'esmentat acord tècnic, retarda la signatura del contracte-programa en base a una argumentació centrada en el greuge comparatiu. És aquest un dels punts
més greus i dolorosos de la relació Ciutat-Autonomía-Estat. Caldrà
insistir-hi al final d'aquestes pàgines.
"Pel que ta al trasllat i la reconversió d'Hispano Olivetti, pactat amb
el ministeri d'Indústria per evitar-ne el tancament, a l'acte de signatura de l'escriptura pública de compravenda del terreny de nova

�QUADERN CENTRAL

"Barcelona no pot seguir contribuint de
forma tan assenyalada com fins ara a la
formació contemporània de l'Espanya
democràtica i la Catalunya autònoma sense
disposar de l'instrument legislatiu de
navegació històrica que pretén, mereix i
necessita: la Carta Municipal".

ubicació al Parc Tecnològic del Vallès, propietat metropolitana, el
contracte es va poder frustrar. I és que, en un moment determinat,
el notari va anunciar que alguns registradors havien rebut una notificació de la Generalitat de Catalunya que els obligava a comunicar prèviament les inscripcions de contractes en els quals intervingués la Corporació Metropolitana de Barcelona, que en aquell moment havia estat legalment suprimida, tot i que seguia, i segueix, en
funcions.
"Els preus del sòl de SEAT, propietat en últim terme de l'Ajuntament de Barcelona, encobrien una subvenció anual implícita important.
"Quant a Motor Ibérica i ENASA, vam ajudar amb la compravenda d'actius a sanejar i reconvertir les empreses.
"L'empresa Maquinista Terrestre i Marítima sobreviu gràcies al
contracte de Metro de Barcelona per 12.000 milions per al grup
Mitsubishi-CAF-MTM.
"El polígon Montmeló-Parets-Granollers, destinat a circuit motorista permanent, propietat del Consorci de la Zona Franca, està
pendent encara de les gestions urbanístiques que porta a terme la
Direcció General corresponent de la Generalitat de Catalunya amb
els ajuntaments respectius, i també de les subvencions del Consejo
Superior de Deportes i la Direcció General d'Esports de la
Generalitat, al meu parer insuficients per dotar Catalunya i
Espanya del circuit que es mereixen, en el centre d'una de les regions d'afició motorista i automobilística més importants
d'Europa. I en un moment en què els èxits de DERBI -a escassos
quilòmetres del circuit- i dels Cardús, Aspar, Garriga, Sito Pons i
Pérez-Sala, així com els tràgics accidents que se succeeixen en els
nostres antiquats circuits -l'últim d'ells el de Mingo Parés a les 24
hores de Montjuïc- farien especialment oportunes les decisions en
aquest sentit. El Reial Automòbil Club de Catalunya i algunes empreses patrocinadores segueixen disposades a adquirir i finançar terrenys i instal·lacions, en cas d'obtenir unes ajudes raonables.
"Així mateix, Mercabarna ha passat de dèficit anual a superàvit
continuat; els hospitals municipals paguen al dia els seus proveïdors i tenen uns costos per a la UBA (Unitat Bàsica Assistència!) de
13.000 pessetes, inferiors a qualsevol dels del sistema públic, etc.
"És a dir, l'Ajuntament de Barcelona ha passat de ser agent de crisi
a ser factor de solucions, contribuint a l'encarrilament de situacions
difícils lligades a crisis bancàries (Túnels i Polígon Montigala), a \:.
ineficàcia històrica d'empreses publiques estatals (SKAT, MTM,

ENASA) o mixtes i locals (Mercabarna, IMAS, Pompes Fúnebres, etc).
"Aquesta realitat és reconeguda generalment per empreses proveïdores, contractistes i intermediaris financers. Vostès, senyors presidents, tenen mitjans per comprovar-ho.
"Encara més: Barcelona ciutat ha contribuït mentrestant, no
només a finançar serveis d'àmbit estatal/autonòmic, com és conegut i reiteraré aquí, sinó a finançar serveis locals dels municipis metropolitans contigus.
"En efecte, cada família barcelonina ha contribuït amb 2.000 pessetes l'any a finançar un pressupost, el de la CMB, del qual no ha
rebut pràcticament cap servei, i que no percebia al seu torn més
que una part de la contribució estatal lògica i ni una sola pesseta de
contribució autonòmica.
"El tema metropolità no és adjectiu.
"Aquí rau el nus de la qüestió més greu de totes les que el passat ens
ha plantejat i el futur ha de contemplar.
"Els 26 municipis que rodegen Barcelona, amb 1.300.000 habitants, constitueixen en bona part allò negatiu de la imatge brillant
que de vegades pot donar la ciutat central.
"La nostra realitat urbana està constituïda sobre la falsedat històrica d'una especialització de l'espai central i suburbà, atribuint-se
només al central el nom del conjunt.
"En fi, no pot ocultar-se que la prudent millora de les perspectives
econòmiques ha de contribuir a animar-nos a córrer els riscs calculats que sempre van lligats a l'abordatge dels plets històrics llargament esperats.
"Comentem ara les despeses de capitalitat.

�50 QUADERN CENTRAL

LES DESPESES DE CAPITALITAT
"Barcelona, per suplència o per potència, ha substituït l'Estat en
molts camps.
"En alguns d'ells allò suplert ha passat a ser la Generalitat per transferència dels serveis corresponents. Jo diria que aquest és el cas més
general.
"Sanitat, ensenyament bàsic i professional, museus, institucions
culturals i econòmiques que ja hem vist (Palau, Liceu, etc.), Conservatori, Orquestra Municipal, són els serveis singulars més rellevants en aquest sentit.
"Qui ha de pagar aquests serveis? O, més ben dit, ¿a través de quins
nivells de l'Administració Pública el ciutadà -que en definitiva
sempre és qui paga- ha de finançar aquests serveis?
"Si els serveis han estat transferits sembla clar que ha de ser la
Generalitat qui canalitzi el finançament. Però, ¿com, si el cost efectiu d'aquests serveis no figurava en el valor de les transferències en
el seu moment?
"Centrem-nos en el com i deixem el per què no figurava, que seria
matèria per a una altra ocasió.
"Només d'una manera i en un instant precís pot convalidar-se
aquest error. Aquest moment és ara. I la manera és incloure aquestes despeses en el cost efectiu abans de globalitzar aquest cost i convertir-lo en un percentatge dels ingressos de l'Estat.
"Només així s'haurà acabat, si a partir d'aquest instant la
icneralitat disposa dels mitjans per finançar i efectivament finança
enerveis, la iniqua situació actual.
"A^ com ara, el ciutadà de Barcelona -i aquí es troba el matís al
em vull referir- finança doblement alguns dels serveis públics
'consumeix.
hospitals municipals, per exemple, malgrat ser els més barats
costos del sistema públic, no són totalment finançats pel concert
amb l'Institut Català de la Salut (ICS). Un llit de Bellvitge, de la Vall
d'Hebron, costa a tots dos hospitals de TICS més de 25.000 ptes/dia
que l'ICS paga directament a través de les seves nòmines i despeses
de material i amortització.
"Un llit de l'Hospital del Mar, per a un assegurat del sistema de seguretat social, és finançat per aquest només en dos terços... i l'altre
terç el paga el mateix assegurat barceloní ¡a través dels seus impostos municipals! Però no per això deixa de posar religiosament les
seves cotitzacions per cobrir el cent per cent dels costos: després
aquestes cotitzacions són desviades o bé cap a hospitals públics

"La densitat de Barcelona, que ens fa una
ciutat humana, càlida, estimada pels d'aquí
i pels de fora, ens obliga a organitzar l'ús
de l'espai, i ens dóna, potser, un molt
extremat sentit del detall".

menys eficients o més cars de la pròpia ciutat, o bé a hospitals d'altres punts geogràfics del sistema, o les dues coses, que és el més
plausible.
"Aquesta situació no pot continuar així. I el mateix ocorre amb les
escoles, els museus, etc... La situació de les escoles és una paradoxa
històrica. Les escoles municipals no costen al nivell estatal/autonòmic ni un cèntim. Si fossin publiques-publiques, aquest nivell de govern ho pagaria tot. Si fossin privades, tot o part. Com que són municipals no paga res. ¿S'ha de concloure que les escoles municipals
han de simplement tancar, o que el legislador va voler que es tanquessin quan va dictar la Constitució i l'Estatut?
"¿No és més lògic pensar que han de ser refinançades, igual que les
altres, pel contribuent general i no pel local, pel local que ja paga la
seva quota com a contribuent de l'Estat per finançar les escoles privades i les autonòmiques?
"Una altra cosa seria si les escoles municipals existissin a més d'un
nivell d'oferta pública estàndard, com un luxe especial de la ciutat.
Però resulta que aquesta ciutat té, en proporció, la meitat d'escola
pública que les altres.
"Resulta un cop més que les mancances de l'Estat a Barcelona, o la
vivacitat de la societat civil local, que és l'altra cara de la mateixa
moneda, van generar una situació singular que ara cal conservar en
allò que té de bo, és a dir, iniciativa, creativitat, gestió pròxima, etc.,
i corregir en el que té d'inic.
"Aquí, l'autonomia, confiada en aquesta creativitat local i preocupada lògicament per fer arribar serveis a comarques allunyades, va
reblar el clau de la situació injusta en congelar pràcticament l'oferta d'escola pública a Barcelona ciutat, cosa fins a cert punt explicable, i oblidar totalment la qüestió del finançament de l'oferta municipal existent -actitud inexplicable a més d'injusta.
"Els museus de Barcelona han estat fins ara com una família aristòcrata carregada de propietats i mancada d'ingressos. Han arrossegat dignament la seva misèria, combinant com han pogut les obres
mestres amb les goteres, els riscs d'inseguretat amb la iniciativa dels
seus directors i conservadors.
"Vostès em diran que això passa, o ha succeït, en la majoria dels
museus. I en part és cert. Però només en part. Aquí hi ha el magnífic Museu de Solsona (Generalitat) o el d'Escultura de Valladolid
(Estat), o l'Arqueològic de Mérida.
"Però això no és significatiu. El més significatiu és que el Museu de
Solsona, el de Valladolid, l'Arxiu d'índies de Sevilla, el Museu de

�QUADERN CENTRAL

Ceràmica de València i el Museu del Prado, el Militar, de l'Exèrcit,
el Contemporani i la Biblioteca Nacional de Madrid... són tots de
l'Estat o l'Autonomia.
"I en canvi, el Museu d'Art de Catalunya, el d'Art Modem, el
Picasso, el Rocamora d'Indumentària, el de Música, el de Ceràmica
de Barcelona, el d'Arts Decoratives... i fins a 24 Museus, cap d'ells
no és de l'Estat ni de l'Autonomia.
"L'Autonomia no podia assumir-los per falta de recursos o per l'existència d'altres prioritats. L'Estat no ho volia.
"I a fe que la ciutat de Barcelona no hi renunciaria fàcilment: per
sentit històric, per obligacions jurídiques de preservació de donacions i llegats fets a la ciutat i per convicció sobre la bondat de la
gestió local.
"L'únic que la ciutat sotmet a la seva consideració és la possibilitat
i la conveniència que el nivell estatal/autonòmic financin en tot o
en part allò que el govern de la ciutat i el contribuent els estan estalviant. No tot, però sí això.
"La situació dels museus es va fer més paradoxal encara en establirse la gratuïtat dels museus de l'Estat. Nosaltres no ens ho podíem
permetre. Ara, el visitant foraster pot pensar que la ciutat de
Barcelona és menys generosa que les altres, quan el ciutadà de
Barcelona, com a ciutadà, és l'únic que està finançant els seus propis museus.
"El conseller de Cultura, Max Cahner, va voler arreglar la situació
mitjançant una confiscació encoberta dels museus de Barcelona,
segons la qual, a més a més, la ciutat seguiria pagant el manteniment d'allò confiscat.
"Durant la gestió del conseller Rigol les coses van canviar. Ara sembla que es vol ressuscitar aquell projecte intervencionista.
"La Llei de Sanitat de l'Estat sembla orientar-se per la mateixa via.
Els hospitals municipals passarien a integrar-se en una àrea sanitària regida per la Generalitat i finançada -pel que fa a aquests hospitals- per l'Ajuntament, igual que ara, amb l'únic consol que allà on
ara podem gestionar, i gestionar bé, millor que els altres nivells de
govern, ara podrem protestar, ja que se'ns dóna la minoria del
Consell de l'àrea. Trist consol. I mal negoci per al país que veurà inéluctablement com la gestió empitjora i el finançament no millora.
"No voldria que creguessin que estic pintant un quadre deliberadament negre. Cadascun d'aquests temes té plantejades vies singulars de solució que els regidors barcelonins han anat impulsant davant dels ministres i consellers corresponents.
"Però desprès de vuit anys d'impulsió ha arribat el moment de la
veritat.
"Des del 1980 el Consell Plenari de la ciutat de Barcelona, sempre
per unanimitat, s'ha dirigit a vostès, sobre aquesta qüestió, en multitud d'ocasions. Jo mateix ho he fet, verbalment també diverses vegades, i en alguna ocasió he obtingut una resposta verbal o, fins i
tot, una excusa per escrit.
A causa de l'especial política d'austeritat que el govern de Madrid
ha imposat, l'Ajuntament de Barcelona haurà de disminuir el seu
pressupost.
Haig d'assegurar-los que l'única solució a aquest contrasentit és el
finançament per l'Estat, via Generalitat, dels costos de capitalitat o
per serveis voluntaris; és a dir, els costos que l'Estat i la Generalitat
s'estalvien per l'existència de serveis municipals homòlegs".

"Algunes torres altes, però
no gaires".

�QUADERN CENTRAI.

La primera conclusió que crec que cal extreure d'aquesta carta de
1987 és fins a quin punt el problema de sempre -ho era el 1979, va
ser-ho el període 1985-87, ho ha estat en el contracte-programa del
transport signat el 1990 i d'aplicació retroactiva des del 1985, i
igualment en el contracte-programa de 1996- és el retard en la implementado de les solucions. HI mateix pot passar amb el manteniment de les Rondes.
F.ls interessos compostos del temps transcorregut a la negociació
són sempre els que acaben havent de ser traslladats al futur i els que
acaben impedint que la solució sigui completament satisfactòria.
Barcelona, a més a més, ha comptat i compta amb un altre factor
avivador de dèficits per dir-ho molt cruament: la convicció que paguem per altres; i la realitat que ningú -ni Estat, ni la Generalitatno ens ha negat mai el fonament del nostre argument sinó només
la seva oportunitat.
¿Com es podia entendre que Barcelona deixés passar l'ocasió històrica que van suposar els Jocs Olímpics per endeutar-se fins al límit
legal i escometre així les tasques pendents en matèria d'infraestructura? Quina raó tenia per no fer-ho si a més a més sabia que /;'
devien -i li deuen- 15.000 milions de pessetes/any per serveis prestats per compte de l'Estat i la Generalitat? ¿Com atendre les crítiques previsibles de l'oposició sobre la despesa i el deute si al govern
de la c i u t a t li consta que aquesta mateixa oposició, des de les seves
posicions de govern, quan les han t i n g u t , no ha mogut un dit per
resoldre una i n q u i e t u d tan palesa?
Més encara: ¿Com es podien considerar excessives les obres realit/ades quan també van néixer de l'excedent generat per una gestió
financera modèlica, m a n t e n i n t un rating altíssim als mercats de capitals a llarg i curt t e r m i n i , amb una plantilla en descens des del
1979, amb unes empreses i i n s t i t u c i o n s municipals ahir deficitàries
i avui productores de dividends -com la Societat Municipal
d ' A p a r c a m e n t s , la gestora de les i n s t a i . l a c i o n s olímpiques
( H P O S A ) , I n i c i a t i v e s SA, Mercábanla, el Consorci de la Zona
Franca i en un s e n t i i la Fira, ja que els actius del Consorci i de la
Eira pertanyen en u l t i m a i n s t à n c i a a l ' A j u n t a m e n t - i dotades d'uns
actius que superen amb molt els nostres deutes?
L'n any abans de la celebració dels Jocs Olimpics, Barcelona tenia
100.000 m i l i o n s cl e deutes a llarg t e r m i n i , contrapartida logica del
nostre estore c o m p a r t i t en i n t r a e s t r u c t u r e s , i uns altres 100.000 milions de deute a c u r t t e r m i n i , suma algebraica dels dèficits anuals
producte dels serveis que paguem per tercers, i dels retards de la
i m p l e m e n t a d o de les solucions llavors vigents: liquidació de deutes fins al 31 de desembre del 1982, o el contracte-programa 19851991.
En algun d'aquests dos s u m a n d s caldria incloure la nostra contribució al s a n e i a m e n t d ' i n s t i t u c i o n s i empreses que s'ha explicat
amb a n t e r i o r i t a t , com ara TABASA, /ona Eranca i Transports,
principalment.
Barcelona mai no ha d e m a n a t que se li r e t o r n i aquesta contribució.
Tampoc que algú pagui el déme sa per compte de la c i u t a t . Podem
pagar aquests deutes, els estem pagant.
Barcelona d e m a n a que d ' u n a vegada se la compensi de les despeses
en que incorre per compte de l ' E s t a t i de la ( l e n e r a l i t a t .
E'a sis anvs, la c i u t a t ja ho demanava per poder a f r o n t a r amb garanties l'èxit que va c o n s t i t u i r el decisiu 1992 i un post 1992 rao-

nablement actiu, per al qual vam proposar una inversió anual de
20.000 milions de pessetes -el mateix nivell dels anys precedents a
aquella data sense inversions olímpiques- i superiors despeses de
manteniment de la infraestructura crescuda. I ho demanava perquè
no era lògic, tot i reconèixer tot el que es va fer per ella, que la nostra pressió fiscal hagués de ser més alta de la que havia estat en els
cinc anys precedents al 1992 -ja en si superior a la de la majoria de
les grans ciutats espanyoles i molt superior a la de Madrid, per
prendre una referència habitual.
Per a la bona gestió del deute necessitàvem i necessitem la col.laboració del ministeri d'Hisenda i la conselleria d'Economia, la implementado correcta d'un refïnançament que posi a quinze o vint
anys -començant a comptar des del 1989- el termini dins del qual
fer front a la totalitat de les obligacions generades per l'esforç del
1992.
El ministeri d'Economia tenia documentades les dades i els criteris
precisos per als dos tipus de mesures: el pagament de les despeses
de capitalitat i les bonificacions necessàries per al refinançament
olímpic. I.a conselleria d'Economia els tenia pel que fa al primer aspecte i els tindrà, si així ho desitja el president de la Generalitat, pel
que fa al segon tema. Ens consta que, tot just abans dels Iocs
Olímpics, la conselleria i el ministeri afrontaven la revisió de les
seves pròpies relacions financeres.
La solució que es doni en aquest tema bilateral (ministeriGeneralitat) no serà verídica si no inclou les despeses de capitalitat;
és a dir, per enèsima i última vegada: el pagament d'allò ja transferit
de fet a Catalunya i actuat no per l'autonomia sinó per la ciutat.

�QUADERN CENTRAL

"La Xarxa C-6 de ciutats del Nord del Sud
d'Europa (Montpeller, Tolosa, Saragossa,
València, Palma de Mallorca i Barcelona)
reuneix totes les circumstàncies per
convertir-se en un dels complexos
territorials equilibradors del continent".

Acceptem, com generalment s'accepta, que l'objectiu per a l'any
2000 de repartiment de la despesa pública neta entre les tres administracions del 50/25/25, equivalent a una divisió per meitats de la
despesa entre Estat i territori i de la despesa territorial entre autonomia i poders locals, no pot aconseguir-se sense un posterior o simultani procés de traspàs de competències i obligacions al sector
local.
Només vull fer patent que en el mateix moment en què s'acordi
aquest procés -que pot tenir com a horitzó temporal raonable l'any
2000, tal com va preveure el darrer congrés del partit socialista-,
Barcelona apareixerà com a mereixedora de compensacions degudes als serveis que ja està prestant. A Barcelona, el procés ulterior o
simultani és ja passat.

Som conscients que la transformació de les infraestructures de
Barcelona va poder encendre, en els menys raonables, sentiments
de greuge. L'alcalde de Barcelona sempre ha estat disposat a anar
fins on calgui per tal de demostrar la magnitud de l'esforç propi.
Ho dic sense petulància ni acritud: l'esforç que els governs que
vostès presideixen han fet a Barcelona està entre els més rendibles
de tots els que s'hagin fet, econòmicament i socialment, pensant en
Catalunya i Espanya.

�i QUADERN CENTRAL

LA QUALITAT DE VIDA A LA GRAN CIUTAT
Si alguna cosa em mou, més encara que la qüestió econòmica, a escriure'ls és el que podríem anomenar l'objecte social de les nostres
administracions: la qualitat de vida.
Domina la impressió que les administracions no estem donant resposta als nous reptes, cada cop més qualitatius i difícils d'amarrar.
Especialment a les grans ciutats.
Espanya, i Catalunya i Barcelona en particular, obtindrien una qualificació excellent en els temes clàssics de l'administració pública
davant un tribunal format per les altres nacions i ciutats del món,
llevat potser del tema terrorista, si és que és susceptible de judici exterior i no demana, com jo crec, una prudent reserva per part dels
observadors internacionals.
Però així com som model polític, no ho som en la qualitat de vida
pública. Les nostres ciutats, ens diuen, i Barcelona en concret, són
sorolloses, fàcilment tendeixen a la brutícia, són insegures, cares en
l'habitatge, lentes i excessives en la circulació privada -i per tant en
la circulació pública de superfície-, insolidàries, incapaces d'eliminar totalment la misèria, d'evitar la degradació de barris sencers,
impotents davant les immigracions fatalment dictades pel nostre
propi progrés, brou de cultiu d'agressivitats, demogràficament decadents... Una cantarella sense fi amb què els nostres propis mitjans
de comunicació, els nostres partits polítics -quan es reuneixen en
congrés-, les associacions, els veïns, els nostres propis fills, regalen
nostres orelles d'administradors enterament lliurats a la tasca
pedir aquestes sensacions.
ibla com si, excel·lint en la pura gestió política i infraestructural,«stiguéssim doncs construint un magnífic país nou, o renovant
m Jníficament un vell país, transformant prodigiosament la nosciutat... per fer-ne l'escenari de l'eterna incapacitat de millorar
debò. El millor escenari del pitjor drama, el de sempre.
I potser en realitat no es pot fer gaire més. A tot estirar, la necessitat que en el cor sentim d'haver contribuït a objectius que realment
tinguin a veure amb allò que compta per a la humanitat -la millora i la dignitat del nostre entorn humà i natural-, la podem satisfer
a compte del que haurem aconseguit en termes d'orgull col·lectiu:
Espanya és més respectada, Catalunya més lliure, Barcelona més
ciutat que mai. Els altres ens ho diuen. La nostra gent gran se sent
més protegida -econòmicament, sanitàriament. Els joves no ho
diuen, però nosaltres sabem que viuen en millors condicions. I tanmateix.... Estem realment anant més enllà?
El mòbil més profund d'aquesta carta, estimats presidents, és la
convicció, que crec que hem de compartir per força, que es pot
anar més enllà. Que ja quasi hi estem anant. Que també en la finalitat de la nostra vida col·lectiva, en el sentit més exigent, el més
proper a la moral social, tenim o podem tenir avenços.
I si algun sentit té que l'alcalde d'una ciutat gosi adreçar-se en
aquest to a vostès és perquè creu que pot contribuir, amb un punt
de visió particular, a la matisació de les regles de la nostra col·laboració amb aquest fi. És perquè des de l'Alcaldia es veuen aspectes
que crec interessant fer conèixer als nivells més alts de governació.
No pretenc amb aquestes lletres incidir en l'enfadós tema de les relacions interinstitucionals, en especial dins de Catalunya, que ens
incomoda com a tal, tant al president de la Generalitat com a mi.
Tots dos sabem el que ens hem hagut d'empassar i el que hem

"L'Ajuntament de Barcelona ha passat de
ser agent de crisi a ser factor de solucions,
contribuint a l'encarrilament de situacions
difícils lligades a crisis bancàries (Túnels i
Polígon Montigalà), a la ineficàcia històrica
d'empreses públiques estatals (SEAT, MTM,
ENASA) o mixtes i locals (Mercabarna)".

hagut de forçar per respondre dignament a les exigències evidents
i respectives de l'orgull nacional i local. Tots dos sabem que els resultats de la nostra relació -sigui quina sigui la qualificació que
aquesta mereixi públicament- són, en aquest aspecte, enormement
positius. I sabem tanmateix que partim de principis diferents i probablement no conciliables en el curs de la nostra activitat política,
per continuada i llarga que aquesta pugui semblar, breu com és en
realitat si es compta el temps que necessita la història per precipitar canvis significatius.
Es tracta aquí de col·laborar d'una manera que els nostres equips
de govern coneixen. Armet i Guitart, en Cultura, Trias i Clos, en
Sanitat, De Nadal i Borrell, en Hisenda, Torres i les autoritats del
Trànsit, Raventós i Alavedra en la Promoció Econòmica, Marta
Mata, Rubacalba i Carme Laura Gil en Ensenyament, Eulàlia
Vintró i els responsables de Benestar Social -una cartera que per
cert va ser creada a l'Ajuntament de Barcelona (1987) i successivament a la Generalitat (1988) i a l'Estat (1989)-, Jordi Borja i els responsables de Cooperació, tots ells han demostrat capacitat d'entendre's. Avui hauríem d'ampliar i actualitzar aquesta llista, però la
deixo tal com va ser descrita fa uns anys perquè dóna el flaire de l'època i perquè, en passar el temps, és cada cop més just i necessari
de recordar situacions antigues i noms i càrrecs passats, oblidats.
Els ha calgut el nostre consentiment per fer-ho? Sens dubte, directament o indirecta. Quan dalt de tot es creen tensions, als nivells
operacionals pateix la cooperació, encara que ben sovint la força de
les coses, l'interès i l'amor propi dels responsables són més forts
que el clima a la cúpula.

�QUADERN CENTRAL

Però hi ha una colla de sectors en què no ens en sortim tant com
voldríem. El trànsit i l'aparcament, l'habitatge i la degradació de
barris, la inseguretat i la droga són els exemples més clars.
Aquí no és que ens ho diguin -és que nosaltres ho sabem, que hem
de fer més. També en tot això hem millorat força des que això va
ser escrit però ho mantinc tel quel.
Normalment ens passem la pilota com podem: vostè no em dóna
sòl, jo no li faig habitatge; l'Estat no em va passar els polígons en
bones condicions, jo no els omplo; l'autonomia de Catalunya no ha
fet l'esforç equivalent al que l'Estat ha fet en altres comunitats que
no tenen tal transferència i on el centre actua directament: l'Estat
no li passarà els diners que demana; vostè em demana que la policia local tingui el caràcter de policia judicial, jo li dic que els jutjats

no ho volen, pitjor, que tinc altres problemes més importants que
traspassar diners a la policia autonòmica, etc... I encara és més revoltant que altres l'evasiva triangular ("ara no m'amoïni que estic
per aquest altre senyor"), situació que es dóna sovint, com és lògic,
en un sistema de tres nivells de govern.
En aquestes situacions, repeteixo, el cinisme d'una certa part de l'opinió es justificaria si no féssim alguna cosa diferent i seguíssim
consumint el temps que tenim en llarguíssimes disquisicions bilaterals que no resolen els problemes de la gent, sinó tan sols, en el
millor dels casos, els dels governants dels dos nivells involucrats.

"El preu de la mobilitat privada -pel que fa al trànsithaurà d'augmentar més
que el de la pública".

�QUADERN CENTRAL

L'ORDENACIÓ DEL TRÀNSIT
Concretament: en el tema del trànsit hem de reconèixer que la mobilitat en el centre de les ciutats, tant la pública com la privada, no
paga els costos que genera, i que, per tant, haurà d'augmentar els
seus preus. Que el preu de la mobilitat privada haurà d'augmentar
més que el de la pública, perquè la primera genera més costos de
congestió (cues, contaminació, etc). I, finalment, que les ordenances no es compleixen perquè les multes no es paguen -especialment
entre municipis diferents-, que per tant les autoritats locals, mancades a més de poders efectius directes com la retirada de carnets o
la immobilització de vehicles in situ, no podran, en aquestes condicions, ordenar mai el trànsit. Utilitzo superlatius per ser més clar,
vostès em perdonaran la contundencia.
Preus baixos de la mobilitat en el centre, que és un bé escàs; encara
més baixos en la mobilitat privada que en la pública, respecte al que
hauria de ser, i per tant pocs autobusos, mal finançats i perduts en un
mar de vehicles privats, més contaminants i subòptims, com diuen
els economistes; preus relatius de la mobilitat regits molt més per
preocupacions macroéconomiques -IPC- que pel desig de millorar
el trànsit; bombardeig insistent dels car-makers per vendre cotxes
més i més grans i potents que cada cop estaran més estona parats en
cues més llargues; timidesa de les administracions davant del fet de
la magnitud del PNB, l'exportació i l'ocupació implicades en el sector dels car-makers; impossibilitat de construir aparcaments privats
el marc d'un planejament urbanístic desfasat, que no els reconeix
el%ïràcter d'equipament i no ha previst, en general, sòl qualificat per
esta finalitat. Que pocs aparcaments en alçada trobarà vostè en
astres ciutats atapeïdes de cotxes, al carrer i sobre les voreres!
sta és la situació, llargament dramatitzada. No hi podem fer
En cas que poguéssim, ho faríem?
hem fet algunes coses. Vam gastar o comprometre molts diners
per facilitar a la ciutat una circumval.lació interna com la que tenen
París, Nova York o Madrid. I a fer una altra línia transversal de
metro, la línia 2. Vam construir cinquanta pàrquings públics o concessionals fins al 1993, i 35 més abans de la fi del 1997. Barcelona
està esdevenint potser la ciutat europea amb més pàrquings públics, sobretot residencials. Per què no pàrquings privats? Perquè
no són rendibles en comparació amb la construcció d'oficines i/o
habitatges, als preus relatius actuals.
Les motos sorolloses estan essent retirades des de fa temps; les sancions de les prefectures de trànsit han augmentat; els experiments
de permissivitat també -per exemple, en l'aparcament nocturn al
carrer, en el centre de la ciutat. Les sirenes de les ambulàncies públiques han disminuït llur estridència i tenen so discontinu i en
dues tonalitats, llevat de les que vénen de fora.
Permetin-me desitjar ferventment que en aquestes qüestions no
s'adopti solament el punt de vista macroeconòmic, sinó també el
micropolític de les ciutats congestionades, que necessiten indicacions clares que els poders extraurbans són sensibles als seus problemes, tant en matèria de preus relatius com de recursos disponibles per al finançament de les estructures i l'explotació del transport públic i en la línia d'atorgar poders efectius als elegits locals.
Diria que en aquest desig està representat el principal dels greuges
i la principal de les esperances que una autoritat local pot adreçar

�QUADERN CENTRAL

"El ciutadà de Barcelona
finança doblement alguns
dels serveis públics que
consumeix".
(F: Hospital del Mar)

"L'única solució a aquest contrasentit és el
finançament per l'Estat, via Generalitat, dels
costos de capitalitat o per serveis
voluntaris; és a dir, els costos que l'Estat i
la Generalitat s'estalvien per l'existència de
serveis municipals homòlegs".
a les superiors. A voltes, quan les autoritats superiors decideixen
posar-s'hi i atacar els problemes de la qualitat de vida en les nostres
ciutats -Pla Felipe de Transports, Pla Pujol d'habitatge, per exemple- el nostre sentiment es divideix de seguida en dues direccions.
En primer lloc, pensem: per fi un augment de recursos llargament
demanat. I, després, quants errors no es cometran des de la llunyania dels enfocaments macro o nacionals de problemes que localment coneixem fins a la nàusea?
La qualitat dels carrers, del trànsit, de les emissions sòniques, de la
congestió... encara que sembli impossible, és dominable. No radicalment, però sí significativament. La gent no demana gaire més.
Feu-nos confiança i avançarem clarament en aquesta qüestió.
No és molt diferent el meu missatge pel que fa a l'habitatge i la degradació dels barris.
Vam passar ben bé sis anys rosegant-nos els punys en aquesta matèria. Tot i que la responsabilitat la tenien persones que van ser capaces, per exemple, de transferir l'estoc municipal d'habitatge als
ocupants i d'eliminar en deu anys i sense traumes les barraques de
la Perona: quant no devem a Xavier Valls en aquests temes!.
Vam qualificar sòl d'equipament en els centres antics; vam seguir
les lentes i enrevessades prescripcions de les Àrees de Rehabilitació
Integral (ARIs); vam cercar sòl per oferir per a habitatge protegit o
públic, etc. Els resultats foren molt pobres.
Desesperançat, em vaig adreçar per escrit al president de la
Generalitat, sobre la qüestió específica de Ciutat Vella. No va servir
de gran cosa -i ho entenc perfectament; a mi potser em passaria el
mateix que a ell, si hagués d'entendre la qüestió de Ciutat Vella a
una certa distància.
Ens vam decidir per la creació d'un instrument mercantil, una societat anònima, a mitges amb sectors privats interessats en la millora del barri, per tal de fer a través del mercat -i utilitzant els
avantatges del procediment de l'ARI, tot sigui dit- allò que amb els
mètodes administratius tradicionals i les misèries econòmiques habituals no es podia fer.
Els resultats van ser considerables. Vam adquirir discretament, potser, 300.000 m2 de sostre, l'equivalent a la Vila Olímpica. Vam enderrocar algunes illes de cases, fent que el millor factor de la rehabilitació -la llum del sol- penetrés en el cor de Ciutat Vella. Vam sanejar carrers i serveis públics, construint alguns equipaments de
barri -no tants com preveien els plans urbanístics-, i vam atreure
equipaments de ciutat i nacionals: universitats, el Museu d'Art

Contemporani, el Centre de Cultura Contemporània, la Biblioteca
Provincial en el seu dia, etc.
Des de llavors, el barri ha canviat. Els joves hi van. Artistes i professionals hi cerquen ubicacions. La moral dels tres nuclis actius del
barri: associacions de veïns, comerciants i entitats benèfiques, ha
millorat. La de la policia també. Després em referiré a la inseguretat: de vegades m'he referit a la tècnica de l'esquiador de fons -un
esforç urbanístic, un esforç de seguretat, i així successivament- per
descriure el que cal fer com a marc de l'actuació pública en barris
degradats.
Però el secret de la rehabilitació està en la descentralització, la proj^
ximitat, el domini del territori. Barcelona ha tingut la sort de t
bar alhora la fórmula, els diners i les persones capaces de dirigiries
del lloc, des del districte, l'acció rehabilitadora.
Vol dir tot això que Ciutat Vella està salvada? No necessàriament.
Periòdicament retorna el pessimisme -potser perdent força. Si a
menta l'influx d'immigrants amb pocs recursos, en moments de"
terminais, la digestió urbana es fa difícil.
Déu nos en guard, d'un defalliment, ni que fos temporal, de l'acció
rehabilitadora. En deu mesos podríem perdre tres anys. La clau està
en els equips humans, de nou. Són gent que han de combinar un
profund coneixement del mercat immobiliari, amb una capacitat
de solidaritat mancada de dogmatisme per col·laborar amb entitats
eclesiàstiques igual com amb la policia nacional o els comerciants,
i una noció molt clara del que es pot i s'ha d'exigir a l'administració judicial, i també a l'administració sanitària i educativa.
Si la societat que regim fos capaç de retribuir amb alguna divisa potser altra que el diner- l'excel.lència en aquesta matèria d'una
forma tan diligent i categòrica com la que utilitza per retribuir el
talent empresarial, aquí tindríem un grup selecte de milionaris d'aquesta divisa.

�QUADERN CENTRAL

PER UN PLA D'HABITATGE l TRANSPORT
Les ciutats han après a vigilar què fan les altres. Recordin els periòdics incidents verbals provinents de regidors poc avisats, de diferents municipis, referents a l'exportació de mendicants i altres fantasmes, que, com totes les illusions òptiques, tenen sempre una
base real. El col.lectiu de mendicants, per exemple, té un sector
d'una gran mobilitat i capacitat d'informació interciutats.
Excusin-me vostès la digressió. Vostès es deuen estar preguntant: què
diables vol l'alcalde de Barcelona que jo faci en matèria d'habitatge?
Primer, no oblidar que les lleis generals no sempre serveixen: els
costos unitaris de construcció i els barems d'ingressos que s'utilitzen en la llei no serveixen per a Barcelona.
Segon, no oblidar que el municipi de Barcelona és ja acabat, ple,
curull; que no hi ha sòl urbanitzable.
Tercer, concloure per tant que l'únic sòl obtenible és a sota de cases
que cal comprar i buidar abans d'enderrocar, per dir-ho molt brutalment, i que per tant s'haurien de gastar més diners que en altres
circumstàncies.
Quart, admetre que, a la Barcelona real, més gran que la municipal,
té tanta influència en el preu de l'habitatge la inversió en metro i
bus -i túnels i cinturons- com la inversió en el mateix habitatge.
Cinquè, i en resum: sobre la base dels quatre punts anteriors, anar
a concertar un pla d'habitatge -i transport- de Barcelona, amb tots
els instruments a la mà.
tot cas, cal saber que els preus reals a Barcelona estan probablenlfcnt baixant i que seguiran baixant. Obrin vostès el diari qualseia i vegin la creixent publicitat immobiliària: hi ha competèn1'està malament dir-ho, però pels volts del 1992, darrera la
r part d'aquesta publicitat hi havia la mà municipal: a la Vila
npica, Montigalà, Vall d'Hebron, Eixample Marítim, Llars'93,
&amp;rna Rehabilitació, porxos d'en Fontserè, i fins i tot als apartaments universitaris de Bellaterra, una altra iniciativa que va engegar Xavier Valls. Sense comptar Procivesa, l'empresa mixta de la
Ciutat Vella, on espero que la Generalitat acabi col·laborant.
Aquesta ha estat la nostra política: fer habitatges perquè no pugin
de preu. Avui hauríem d'afegir: Diagonal-Mar, Front Marítim,
Diagonal-Poblenou, etc.
Nosaltres anomenem habitatge assequible aquell que es ven amb
poc marge o marge nul; és a dir, a preu de cost. Aquest és l'habitatge que promocionem. No creiem que la pobresa extrema es pugui
resoldre amb habitatges per sota d'aquest preu. Ha de ser amb subvencions o exempcions a la persona. L'habitatge barat no fa rica la
gent pobra. 1 tendeix a empobrir l'entorn, disminuint els valors de
les propietats adjacents.
És per això que vam iniciar la rehabilitació dels 4 km de façana costanera amb habitatges per a classe mitjana i mitjana alta. No volíem haver d'enfrontar el manteniment amb càrrec als pressupostos
públics de 4 km d'habitatge social: impossible.
Volíem que es destinés una part de l'estoc d'habitatges de la Nova
Icaria a gent jove de la classe mitjana, a preu de cost, en la banda
baixa dels preus de mercat; és a dir, un habitatge assequible.
Altrament hauríem faltat a la norma que ens havíem imposat i que
el mercat accepta: sempre que el municipi entri d'alguna forma en
una operació immobiliària de grans dimensions exigirà que una
part dels habitatges es destinin a aquest segment de la població.

Així va ser en l'Eixample Marítim i en la Vall d'Hebron, on vam comercialitzar dos paquets de 150 habitatges cada un sobre un total de
500; igualment a Montigalà i d'alguna forma a Bellaterra (Cerdanyola). No és impossible que els promotors augmentin la seva oferta i ofereixin dos preus en una mateixa operació, carregant el benefici majoritàriament en una part de l'operació i triant adequadament
les dimensions i les ubicacions més i menys favorables. El sector immobiliari de les ciutats centrals, on tenen tanta importància el preu
de repercussió del sòl, els valors locacionals i els ambientals -i per
tant la inversió urbanitzadora- tendirà a ser un sector amb una forta
presència pública, sia operacionalment, sia per la via del concert.
La millor resposta a la seva hipotètica pregunta -"què puc fer jo?"és la següent: Capitalitzar les operacions immobiliàries empreses
pel municipi, participant-hi com a accionista; finançar tot aquell
habitatge públic o social que el municipi em demani per endegar el
circuit de rehabilitació i per fer front a la destrucció d'habitatges
per accident, envelliment lògic -façanes antigues- o envelliment
prematur -aluminosi.
L'habitatge públic l'hem d'oferir a tots aquells als quals, voluntàriament o involuntària, la ciutat obliga a marxar de casa. I a ningú
més, en principi.
En bona mesura, aquí com en matèria financera, es tracta de posar
en marxa processos sanejats i solvents i fer front dignament a l'amortització dels costos del passat.
Tot això es traduirà en la creació d'una nova classe d'administradors urbans i empreses especialitzades, combinant l'agilitat operativa amb l'admissió d'objectius prefixats pel sector públic.

�QUADERN CENTRAL

"Per a la bona gestió del deute necessitem
la col·laboració del ministeri d'Hisenda i la
conselleria d'Economia, la implementació
correcta d'un refinançament que posi a
quinze o vint anys -comptant des del 1989el termini dins del qual fer front a les
obligacions generades per l'esforç del 1992".

El nou Pla d'Habitatge ha d'afavorir aquest procés. El pla sense el
mercat no val per a res. El mercat tot sol destrueix valors amb la
mateixa eficàcia amb què els crea.
Si els hagués escrit a vostès algun temps abans aquest últim apartat
de la meva carta, el de la inseguretat, hagués estat molt més negatiu del que ara ho serà.
Vet aquí el panorama dels últims anys: un terç de les oficines de
"la Caixa" de Barcelona atracades en un any; rebot a l'alça en l'índex de victimització que analitzem des del 1985; frustració creixent d'una policia local que només a través de moltes hores extres
i l'exercici d'un cert heroisme competencial manté a ratlla una
pressió delinqüencial sempre alta; successives recaigudes en el
desànim dels jutges i fiscals més actius en la seva sensibilitat per la

preocupació ciutadana en aquest tema: moció Bandrés sobre incompatibilitat d'instrucció i sentència, fracàs de l'operació "justícia ràpida" a la Costa Brava per falta de col·laboració d'alguns fiscals, etc.; un cos de Policia Nacional poc motivat, amb vacants en
excés i fronteres mal definides; el projecte de dignificació de la
Jefatura i sobretot de les cinc grans comissaries que avança amb
una lentitud exasperant; la millora de la situació penitenciària
-trasllat de la presó de la Trinitat i de la Model- que es produeix
també amb una morositat excessiva; un cos consular que de manera rutinària exposa les seves queixes estivals sobre la victimització turística, etc.
De tota manera, el projecte de la Carta Municipal i els Jocs
Olímpics van fer possible el tan esperat miracle: el Consell del
Poder Judicial, amb coneixement i aquiescència del ministeri i de
les autoritats judicials catalanes, va proposar la creació de quatre
nous jutjats de guàrdia i es va comprometre així a agilitzar processos i jutjar en deu dies els presumptes delinqüents de delictes menors durant els Jocs Olímpics, i, evidentment, després.
Vaig proposar als representants del Consell l'augment de quatre a
cinc dels Jutjats de Guàrdia i em vaig comprometre a trobar ubicacions apropiades. El Consell va considerar les dues alternatives:
concentració o descentralització. Amb cinc jutjats descentralitzats
es podia aconseguir fer correspondre un jutjat i una supercomissaria per a cada dos districtes. Els districtes compten, cadascun, amb
la seva estructura policial local, sota el comandament d'un oficia
Tenen el seu Consell de Prevenció i una taula de coordinació pi
cíaca, on es reuneixen l'oficial i els dos o tres comissaris quejo-

"Unes empreses
i institucions municipals
ahir deficitàries i avui
productores de dividends"
(F: Mercabarna)

�QUADERN CENTRAL

"La qualitat dels carrers
és domJnable".

"Barcelona no desertarà d'aquest doble front
d'atenció i de legítima ambició. Exigirà
aquells instruments i recursos que calen a la
gran capital d'un petit país per acomplir amb
dignitat, autonomia i responsabilitat el seu
paper en el marc de Catalunya i d'Espanya".
rresponen -encara aleshores, sobre les setze velles comissaries existents- a cada districte municipal.
No els estranyi que m'estengui en aquests detalls. Al final totes les
grans qüestions es redueixen a un conjunt de detalls.
Si Barcelona disposa d'aquesta estructuració policíaca-judicial,
serà molt difícil que se'ns escapi una millora real dels índexs de seguretat i, correlativament, de l'eficiència judicial percebuda pels
ciutadans. Si això no és així, és molt difícil, en canvi, que puguem
millorar. No els dic que és possible que s'agreugi la situació, perquè
sent conscient de la fragilitat, encara avui, d'aquestes expectatives
canvi, estic obligat a expressar-me com si aquestes poguessin no
tir i a col·laborar, en aquest cas, amb una modulació més optimiÉa del que realment crec, a mantenir la tensió i la moral que
serai necessàries aleshores. Vostès comprenen perfectament el que
vujjfdir. Però, de fet, la millora ja s'ha produït: mentre un govern de
i ordre com el de Mrs. Thatcher veia empitjorar la taxa de crimaalitat en un 50% en deu anys (1980-90), Barcelona (1985-95)
millorava en un 50% la taxa de victimització.
Podria resumir dient que el famós guàrdia de barri que existeix
des del 1994 -més de dos terços dels efectius policíacs locals estan
assignats als districtes- no apareixerà com a tal fins que no hi hagi
una justícia, no dic de barri, però sí de districte, o de superdistricte.
Paradoxalment, la proposta del Consell del Poder Judicial responia
de manera aparentment negativa a la nostra proposta de justícia
municipal, tal i com estava recollida en el projecte de Carta d'aquell
moment. Ens deia el Poder Judicial: "no ens fa falta que vostès demanin pujar a l'esglaó de la justícia municipal; ja baixem nosaltres
al de la justícia de districte". O bé: "No fa falta que vostès assumeixin un paper en el camp judicial; nosaltres desconcentrarem la nostra pròpia organització i assumim la seva preocupació".
Nosaltres ens vam sentir satisfets per aquell compromís, que ens
sembla històric.
I en realitat ens consta que el Poder Judicial no és contrari a la justícia municipal, amb un camp limitat a temes subcriminals, faltes,
accidents de trànsit, baralles de veïns, problemes de comunitats de
propietaris, arbitratges, i potser fins i tot petits delictes a la frontera del crim.
Entre d'altres raons, perquè aquesta justícia de pau de gran ciutat
solucionaria una possible inequitat constitucional de les nostres
lleis bàsiques en tractar-se de diferent manera la protecció jurídica

de la seguretat del ciutadà -justícia professional- i del camperol o
habitant de petits nuclis urbans -no professional.
Aquest és un tema que queda obert.
En tot cas, amb justícia descentralitzada o desconcentrada, municipal o no, és obvi que es crearà un camp en el qual la policia local
• de la gran ciutat podria actuar -primer en la pràctica, després formalment- com a policia judicial.
Aquests canvis poden dur-se a terme amb escasses adaptacions legislatives, per bé que sempre caldrà cuidar-ne els detalls i afinar el
sentit de la proporcionalitat. Hi ha adaptacions, com la inclusió dels
graffiti en el Codi Penal, que més valdria no haver fet. No es maten
mosques a canonades. Si s'actua, però, amb cura i sensibilitat, i si
vostès tenen la més mínima confiança en les meves paraules, creguin-me: en aquests petits canvis ens juguem en molt bona mesura
la qualitat de vida. En ells, i no només en els grans projectes legislatius, polítics o urbanístics que, tanmateix, esdevenen indispensables.
Poden estar segurs, doncs, benvolguts presidents, que Barcelona no
desertarà d'aquest doble front d'atenció i de legítima ambició. Des
del primer, exigirà aquells instruments i recursos que calen a la gran
capital d'un petit país per acomplir amb dignitat, autonomia i responsabilitat el seu paper en el marc de Catalunya i d'Espanya. Des
del segon, Barcelona vetllarà per tal que les relacions entre l'administració i els ciutadans estiguin presidides per l'eficàcia i el respecte, per la tolerància i la civilitat. I és que, al capdavall, mai no podem
oblidar que, per damunt de tot, la ciutat és la seva gent.

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                <text>Pujol, Jordi, 1930-</text>
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                <text>Article publicat al número 37 Setembre-Octubre de 1997 de BMM. En el moment de deixar l'alcaldia de Barcelona, Pasqual Maragall va enviar aquesta carta als presidents català i espanyol.</text>
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                <text>Té una versió prèvia a #1454 "Carta de l'Excm. Sr. Alcalde Pasqual Maragall al President del Govern Espanyol i al President de la Generalitat".</text>
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                    <text>Last year's Architecture Foundation debate. From left - Maragall, Hampson, Hall, Jenkins, Blair, Rogers ... and just behind, Cassidy and Booth.

London's Green Paper:
the view from Barcelona
Pasqual Maragall, Mayor of Barcelona since
1984, and leader of the city often cited as the
ideal model , sets out his reaction to
the Government's proposals for London.
h en in June 1996 Richard
Rogers and Norman Foster
invited me to a memorable session on
the future of London's government at
Westminster Hall (organised by the
Architecture Foundation) I couldn't
foresee what was going to happen, but
the atmosphere and the enthusiasm
were superb . Indeed, the character of
the developments to come is
unmatched in my recollection of similar political phenomena.
Add to this the following facts: on
July 16th, 1997 the Plenary Session of
the municipal council of Barcelona
approved unanimously the bill for a
new Charter for our city; and around
the same time the bicameral constitutional committee in Rome was legislating that the (Federal) Republic of
Italy is made up of cities, provinces,
regions and the state (no capital's');
all components on a similar footing.
Don't we live then in the midst of a
devolution revolution? Aren't we seeing the turning point of an era which
began back in 1978 with Proposition
13 in the Californian elections of that
year? Will the influence of that antifiscal revolution on the current proposals ever be recognised? Scotland's

W

Planning In London October 1997

Summary of the
Govemment's Green Paper
on London Government

Newleadership for London, the
Government's proposals for a
GreaterLondonAuthority, a
Consultation Paper can be
obtained fromthe Stationary
Officeand costs£7.10. It has a
foreword by the deputyprime
ministerwho saysthathe
hopesit 'willgeneratea great
debatein London'. Londoners
are invited to respond to 61
specific quesiionsposedby the
GreenPaper. Comments
should be sentto the
Govemment Officefor London
by October24.
Outline (Chapters I and 2)
The GreenPaperproposes a
Mayorand Assembly, both
direc~y elected. Togetherthey
will makeup the Greater
London Authority (GLA). The
Mayorwill be the executive, the
Assembly willscrutinise the
Mayor. The precise relationship
between the two and how differences between themwill be
resolved haveyet to be worked
out.
The functions of the Mayorwill
include
1 proposing the budget
2 devising strategies and action
plans
3 promoting actionto implement London-wide strategies
4 beinga voicefor London and
5 makingappointments to various bodies.
»&gt;

referendum and the July 29th Green
Paper on London are going to be cornerstones and vital tests of the depth
and scope of the devolution process,
not only in the United Kingdom but in
Europe at large.
I refer the reader to the texts,
speeches and conclusions of the
European Summit of Regions and
Cities held in Amsterdam on May 1516, 1997 to appreciate the volume and
the quality of the expectations existing
in this area of governance (internet
access: http//:www.europa.eu.int/
index/htrn),
I will comment on the Green Paper
chapter by chapter and add, in bold
characters, some comments relating
the London proposal to the Barcelona
model.
First a note on style. New leadership for London - The Government's
proposal for a Greater London
Authority - A consultation paper is an
outstanding piece of new governance
style. Clear, candid , practical, open...
and on the Internet. The authors
deserve and will get a robust feed-back.
Chapter 1 - The strong sense of
identity of the five million citizens of
London, the lack of a clear voice for it,
the fact that too many decisions
regarding the life of such a substantial
and complex community were taken
by central government and shadowy
committees seem to be obvious reasons for the proposals and very much

in tune with the spirit of the times: to
make things closer, simpler and
accountable.
Still the fact that all 'this is important not just for London but for the
nation as a whole' would probably
deserve more than a simple list of the
facts that make London important for
all of Britain, i.e., the size of the
metropolitan economy, the gateway
character of the city for the nation,
etc... Possibly, it is more than enough
for Londoners to approve the proposal,
though it might be not enough for the
rest of the British citizens to accept it.
I am convinced that devolving powers to Londoners is better not only for
them but for Britain in general. The
case for that is well made out all
through the document: What about
formalising it from the very beginning? National governments are not
made to run cities, not even capitalcities. The 10 key criteria for the new
London government are consistent
with the so-called 'Barcelona model'
which has been so well presented by
Richard Rogers and Norman Foster
and referred to by Tony Blair.
'Strategic', 'streamlined', 'consensual', 'audible', etc... In some respects
it goes beyond and improves the
Barcelona model: the coherence of the
proposal with an overall philosophy of
the government about best value targets is lacking in the Barcelona/
Catalonia/Spain case (recall that the
Page 5

�MARAGALL
Barcelona Metropolitan Area authority
was partially suppressed in 1987, following the Thatcherite example in
London of the GLC); the modesty of
the objective of being 'influential' on
the decision-making of a range of both
public and private actors is striking for
a Latin observer, be it Italian, French
or Spanish: we keep on believing that
it is Law and only Law that changes
things! The very same debate and the
way it is opened is much superior to
the Barcelona Strategic Plan consensus building efforts, except for our
'bottom-up' procedure.
Chapter 2 - The five key roles of the
Mayor seem only a consequence of the
10 criteria for the new government,
but they are really innovative. There is
not such a strong figure in other
megalopolis but at the same time
other megalopolis have mayors with
many less restrictions on their administrative action. TakeNew York: I know
Giuliani well and knew Koch very well
and their way of doing things. They
have a police force of about 40,000
strong under their direct command,
something that the new LondonMayor
is most likely not to have. Yet the
London mayor of the year 2000 seems
to be devised to have a stronger influence on the overall landscape of
Londoners' living conditions, employment opportunities and transport side
effects (pollution and the like) than
New York or Mexico City mayors actually have.
The mayor/assembly relationship in
the GLA seems to me well handled.
The smallness of the assembly will
strike many. It sounds comfortable for
the new mayor and for the taxpayer,
but the absence of local representatives
in the assembly is difficult to understand at first glance, even with a lack
of direct local executive power of the
GLA, if I have understood it well.
In Barcelona the metropolitan
municipality is a body freely decided
and constituted by the mayors and
councillorsof the metropolitan municipalities, including those from the central city, whose mayor was elected
president. The two functional bodies
created by the 1987 law (Transportand
Environment, including Water and
Waste) coexist and work together with
the municipality. Its powers were
severely limited by those of the
Page 6

»&gt;
In all thesefunctions the Mayor
will be scrulinisedby the
Assembly and the Assemblywill
also scrutinise the activities of
otherpublicly-funded bodies
and may also initiate its own
enquiries and reviews. The
Green Paperproposesthat the
Assemblyshouldhave 24-32
members.
The new authority willcover the
areaof the 32 Londonboroughs
and the Cityof London.
Electing the Mayor and
Assembly (Chapter 3)
Threeoptionsare suggested for
the methodof electing the
mayor:
the first-past-the-post system,
which meansthat the candidate
who gets the mostvotes
becomesmayor,eventhough
he or she may have received
lessthan half the votescast:
the secondballotsystemunder
which, if nonegets morethan
50% of the votes cast on the
first ballot,a limitednumberof
candidates go forwardto a second vote:and
the allematvevote system
wherevotersselectany number
of candidates in orderof preferenceand, if no candidate
securesan overall majority of
firstpreferences, then the lowest placedcandidate dropsout
and and his or her secondpreferencesare lransfered to the
othercandidates and thisprocess continues untilone candidate receives an overall
majority.
In discussing the methodof
electingthe assemblythe
Green Paperrooksat two questions:the sizeof constituencies
and the electoral system. The
constituencies could be the 32
boroughsor they could be 24
groupsof aboutthree parliamentaryconstituencies. or they
could be largermulti-member
constituencies, or evenone single London-wide constituency
The optionsin choosingthe
electoral systemdependon the
size of the constituencies. If the
constituencies are singleseat,
the elections would be eitherby
the firstpast the post systemor
by the alternative vote system. If
the constituencies are multimember,the Green Papermentionsthreeoptionsapartfrom
the first-past-the-post system:
the listsystem,which requires
electorsto vote, not for an individualcandidatebut for a party,
so that independent candidates
standno chance,
the additionalmembersystem,
whichallows a proportion of the
the seatsto be allocated on the
first-past-the-post system,with
the remainder allocated to parties on an all-London list,and
the alternative vote system,
wherevotersare required to put
candidates in orderof preference.
It is suggestedthat elections of
mayorand assemblyshould
take placetogethereyerythree
or four years. The Government
»&gt;

Autonomous Community of Catalonia.
The Barcelona Metropolitan Area covers an area containing three million
people. The Metropolitan Region of
Barcelona, only a planning device up
to now, contains 4.2 million people.
Chapter 3 - Not opening the issue
of boundaries is a wise decision. In the
June 96 meeting at Westminster Hall,
Peter Hall suggested the South East
region as the new London area but
with a central London council of the
Barcelona central city size (1.5 to 2.0
million inhabitants) and its elected
mayor presiding automatically over
the Metropolitan Assembly. I liked this
formula then, but I lack the data needed to go further in this debate.
I understand that the Green Paper
refers to a London government of
around five million citizens and 32
boroughs plus the City Corporation.
The ineligibility to vote for London
workers not living in the area is a universal rule. But mayors tend to distinguish more and more between midnight population and mid-day population, the latter being substantially
larger than the former. The real problem is the day-time popoulation getting a 'free ride' from the resident population.
How many costs induced by the
midday inhabitants are the midnight
inhabitants ready to pay for? The
drama of many American large cities
lies there: rich suburbs use the central
city during the day and forget about it
when it comes to paying taxes. The
central city or parts of it tend then to
specialise in very low income families,
as well as in congestion and decay, on
top of high costs and high rates.
London would do a lot of good to
many large cities if its new
Government were to be clear and fair
about free-riding and tax-base sharing
with the rich suburbs.
The mayor's position should obviously be a full time responsibility. My
opinion about combining rnayorship
with other elected positions is biased:
the Catalan Parliament in which I
served for two terms is but a place of
consensus building (or dissent) about
asking more of the traditionally greedy
centre of the Nation-State. No other
real debate occurs there that can help
a mayor.
On the length of terms: mayoral

jobs need a maturation time for strategic projects to develop. Two or three
terms of respectively five or four years
are nevertheless better than an unlimited number of terms.
'Candidates with access to substantial resources should not be able to
draw on these to gain unfair advantage'. Please let us know about the
ways and means of guaranteeing that.
Wewill copythem.
Chapter 4 - 'Integrate strategic
land-use planning with economic
development, regeneration, transport,
environmental and other strategies':
There is a crucial combination of different abilities and disciplines in
obtaining this main objective of strategic governance. The superiority of
local versus national or central action
is precisely the fact that urban scenarios permit the kind of 'complicities'
needed.
The Green Paper states that the
London plan took ten years to be produced and that it was then out-of-date.
The Barcelona experience vis a vis
other cities in reference to the general
plan is that an existing plan is better
than a perfect plan. The lesson of our
experience is that 40 years of nondoing (the Francoist period) allowed
Barcelonato think out just every detail
of what had to be done: access to sea
and waterfront, beltway, museums
(which ones precisely), which kind of
peripheral monumentality and downtown decongestion - everything. What
is happening today in London, from
the general government set-up to considering remodelling Trafalgar Square,
is strikingly similar. It is incredible the
amount of things that can be achieved
in these conditions in a short space of
time. The so-called Barcelona miracle
is that of doing in ten years what was
thought of in forty. Projecting and
consensus building is the most time
consuming of all phases in the
improvement of a city.
The roles of the Secretary of State,
the GLA and the boroughs seem well
devised. I would not be surprised
though, that both central and local
governments wanted more for themselves and less for the Greater London
Authority.
Art. 4.18 of the Green Paper seems
to me a statement on transport which
would be difficult to improve. Same
Planning in London October 1997

�Cassidy foresees a hands-on

mayor with power
ony Blair has done London a great service by giving his personal stamp to
the concept of an elected mayor to put London on a par with other great
world cities. He has devised a 'strong mayor' solution to London's problems.A
format which willbe repeated in other UK cities beforetoo long,writesMichael
Cassidy.
Elected mayors are a constitutional novelty in Britain and could revolutionise the role of local government and reverse nearly two decades of emasculation of councils - to the point where now 84 per cent of all local government
spending is, in effect, allocated by Whitehall. It will also help to break political
monopolies in the more industrial parts of the country and bring fresh hope to
independentcandidateswho are outside the main party machines.
In London. the mayor will be the initiator. The assembly is much more likely to be a check on mayoral excesses rather than an upper tier of local government. This is no GLC. It will have very few service-delivery functions and even
at the mayoral level the main responsibilities willbe strategic and promotional.
Because of the limited role of the assembly and the slim-line staffing
requirement for the mayor,the housing of the new entity becomeslargely irrelevant. Campingout in Docklands may appeal to some but my money goes on a
location close to Parliament because the mayor will havea lot of business with
ministers (fighting London's claim for greater resources) and very likely will
need instant access to the nest of TV companiesat Millbank.
In planning terms it is obvious that the London Planning Advisory
Committee will disappear but much of its activities will be inherited by the

T

thing with art. 4.19 and the points that
will or should be the object of the
white paper announced for next
spring.
Making transport authorities
responsible for carbon dioxide emissions and for combining from rail to
pedestrian means of moving around is
a well formulated policy which can
change the quasi-military approach to
transport typical of our great cities,
which by reaction evolves into
extreme privatisation and later on into
decay.
We all in Europe expect a lot of
London's resolution to tackle these
issues with your new-found vigour. I
always thought that without an Euroforum of those producing cars and
those producing urban roads no way
out existed. Yet someone has to force
the other one into sitting down
together. It seems to me that now the
new British attitude towards London
is going to provide such a push. Awelcome push.
Small and clean cars should be
given advantage in using the centre.
An almost empty, larger than 4 meter
long car looking for a parking place
whose cost is not much above the cost
of a subway fare, is a stupid thing to
permit. Yet cars represent freedom in
many senses and for many people, spePlanning in London October 1997

»&gt;
believes thatcampaignfunds
shouldbe strictlylimited.
The functions of the GLA
(Chapter 4)
. The Green Paperproposesa
verywide remilfor the new
authority: itsfunctions 'allcome
underthe generalheadingof
sustainable development - giving all Londoners an improved
and lastingqualityof life.combiningenvironmental, economic
and socialgoals'.It shouldbe
'equipped to thinkstrategically'
and 'ableto organise action',
"working throughexisting organisationsbut to a commonpurpose'. The functions of the GLA
are considered underthe following heads:
Land-use planning role
The boroughswill retain their
planningfunctions - preparing
theirboroughUnitary,
Development Plansand exercisingtheir development control
powers, butthey willdo so within a framework set by the new
authority. It willdo this eitherby
givingstrategic planning guidance,or by producing a structure plan,takingover the existing functions of the Government
Officefor Londonand the
LondonPlanning Advisory
Committee and operating largely independently of the
Secretaryof State.It mightbe
givenlts own development control powersover certain types of
development such as waste,
minerals, majorroadsand
development by the boroughs
themselves.
Transport
The Governmentintendsto
publisha national transport poli»&gt;

mayor's office, as will those of the
Government Office for London. It seems
highly unlikely that individual planning
applications will hit the mayor's desk, but it
is entirely possible that capital-wide policies
will be developed which the boroughs will
Michael Cassidy is former
need to accept, such as relating to high
buildings,transport co-ordination, use of the chairman of the City policy
&amp; resources committee.
River Thames and promoting economic
development.
I would like to see the mayor spearheading a drive to raise new money for
London's transport, perhaps picking up where voluntary bodies like London
First have recommended new initiatives, giving them the necessary support
and urging legislation on ministers. I regard road pricing as inevitable and perhaps part of the proceeds, along with parking income in London, might be set
aside for mayoral initiatives, which are very unlikely to be funded by any additional preceptson the boroughs.
In all this is going to be a hands-on mayor with wide ranging powers and a
huge constituency. My beliefis that political skills by themselveswill be inadequate - the job calls for executive experience, stamina and an ability to communicate. My own theory is that we have not yet seen the name emerge of the person likeliest to succeed but it is fascinating to speculate and to look forward to
the daywhen London has its first electedvoice.

cially those in need of them or newly
using them.
London should convene the great
meeting of car-makers and mayors
that will pave the way to the future: I
would certainly be there, (even if no
longer a mayor), as someone interested in cities' improvement.
Chapter 5 - The extent to which
the GLA should have access to local
taxation will depend on the willingness
of local authorities to admit the benefit
of a strategic and combined approach
to London's environment and future.
The willingness of central government
bodies to accept it seems guaranteed
by the very same production and tone
of the Green Paper.
Revenues will increasingly depend
on convincing people that intentions
and actions are well founded. Cities act
because externalities exist that the
market cannot internalise and nothing
other than a city's government can put
together the relevant information.
Such actions should lead to strategic
added value. Thus, city incomes will
have to be closely linked to the ability
of each city to put forward and 'sell' its
goals.
Every large city in Europe will end
up having its own law. London is having its own. We all welcome you back
into the family of local governance.

»&gt;
Cl'. Withinthis,the GLA will producea transport
strategyfor London. This willbe delivered by a
newlycreatedLondonTransport Authority (LTA),
separate but underthe GLA in that its members
wouldbe appointed by the GLA and it wouldbe
accountable to the GLA.
Economic development and regeneration
The Government intends to publish proposals for
Regional Development Agencies for each region
in England. Londonwill haveitsown London
Deyeloprnent Agency, (LDA). The GLA willsetthe
framework and direction for long-term sustainable
economic regeneration. The LDA willco-ordinate
action,
Environmental Protection
The GLA willcoordinate LocaiAgenda21, develop London-wide strategies on air quality, noise
reduction and otherlocalissuesto be implemented by the boroughs and otheragencies.
Culture, media and leisure
It is intended that the GLA shouldplaya leading
rolein developing the cultural mediaand leisure
sectors: the extentto whichit shouldtake over
some of the functions of existing bodiesshouldbe
decided on a case-by-case basis.
Police
A new policeauthority for the Metropolitan Police
areais proposed, withthe GLA appointing all but
one of the elected members, the otherbeing
appointed by the districts outsideGreaterLondon.
Fire services
The LondonFireand CivilDefence Authority will
be reconstituted as a boardresponsible to the
GLA.
Other Pan-London Bodies
The extentto whichtheseshouldbe brought
underthe GLA willbe considered 'keeping firmlyin
mindthe needto be strategic, stream-lined and
clearin purpose'.
Financial Arrangements
The GLA willbe subjectto the financial regimefor
localauthorities. Existing arrangements for funding
London-wide services (police, fire,transportetc.)
willbe retained. As to otherexpenses, the Green
Paperaskswhethertheseshouldbe paidfor by
localtaxpayers or central government. Viewsare
soughton how some budgetary fiexibility couldbe
achieved. No directtaxingpoweris suggested.

Page 7

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                <text>Article de Pasqual Maragall al número 23 d'octubre de la revista Planning in London sobre la governació de Londres i la Greater London Authority.</text>
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                    <text>PAPERS DE LA FUNDACIÓ/103

L’etapa nova del catalanisme
Pasqual Maragall

1

�PAPERS DE LA FUNDACIÓ/103

L’ordre adequat de l’anàlisi és
Futur del catalanisme
Passat
Present
Què fer?
Avui és més clar el futur que el passat, el segle XXI que el segle XIX. Si comencem
pel futur acabarem entenent perquè el passat va ser insuficient. Es contra la llum del
projecte que volem jutjar els seus antecedents. Es més engrescador i més útil.
Al final farem una reformulació dels termes de l’anàlisi

* * * * *
El futur té dos noms:
L’Europa de les regions
La lleialtat federal
Avui ja veiem, al final del final del s. XX, de nou, la llum d’una Europa reconciliada,
primer, amb el seu rol en el món, i per fi, amb els dimonis del seu passat.
Europa va fer imperis que portaven nom de ciutat: Atenes, Roma, i després de nació:
França, Espanya, Àustria, Britània.
Per a fer-los va regimentar tot l’entorn nacional, eliminant-ne la riquesa i pluralitat, i va
uniformitzar grans conjunts de països. Van desaparèixer Escòcia i Bavària, Catalunya
i Alsàcia, Piamont i Savoia, el Ducat de Brabant i el Califat de Còrdova.
Ara anem cap a una Unió Europea respectuosa dels Estats que l’han creada però
inexorablement abocada per això mateix a privilegiar en la seva organització l’autèntic
ordre democràtic: de baix a dalt.
Europa no serà acceptada si no garanteix la proximitat de totes les funcions que
poden ser mantingudes, o millor encara, retornades, al nivell més baix.
L’emoció de la nova Europa unida -un nou sentiment de pertanyença- va lligada
inevitablement, com a raonable condició de la seva existència, a la saludable
desconfiança envers la distància immensa que estan prenent alguns processos de
decisió (els de defensa i de seguretat, els monetaris -que hauran de ser substanciats a
Brusel.les o Frankfurt i per majoria, sense vetos nacionals).
Des de Catalunya, una de les nacionalitats, de les cultures, que van perdre pes en el
procés brutal de formació de l’Europa del XVIII i XIX, veiem amb esperança, amb
gratificació, com la nova Europa s’anuncia més modesta i més atenta a la
subsidiarietat, al seu rol subsidiari respecte dels Estats, perquè això comporta de

2

�PAPERS DE LA FUNDACIÓ/103

forma inevitable i segura la conversió paulatina dels Estats en esglaons intermedis
d’un altre procés de modèstia i devolució, ara cap a les regions i les ciutats i municipis.
Es digui el que es digui, aquesta Europa federal neix d’una forma que la fa redentora
de les realitats nacionals i culturals oblidades per la història.
Alemanya, Àustria i de forma més dramàtica Espanya i Bèlgica, ja havien encetat
aquest camí pel seu compte. Ara són Gran Bretanya i Itàlia que s’hi aboquen amb
força i imaginació. A continuació seran tots els països de la Unió que hauran de
seguir el mateix camí. Inclòs aquells que pel seu tamany i homogeneïtat no encaixen
en el model de grans regions (Països Baixos, Dinamarca, Suècia, Finlàndia, Portugal i
Grècia) hauran d’acceptar la regionalització si més no per a entrar en peu d’igualtat en
les polítiques estructurals i en les estadístiques d’Eurostat.
El principi europeu de desconfiança democràtica, referit a la distància en la presa de
decisions, beneficia els poders locals. Són aleshores algunes regions fortes i singulars
les que tenen la temptació de defensar la re-nacionalització de les polítiques europees
a condició que al costat dels Estats s’hi asseguin les regions amb competències
legislatives o amb competències de caràcter estatal, curiosa paradoxa.
Paradoxa que no resistirà la força del moviment que està situant la majoria de les
decisions en la base del sistema: la societat i els poders propers. Aquesta força és
irresistible justament perquè capgira l’ordre de les decisions i completa així, 200 anys
més tard, el que la revolució francesa va encetar però no va culminar: la devolució del
poder a la societat. Aleshores ens vam quedar en la nació democràtica, que
substituïa, a través de la seva representació (l’ Assemblea Nacional) l’antiga
Monarquia i l’antic règim autocràtic. Però el preu pagat va ser molt alt: les minories
restaven subjugades, les petites nacionalitats oprimides, les cultures singulars
anorreades.
Ara quan llegim en les decisions de la Comissió Constitucional italiana (la Bicameral)
que la República (federal) italiana és formada per comunes, províncies, regions i estat,
i que tots ells no faran més que el que la societat no pugui fer ella mateixa; o quan
llegim que en el projecte laborista britànic per a Escòcia que “la transferència de
competències és tan ampla que el document només detalla les que seguiran sota el
control de Westminster: economia, defensa, treball, qüestions constitucionals i
embriologia i abort”, quan llegim aquestes coses sentim que una pàgina de la història
està essent passada, i que la llarga recerca per Catalunya de la seva autonomia i per
l’esquerra d’esdevenir el centre de les polítiques de llibertat, està convergint cap a un
punt proper i esplèndid en què Europa superarà el seu complex americà -entenc per
“complex americà” d’Europa la seva aspiració a ser una sola gran nació amb una sola
bandera i un sol sentiment, sense identitats locals o quasi-, i es reconciliarà amb la
seva pròpia diversitat interna negada per la història. I on la gent provinent de la llarga i
dramàtica marxa per l’esquerra cap a un humanisme sempre evanescent i de vegades
monstruosament autoritari, retrobarà el sentit original de la pulsió llibertària que
l’animava des de l’origen. Catalunya, autonomista i llibertària de sempre, pot respirar
tranquil.la.
Però ha de quedar clar que en aquest joc, en el joc de la proximitat, en el de la
construcció del federalisme europeu de baix cap amunt, no top-to-bottom sinó a
l’inrevés, només hi té entrada el qui té el carnet adequat: el carnet de la lleialtat
federal, la Bundestreue alemanya, la confiança de tots en el servei a l’interès general
per part de cadascú.
D’aquí que tinguin raó els qui matisen que la subsidiarïetat europea no vol dir només
proximitat, sinó proximitat amb responsabilitat. Es exacte. Responsabilitat en dos

3

�PAPERS DE LA FUNDACIÓ/103

direccions: una, que cadascuna de les parts ha de fer-se mereixedora de la confiança
de les altres en quant a la representació i així, en els Consells de Ministres europeus
de Cultura, el land alemany que toqui representa, per torns, a tots els altres (sabran fer
el mateix Andalusia i Euskadi que la Baixa Saxònia i Baden Wurtemberg?); i dues, que
algú ha de definir quan, per raons d’eficiència i/o d’equitat, convé més la distància i
l’arbitratge que la proximitat. Però, justament aquestes raons s’han de demostrar. I
no les contràries. La càrrega de la prova passa a dependre dels nivells allunyats. No
com fins ara, que tot el que fan regions i ciutats ha de ser aprovat pels Estats: tot el
que no està permès està prohibit. Ara estem passant a dir: tot el que no és reservat
(a l’Estat) està permès -com diu la llei italiana del 15 de març de 1997, en el seu art. 2,
tot el que és de l’interès general dels ciutadans d’un municipi o regió és competència
dels seus governants, inclòs allò que fins ara han estat fent les delegacions estatals
en el lloc. Només queda exceptuat allò que l’art. 3r. reserva taxativament a l’Estat. I
l’Estat i Europa es veuran generalment observats, quasi diria escrutats cada cop que
es reservin una funció.
És impossible ser europeista d’aquesta Europa modesta i subsidiària? Al contrari:
molts només serem europeistes d’aquesta Europa. Ja n’hem tingut prou de
patriotismes excessius.
* * * * *
A partir d’aquí, podem estudiar millor, i més assossegadament, el nostre passat.
En quin punt del segle XVIII els catalans comencen a actuar en interès propi i com ho
formalitzen? En quin punt de la revolució liberal espanyola, a Catalunya, hi ha una
escissió entre els que s’esveren de les conseqüències de la revolució i esdevenen
catalanistes porucs i aquells que converteixen el liberalisme en catalanisme i,
eventualment, en federalisme?
Quins esdeveniments del segle XX (Setmana Tràgica, 6 d’octubre, 19 de juliol, 15
d’octubre de 1940) marquen l’actitud del catalanisme fins avui?
Es donen les circumstàncies d’un retorn al sentiment prevalent en els curts períodes
que van de 1898 a 1909 i de 1931 a 1933? Estaria justificat de nou aquell optimisme
català: el del sentiment de pàtria, el del discurs de Cambó al Rei (1904), el del
pressupost de Cultura (1907/8), el de l’Avi indiscutible, el del “Visca Espanya” de
Companys?
Com reformular avui un sentiment de pàtria anàleg, de la mateixa intensitat i la
mateixa generositat? Com pot Catalunya posar-se davant els qui dirigeixen la
conversió d’Espanya en un estat europeu amb tots els ets i uts?
Sabem algunes respostes a aquestes preguntes.
Però abans no podem obviar -o potser millor: podem obviar però no podem oblidar
l’eterna discussió: si el catalanisme és popular (Pere Anguera) o és conservador (J.C.
Marfany); si és cert que Catalunya només pot ser cristiana o no ser; si qui tenia raó era
Macià o Cambó, si era Prat o Maragall, si Pere Corominas (engarjolat al 97 del segle
passat) o Josep Maria de Sagarra, si d’Ors o els modernistes, etc.
Més ben dit: ara podem per primer cop no obviar aquestes qüestions i saber que,
siguin quines siguin les respostes, vist els nostre futur, el camí seguirà. Que les
respostes no ens dividiran eternament

4

�PAPERS DE LA FUNDACIÓ/103

* * * * *
Algunes coses del present, sembren ja clares: Entre
“Catalunya és Espanya”
“Espanya és Catalunya”
“Espanya no és Catalunya”
“Catalunya no és Espanya”
Només queden en peu la segona i la quarta proposta. Les altres dues, les dels anticatalans: “Catalunya és - simplement- Espanya” o bé, “Espanya no és Catalunya”, és
a dir, Espanya és una realitat independent de les parts que geogràficament la
componen, han perdut vigència.
L’ambiciós “Espanya és Catalunya” que ja es va dir entre 1898 i 1909, i que es va dir
amb emoció i respecte i bones intencions, supera al separatista i utòpic i antipàtic,
“Catalunya no és Espanya”.
L’acritud del “ells i nosaltres” i el “nosaltres sols” deixa pas al moderat “Espanya és un
fet entranyable” i al més positiu “Escolta Espanya”.
Vivim un moment esperançat.
La dreta espanyola, de grat o per força, ha de ser o aparèixer autonomista.
Es cert que alguns (com Felipe González) ens alerten: “El retorn de finals de mandat
d’Aznar al castellanisme furibund i a l’espanyolisme més arnat està garantit”.
També és cert que uns altres diuen: “L’únic interès del PP en aquest mandat és
l’abrazo de Bergara amb els bascos... i els catalans que s’ho pintin a l’oli”. Però el fet
és que ara com ara la dreta espanyola ha de pactar amb els nacionalistes catalans i
bascos (i aquests amb la dreta espanyola, sobretot a Catalunya). El fet és que el
PSOE va traslladar el 25% de la despesa pública neta del centre a la perifèria
(bàsicament a les autonomies i per això va perdre eleccions a les grans ciutats).
I el fet és també que la confusió entre Generalitat i partit és tan irreversible que els
votants que només votaven a les eleccions legislatives estan avui decidits a votar en
les autonòmiques, perquè creuen (i en el fons no els falta raó) que és la Generalitat
qui negocia a Madrid les decisions de l’autèntic govern -pensen ells-, que és
l’espanyol. “No hay mal que por bien no venga”. En efecte, vivim un canvi de
perspectives.
* * * * *
Què hem de fer?
Federalisme i diferència o federalisme i igualtat.
- som diferents:en llengua,en història, en cultura, en dret, en política,
- volem el mateix, tenim el mateix dret que els altres (nosaltres i ells)
- que cadascú triï si prefereix realitzar els serveis a casa (Mossos) o
que els facin des de Madrid (G. Civil)
Quan diem el mateix dret, volem dir que tenim dret a rebre el mateix servei bàsic per
habitant. El fet de ser més rics ens obliga a pagar més i ho acceptem, però no ens

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obliga a rebre menys. Quan diem “el mateix dret” volem dir també el dret a rebre els
serveis des de la mateixa distància, el dret al mateix autogovern.
Com conjuminar diferència i igualtat en drets? Igualtat de drets a rebre des de la
mateixa distància la mateixa aportació en serveis per persona, i diferències existents
en quant a llengua, història i cultura, són dues coses que es poden casar per la via de
la opcionalitat. Quan la desconfiança respecte dels serveis centrals és més gran, en
les comunitats més diferencials, optarem per la substitució dels serveis estatals, i en
les altres optaran per la continuïtat, és lògic. La percepció de la distància és més
aguda en comunitats diferencials.
Però els catalans no hem de construir sobre el greuge el model d’Espanya que
proposem. No podem dir: “no volem que els altres no tinguin”. No podem dir: “si a
vostès també els donen això, nosaltres voldrem una altra cosa per a seguir essent
diferents”. Si “Espanya és una realitat entranyable”, quines entranyes són les dels
catalans que no volen pels altres el que volen per si mateixos? Més enllà del sentit
comú, que nega a determinades Comunitats Autònomes el dret a anomenar-se
raonablement nacions, perquè no ho són, els negarem també el dret a autogovernarse? Quin model d’Espanya fora aquest, basat exclusivament en la desconfiança per
molt justificada que hagi estat històricament?
De tant en tant haurem de recordar que el darrer President de la Generalitat executat
sumàriament per la justícia militar espanyola no és del temps de Cromwell o de Maria
Antonieta: és de fa encara no seixanta anys i havia estat elegit democràticament. El
President Tarradellas -el seu successor quasi immediat, amb l’interval d’Irla- ho va
recordar arribant a Madrid, l’octubre de 1977. No tenim doncs dret a l’acritud? El
tenim, si hem de jutjar comparativament a altres països europeus. La mort
d’O’Sullivan a Dublin és del primer terç de segle (1908); les dels líders democràtics de
nacions de l’Est europeu són posteriors (1945-48), però la nostra acritud no té
comparació amb la ràbia irracional que ha dut a algunes d’aquestes minories
nacionals als desastres interiors que coneixem. Tampoc a Catalunya s’ha donat,
afortunadament, el procés d’involució que ha dut del record adolorit a gestos
irreversibles d’odi venjatiu, com al País Basc, per bé que la frivolitat cruel i plena de
conseqüències amb que el general Franco va escriure negre sobre blanc en el Butlletí
Oficial de l’Estat que era obligatori odiar els guipuscoans i els biscaïns, no té perdó
(“las províncias traidoras” deia textualment). Però de nou, la mort de Companys
(conduït a Espanya pel Conde de Mayalde un cop la Gestapo el va detenir a Paris, on
romania per seguir prop del seu fill malalt) ens exonera de tota demostració de
credencials: tenim dret a l’acritud.
Però tenim també l’obligació -en interès propi i per respecte a tants de gestos
amistosos i positius des de la resta d’Espanya, encara que minoritaris sovint, en el
batibull i abraonament de la desconfiança i el sarcasme en relació amb Catalunyatenim l’obligació i el deure de liderar la recomposició històrica de tots aquests
sentiments en una Espanya democràtica, federal i europea.
* * * * *
Catalunya endins avançarem per les vies concretes d’un catalanisme constructiu, ple
d’empenta i de sentit comú.
Hem portat seny en el tema de la llengua, evitant que no es convertís en l’inici d’un
periòdic passar comptes malaltís, productor de sancions, prohibicions i obligacions
que finalment o no es compleixen o generen frustracions i reaccions negatives, molt
pitjors per a la salut del català que els problemes que s’havien volgut atacar. La Llei

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del 83 s’ha de salvar com a tal, amb les modificacions que el temps obliga de fer obliga i permet- per tal que la llei segueixi sent una llei viva.
El LLIBRE BLANC de la Cultura ens ha de dir on som en política cultural -la columna
vertebral de la política catalana- vint anys després del Congrés de la Cultura Catalana.
Ha d’analitzar, per exemple, el paper de la dualitat cultura nacional-cultura civil en el
teatre, la música, l’edició, etc... Sense l’activitat dels ajuntaments i de l’esquerra no
hagués hagut ni Museus Nacionals -potser només el d’Història de Catalunya, i
encara... on l’haguessin posat?- però sobretot no hi hagués hagut altre cosa que
Museus Nacionals: ni Art Contemporani, ni Teatre Lliure, ni Picasso, ni Miró, ni
Tàpies, ni retrobament del Modernisme, ni CCCB, etc...
En el debat sobre la CULTURA POLÍTICA, que és altra cosa, referida a les regles del
joc de la política i als nous paradigmes de relació entre els individus, els pobles i el
món, així com els nous paradigmes econòmics i socials, haurem de participar en
plataformes obertes (promogudes per la pròpia Fundació Campalans, les fundacions
amigues Nous Horitzons, Encaix i Catalunya Segle XXI, i encara totes aquelles que es
preguntin honestament pel futur: Fundació Bofill, Fundació Joan Maragall, Fundació
Carles Pi i Sunyer, Fundació Utopia (J. García-Nieto), Museu de la Ciència, Fundació
Joan Miró, etc.), tant a casa nostra com a Espanya i Europa.
No és poc el que s’hi juga. Vint anys després del Congrés de Cultura que -a falta de
partits democràtics- va definir els conceptes i les polítiques públiques possibles i
necessàries a Catalunya, ara caldria una convenció catalana, o vàries alhora, que
definissin no les noves polítiques -ara ja tenim partits i Parlament, Consell Executiu i
Ajuntaments-, si no els nous interrogants, els nous temes, i el paper de la política en la
seva formulació i solució. Per descomptat, des de Catalunya: l’aportació catalana a la
re-situació de la política en la vida social.
Catalunya, segons mandat de les lleis, en mala hora aprovades al 1987, però lleis
vigents al cap i a la fi, ha d’aprovar la seva REGIONALITZACIÓ. Una de les habilitats
del catalanisme dominant ha estat la de congelar tot allò que era important i evident:
l’eix transversal, les rieres del Maresme, la divisió comarcal adaptada no al 37 sinó
successivament al 77 o al 87 o al 97, el II Congrés de Municipis de Catalunya (el
primer va ser el 1933 i va fer la Llei municipal republicana, no com ara, que s’ha fet la
llei deu anys abans del Congrés, suposant que hi hagi Congrés aquest any!),
l’abastament de l’aigua assegurat, el revifament de l’Ebre i el Pirineu, el desplegament
del Metro metropolità (valgui la redundància), la consolidació de l’aeroport de
Barcelona i del sistema aeroportuari català, el desviament del Llobregat (aprovat i
dotat pressupostàriament l’any 1986), la conversió de la Zona Franca i del Delta en la
gran Zona d’Activitats Logístiques del Sud d’Europa, la redempció del Besòs i dels
barris de la Mina i la Catalana, el Pla d’hotels de Barcelona, que es va tractar
d’impedir, la reforma del Liceu que finalment va cremar-se, el necessari nou Palau de
Congressos (aquí Madrid ens ha passat al davant i... com!), l’ampliació de la Fira, etc.
En comptes de tot això, punt per punt, el catalanisme conservador, poruc i maldestre
que ens ha dominat, ha enredat tots aquests temes: ha paralitzat la regionalització,
simptomàticament, re-enviant a Madrid el dil.lema en propugnar la província única i la
dissolució de les Diputacions -essent així que àdhuc la terminologia habitual ha
consagrat les 7 regions, administratives o estrictament planificatòries: Regió 1a. o
metropolitana, comarques interiors, Terres de l’Ebre, comarques de l’Alt Pirineu, etc.;
ha imposat una comarcalització abusivament conservadora, la del 37, al servei d’una
política partidària, d’oposició als alcaldes dels caps de comarca- sempre aquesta dèria
d’utilitzar les contradiccions reals per a inhibir tota acció, -com en la capitalitat de la
Regió 7- o bé crear contradiccions partidàries allà on no n’hi ha de reals; ha entrat en
una polèmica inacabable sobre el tram Cervera-Manresa de l’Eix Transversal i s’ho ha

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pensat quinze anys abans d’encetar el tram Vic-Manresa; ha vist amb tota fredor i
passivitat com any rera any les rieres del Maresme es desbordaven, ha dividit el
moviment municipalista creant i mantenint una associació apart basada en la
desconfiança legítima dels municipis petits i negant-se a convocar el II Congrés per
por a una onada de sentiment d’unitat.
Aquest és potser un dels actes polítics més incomprensibles i inacceptables del
pujolisme, tot i que un dels més característics; ha fet unes lleis territorials contra el
territori, malfiades, suprimint o tractant de suprimir l’àrea metropolitana -prevista en
l’Estatut-, incautant la planta d’Abrera sense compensació, així com la de Cardedeu,
nacionalitzant la taxa de depuració, creant uns ens que han nedat en liquiditat no
d’aigua sinó de diners i han generat la desconfiança dels usuaris modestos, amb els
quals no s’ha sabut negociar ni explicar i modular el rebut de l’aigua (l’única ecotaxa
existent i autèntica!); ha abandonat les Terres de l’Ebre i les del Pirineu a la
inexistència legal, fent-hi algunes obres, si, però sense cap perspectiva de conjunt,
sense cap política entenedora i ambiciosa, que han hagut de personificar els alcaldes
ardits allà on n’hi ha hagut, com a la Seu i la Vall d’Aran, on s’ha nucleat un poderós
moviment de poders locals, juntament amb els Comuns d’Andorra i els municipis de
l’Ariège; ha promès l’oro i el moro als barris més apartats i necessitats de transport
públic massiu per a sortir de l’atzucac en que el govern s’havia ficat en signar el
conveni pel Metro de Montjuïc, i ara no han fet ni l’un ni l’altre!; ha especulat amb una
Fira al costat de l’aeroport oblidant l’aeroport i la necessària tercera pista, i ara és
l’hora que tenim tres períodes al dia (8 a 10 a.m., 5 a 7 p.m., i 8 a 11 p.m.) amb
saturació de vols -prop de cinquanta moviments d’entrada o sortida a l’hora- i per tant,
desviament de tràfic potencial cap a altres aeroports, just en el moment en què la
congestió aèria a l’Europa central du les companyies a cercar nous hubs o nussos de
redistribució en el Nord del Sud d’Europa, i just quan Barajas inverteix sumes ingents
per estar prest amb una tercera pista l’any 98; i encara el nostre catalanisme arnat de
la dreta no ha entès que Reus i Girona tindran vida i trànsit com aeroports si el Prat
n’atrau més, i no contra el Prat; ha deixat tots els temes del Delta del Llobregat en
mans d’una comissió multi-nivell sense lideratge i poc operativa, i això ho pagarem
car; ha oblidat el Besòs, sumant-se tard i poc als esforços que els ajuntaments van fer
amb Borrell, Ministre d’Obres Públiques, i escatimant els diners en un tema
indiscutible, en una de les llagues urbanístiques i socials, de política territorial, més
punyents de Catalunya; és més, van contribuir a fer el problema més insoluble quan,
des del govern, es va oposar als intents de l’Ajuntament de Sant Adrià i de l’Àrea
Metropolitana per a dignificar La Mina i La Catalana, arribant a l’extrem de patrocinar
un assalt deshonest i inútil a l’alcaldia de Sant Adrià des de la Conselleria de Benestar
Social i permetent que prosperés el procés indigne d’un especulador immobiliari recolzat en advocats i jutges que van fer la llei a Catalunya, mal que ens pesi, durant
una colla d’anys- contra els regidors democràtics, que han hagut d’aguantar ¡6 anys!
d’imputacions sense base fins a la seva absolució amb tots els pronunciaments
favorables.
Brillant full de serveis el del govern territorial de Catalunya, en aquests anys! Res a
veure amb la forta tradició del pensament i l’acció territorial del catalanisme polític i de
l’urbanisme barceloní des de 1860 ençà. Res a veure amb la Mancomunitat, amb les
Jornades Municipalistes que prepararen la via pel I Congrés de Municipis, amb la lleis i
decrets de la República, tan la Llei municipal com el Decret de divisió comarcal. Ni
una aportació genuïna. Si més no l’actitud digne de J.A. Solans davant certs intents
especulatius, però al preu d’una concentració inhumana i poc eficient del control de
qualitat urbanística. Passes enrera en relació amb el tímid però valuós urbanisme de
la transició (1967, Esquema Director de l’Àrea Metropolitana; 1974, Corporació
Metropolitana de Barcelona; 1976, Pla General Metropolità, encara vigent). Desastrós
urbanisme comercial.

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Tot està per fer. Però tot està madur. Tornem a trobar-nos -qui ho podia imaginar- en
l’exaltant situació de fa vint anys, on tot estava escrit i tot per començar. Posem-noshi.
El nou catalanisme no són cabòries.
Haurà de començar perfilant el PLA
ESTRATÈGIC DE CATALUNYA, a través d’un sistema participatiu en la definició dels
dos, tres, quatre grans objectius que Catalunya acara avui, i el desgranat d’objectius
instrumentals que hi convinguin, així com el sistema de responsables del seguiment
en la seva consecució.
Les Universitats que són tot i els seus problemes de finançament i manca d’agilitat un dels sectors amb més potencial projectiu de la vida catalana, les institucions
empresarials, els sindicats i les Cambres de Comerç -que intel.ligentment
s’agermanen cercant la talla mínima, com és el cas de les dels Vallesos i el Bages i
l’Osona-, les ONG’s més significatives, les entitats culturals i esportives, la gent
d’església i de confessions religioses, de fundacions assistencials, etc., hauran de
posar-se a treballar per a fer bo, a nivell de Catalunya, el triangle ciutat-universitatempresa que en el nivell municipal, comarcal i metropolità ha donat ja el seus fruits i
ha adquirit una bona experiència operativa.
Sens dubte els temes de la qualitat (qualitat en els serveis i productes, en
l’administració pública i en les empreses) i del poder polític, econòmic i mediàtic i
comunicacional, estan en el centre de les nostres preocupacions. Els temes de
l’equitat, genuïnament progressistes, no poden ser sacrificats i s’han de reformular a la
llum de les noves circumstàncies.
Però ha de ser l’esforç concentrat, ben programat i flexiblement desplegat de les
forces vives de Catalunya, en el marc determinat pel Parlament i amb sanció final
d’aquest mateix, que perfili i concreti cada un dels temes i objectius específics de
l’acció catalana.
Si la majoria parlamentària no s’avé avui a aquest acord, nosaltres, des de l’esquerra i
el centre, hem de començar a treballar igualment. Com va fer l’Assemblea de
Catalunya fa quasi trenta anys i el Congrés de Cultura en fa vint.
Qualitat, potència i equitat són fites de vegades contradictòries. Caldrà triar. Pot
semblar que Catalunya viu millor (qualitat), però pot ser que no estiguem preparant les
bases futures d’aquesta qualitat diferencial: avui s’inverteix més públicament i
privadament al centre que a Catalunya. I no diguem a Brandenburg o el triangle
Londres-Lille-Brussel.les o inclús Lió-Ginebra-Torí. Ens podríem despertar d’aquí
cinc-deu anys amb un ulterior retardament referent a les infraestructures i fins i tot a
les mentalitats i les organitzacions. Haurem viscut relativament bé, però començarem
aleshores a viure relativament pitjor.
Potser haurem de sacrificar alguns aspectes aparents de la qualitat (una certa
privacitat tranquil.la, determinats aspectes de l’anomenat “assossec” mediàtic) si
aquest és el preu d’una vivacitat mediàtica i política més gran. L’omertà ha estat
sempre confortable però a la llarga tràgica. El silenci pietós, el respecte sacralitzat
pels valors unitaris, el “no gosar”, el diferir o no anar de dret al cor dels problemes... tot
això ens pot perjudicar.
L’aliança del centre liberal i l’esquerra catalanista és aquí de tot punt necessària.
Per exemple, és difícil d’imaginar com Catalunya pot competir amb altres àmbits si no
disposa de mitjans de comunicació que ultrapassin l’audiència dels sis milions
d’habitants, o a tot estirar els deu milions de catalanoparlants, davant uns altres, aquí

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�PAPERS DE LA FUNDACIÓ/103

al costat, que n’abasten cinquanta milions o tres-cents milions. Si ni tant sols hem
arribat a convèncer del tot els valencians que parlem la mateixa llengua, en diguin
valencià o català! Potser justament per l’encaterinament que hem demostrat en que
ens acceptessin el nom més que la cosa. En aquest camp hi ha avui grans
esperances i hem de reconèixer que el pujolisme s’ha mogut aquí amb prudència i
astúcia alhora. Veurem.
* * * * *
Els catalans del segle XXI sabem l’Europa que volem, i l’Europa que ve: l’Europa
forta, que és la de la proximitat, la de les regions i les ciutats, és a dir, l’Europa
legítima; i l’Europa forta, que és la de la Unió, perque és la de la nostra moneda, la
nostra defensa, la nostra justícia i la nostra cohesió social. L’Europa dels Estats
entesos com a garants de la Unió i garants de la devolució de poders cap abaix.
De vegades se’ns parla només de l’Europa d’on venim i no de l’Europa a la qual anem.
Anem a una Europa forta i subsidiària alhora, social i liberal, “forta però no fortalesa”,
activa però no invasora de la proximitat -al contrari defensora de les identitats diverses
i de les ciutats com a base de civilització-.
L’Espanya catalana que preconitzem hi podrà contribuir, ja hi està contribuint, però ha
de consolidar la seva cultura política, les seves regles del joc democràtic. I el seu
federalisme vergonyant, l’ha de fer explícit i diferencial.
Hem de fer el partit d’Europa, d’aquesta Europa.

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                  <text>Recull la documentació generada en relació a Pasqual Maragall en la seva activitat als partits i associacions d'àmbit polític: Front Obrer de Catalunya (FOC), Convergència Socialista de Catalunya (CSC), Partit dels Socialistes de Catalunya (PSC), Partido Socialista Obrero Español (PSOE), Ciutadans pel Canvi (CpC). </text>
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                <text>Publicat a la col·lecció de papers de la Fundació Rafael Campalans. Recull les reflexions de Maragall sobre el futur de Catalunya i de la proposta de moviment de centre-esquerra ampli que estava disposat a liderar des del PSC el 1998, tornant de Roma.</text>
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                    <text>Z'
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Mr. President

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The catalan week in New York is open.
But I hope that what we start to-day will not . end next Saturday.
What we start to-day is an attempt to link two Universities, two
cities and two cultures for more lasting period of time.
I will try to make

my

self olear about the "what" and the "why"

/ `y` of these othén&lt;/ise "just nice" words.

New York is the City, and i mean quote "the" unquote City, the
capital of cities.
I know it because I lived here for two years and I loved it
^ ^ier since.
/1' Perhaps it would be molé correct to say that I liked New York be
fore knowing.it and, dadly- enough, it appeared to me exac:tly as'
I had dreamegl it .
But when I speak of attempting to establish._°close links between
our universities and our cities, it's not

just a love affair what

I have in mind. When I speak of links I mqkn, bussiness .^^
New York

is

our ma

^y

cet . r

New York is both our supply and our demand market.
New York es one of the greatest

aniskspeaking

cities i n the

wolld .
New York has been the refuge of our exile in the forties as it
ha been for the rman intelectuals since.the thirties.
Three hundred meters from here,

at

the ew School a host o

ropean scholars found a place to make international science:
Marcuse, Habermas, Mongentaav, our own Fernando de los Rios
were there.

�2.

Here at N.Y.U., Nicolás Sánchez de Albornoz, Var6, Regalado and

so many other, keep alive the ipanish contribution to world culture and science.
Same thing Carmen Zulueta at City University, Margarita Ucelay.at
Barnanos College and George Collins in Columbia. George Collins
is I am sure the greatest scholar in Gaudi, our most original and
probably most well known modernist architect.
It's with fresh sorrow that I have to'teil you that the architect
Josep Lluis Sert died last Monday, his body incinerated in Barcelona and his ashes-taken to the small,island of Ibiza.
J

Sert, the Dean of the Har~d School of design for many years, was
the builder or your Roosvelt Island, these scalated wasses.of glass
that I have just seen again coming home this morning thru the Frankin Roosvelt hilway.
New York is our malket and is also a bit of our city, of our abi^ity to build cities and culture, of our mediterranean sense of
proportion and space.
Honestly you should VIcognice us this bit officontributian in the
formation of this city.
ctalan^_musi^c,
^-dtalan and^paThis week Y .ou are invited to know t-.
anish prints made in Barcelona which is the publishUcapital of the
panish speaking world,ca talan art cocuing from thef city that for1:3
med Picasso, Dali, Miró and Tàpies, even catalan cooking-.wednesday

evening in the dinner that I wil have the pleasure to offer to you
Mr. President (Mr. Mason)
- Next Thúrsday we wi2l ptesent al,Ithe Súseua[:µof Modern Art the pro ject of rebulding the German pavihlion# designed ,by Mies V.t^n
der,
^., .
Rohe in 1929 for the World Fair,'of Barcelona

�3.

But even more important: next September, the annual lectures
of the "Barcelona-New-York Chatedra" will begin here at N.Y.U.
and

I

hope that the University of Barcelona will host annual -

lectures on the New York urban culture from september 84 on.
So, what are beginning to day is something permanent,

it '&lt;.s

not,

just a show week.
f
Let me end, Mr. President daring to say tl^ it is not only in
our interest as citizens of the world to be present in the world
city but that it is also in your 3.nterest to be present in the
capital of the mediterranean w ich, after all is the origin of
our common history and civilization. Specially when Spain is
again in the way of helping the SpanislA. speaking world to build
a democratic model of social life.
It is in this context that Barcelona
require .
Thank you, Mr. President.

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glad to both offer and

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            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Aquest document forma part del fons municipal de l’Ajuntament de Barcelona (productor de la documentació) i és còpia digital de l’original custodiat a l’Arxiu Municipal Contemporani de Barcelona.</text>
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        <name>EAD Archive</name>
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                    <text>AYUNTAMIENTO DE BARCELONA
PRESIDENCIA

ANTE TODO RECIBAN MI BIENVENIDA A ESTA MANIFESTACIÓN QUE
PUNTUAL EN EL TIEMPO REPRODUCE LA CARACTERÍSTICA MAS SIGNIFICATIVA DE NUESTRA CIUDAD: SU CAPACIDAD DE CIUDAD ABIERTA CAPAZ DE
ACOGER LAS INICIATIVAS DE TODO ORIGEN PARA PRESTARLES EL MARCO
ADECUADO. CONTEMPLANDO EL RECINTO FERIAL SE ME OCURRE QUE EN PO
CO DIFIERE DE LAS MÚLTIPLES PLAZAS QUE SE DISEMINAN A LO LARGO
DE NUESTRA CIUDAD. BARCELONA ES UNA CIUDAD DE CALLES Y PLAZAS;
Y SUS CIUDADANOS LAS UTILIZAN PARA RELACIONARSE, PARA ENCONTRAR
EN ELLAS LOS SERVICIOS, LOS CLIENTES, LOS AMIGOS ... QUE SON LA
ESENCIA DE LA VIDA CIUDADANA. EN ESTA GRAN PLAZA DE LA FERIA SE
REPITE ESTE FENÓMENO. LAS PIEDRAS DE LOS EDIFICIOS, LAS NAVES
DE LOS PABELLONES SE PONEN AL SERVICIO DE LOS CIUDADANOS DE LA
FERIA. LA PRESENCIA HOY AQUÍ DE ALTOS REPRESENTANTES DEL GOEIER
NO DE LA NACIÓN Y LA REPRESENTACIÓN DEL GOBIERNO DE LA GENERALITAT, DE LOS RECTORES DE LA FERIA, DE LOS EXPOSITORES Y DE LOS VI
SITANTES, CONVIERTE A TODOS ESTOS EN USUARIOS DE ESTA GRAN PLAZA
Y POR LO TANTO, EN CIUDADANOS DE BARCELONA. A TODOS LES DOY LA
BIENVENIDA Y MIS MAS EXPRESIVAS GRACIAS POR HABER ACEPTADO ESTA
CIUDADANÍA.

MARIA AURELIA CAPMANY ME EXPLICABA HACE POCOS DÍAS CON SU
AGUDEZA CARACTERÍSTICA, QUE LAS CIUDADES PUEDEN AGRUPARSE EN DIFERENTES CATEGORÍAS: LAS CIUDADES EN TORNO AL PALACIO, LAS CIUDA
DES EN TORNO A LA CATEDRAL, LAS CIUDADES EN TORNO AL CASTILLO Y,
FINALMENTE, LAS CIUDADES EN TORNO AL MERCADO. BARCELONA ES UNA

�AYUNTAMIENTO DE BARCELONA
PRESIDENCIA

2.

TERIORES, HA SALIDO DE SU ENTORNO PARA ACUDIR AL MUNDO. ESTE ES
NUESTRO GRAN RETO. MIRAR AL PASADO NO SIGNIFICA OTRA COSA PARA
NOSOTROS QUE CONTINUAR FIELES A LA NECESIDAD DE APERTURA Y ACEP
TACION; A LA NECESIDAD DE MIRAR HACIA AFUERA Y PROGRESAR.

ESTOY SEGURO DE QUE TODOS ESTAREIS CONMIGO ATRIBUYENDO EL
VALOR SIMBOLICO QUE LA FERIA TIENE PARA BARCELONA, PERO LOS VALORES SIMBOLICOS QUE CONSERVAREMOS Y POTENCIAREMOS HAN DE SERVIR
PARA QUE ACEPTEMOS EL RETO DE CREAR NUEVAS FRONTERAS Y NUEVAS FINALIDADES. BARCELONA QUIERE SER EL MARCO DE REUNIÓN DE LOS CIUDADANOS DEL MUNDO. BARCELONA QUIERE, DE AQUI A DIEZ AÑOS, SER
EL MARCO DE LA GRAN FIESTA DE LA JUVENTUD DEPORTIVA DEL MUNDO.
POR ESTO IMPULSAMOS NUESTRA CANDIDATURA A LOS JUEGOS OLÍMPICOS DE
1992. SERA LA RESPUESTA AL RETO DEL PRESENTE IMBRICADA EN LA RES
PUESTA QUE DIERON LAS GENERACIONES DE NUESTROS PADRES Y NUESTROS
ABUELOS A LOS OBJETIVOS DE SU EPOCA.

ME GUSTARIA DIRIGIR DESDE AQUI UNA MIRADA A LA PROXIMA,
CASI CONTIGUA CIMA DE MONTJUIC. ALLI UN ESTADIO OLIMPICO, HOY
EN MUY MAL ESTADO, ES EL TESTIMONIO DE UN ESFUERZO QUE NO PUDO
CULMINAR. VOSOTROS VAIS A SER TESTIGOS,A TRAVES DE ESTA CITA
ANUAL, QUE ES LA FERIA, DEL CAMBIO QUE PROGRESIVAMENTE SE IRA
PRODUCIENDO Y QUE SE ORDENA A PROSEGUIR CON LA VOCACIÓN ABIERTA
DE BARCELONA AL SERVICIO DE LA CIUDADANÍA DEL MUNDO. QUIERO
QUE RETENGAIS ESTOS DOS ASPECTOS DE NUESTRA ACTUAL VOCACION OLIM
PICA. EL PRIMERO ES QUE NO QUEREMOS PERDER A LOS CIUDADANOS QUE
HOY SE REUNEN EN ESTA INAUGURACIÓN: QUEREMOS POTENCIAR LA FERIA

�AYUNTAMIENTO DE BARCELONA

3.

PRESIDENCIA

RA, DEL DEPORTE Y DE TODAS LAS MANIFESTACIONES QUE CONSTITUYEN
LA RAZÓN DE SER DE LA CIUDAD Y LA RAZÓN DE SER DEL PROGRESO Y
EL CAMBIO EN NUESTRA CIVILIZACIÓN.

HEMOS MIRADO HACIA MONTJUIC COMO SIMBOLO DE

UN

FUTURO DE

BARCELONA. DIRIJAMOS AHORA NUESTRA MIRADA HACIA LA ARTERIA QUE
NOS HA PERMITIDO LLEGAR A ESTA GRAN PLAZA DE LA CIUDAD. LA
GRAN VIA DE LAS CORTES CATALANAS QUE, SIN SOLUCIÓN DE CONTINUIDAD, ENLAZA NOCLEOS ANTES DIFERENCIADOS Y QUE HOY FORMAN PARTE
INSEPARABLE DE LA AGLOMERACIÓN METROPOLITANA DE BARCELONA. ALGUNOS DE VOSOTROS, PARA LLEGAR AQUI, HABEIS ATRAVESADO MAS DE
TRES MUNICIPIOS SIN QUE EL PAISAJE, SIN QUE LAS PIEDRAS,

OS

PER

MITIESEN DETECTAR ESTOS CAMBIOS ADMINISTRATIVOS. LOS QUE CONOCEIS MAS DE CERCA A NUESTROS CIUDADANOS SABEIS PERFECTAMENTE
QUE LA CALIDAD DE BARCELONES ES MAS UNA REALIDAD DEL ESPIRITU
QUE UN ORIGEN ADMINISTRATIVO. BARCELONA ES UNA CAPITAL DE ESPAÑA, ES UNA CAPITAL QUE SE VA HACIENDO A MEDIDA QUE CATALUÑA, ESPAÑA, EL MEDITERRANEO Y LA COMUNIDAD MUNDIAL ASI LO HAN REQUERIDO. YO ME ATREVERLA A DECIR, ASI LO HAN DECIDIDO. OS RECUERDO
ESTO Y LO SIMBOLIZO EN LA AVENIDA DE LAS CORTES CATALANAS PORQUE
ESTA SE CONSTRUYO, SE URBANIZO SE MODERNIZO DE LA MANO DE DOS
GRANDES EXPOSICIONES DE LAS CUALES ES HEREDERA.
RIA DE MUESTRAS DE BARCELONA.

Y OS DIGO

LA ACTUAL FE-

ESTO TAMBIÉN PORQUE

SO

LO EN EL MARCO DE UNA METRÓPOLI DE TRES MILLONES Y CUARTO DE HA
BITANTES, SEREMOS CAPACES DE CONTINUAR OFRECIENDO LA CAPITALIDAD, EL CAMBIO TECNOLÓGICO, LA CULTURA, EL OCIO, EN UNA PALABRA
EL ATRACTIVO QUE HAN DE HACER PERDURABLE A ESTA FERIA Y POSIBLES

�AYUNTAMIENTO DE BARCELONA
PRESIDENCIA

4.

OS DIGO ESTO TAMBIÉN PORQUE LA FERIA NO SE ENTIENDE SIN
ESTE GRAN MERCADO DE OFERTA Y DE DEMANDA CONSTITUIDO POR LA INDUSTRIA, EL COMERCIO Y LOS SERVICIOS QUE SE GENERAN EN TORNO A
LA METRÓPOLI. OS DIGO ESTO TAMBIÉN, PORQUE ESTOY SEGURO DE QUE
NUESTRA GENERACIÓN SERA CAPAZ DE CONSTRUIR ESTA NUEVA CAPITAL
DE ESPAÑA Y DE CATALUÑA CON RESPETO Y SIN BRUTALIDAD, ACEPTANDO
COMO SUYOS LOS OBJETIVOS DE DEMOCRACIA Y PRESERVACIÓn DE LA IDEN
TIDAD DE CADA UNO.

NO QUIERO OCULTAR MI SATISFACCIÓN POR EL HECHO DE QUE ESTA INAUGURACIÓN SEA UNO DE LOS PRIMEROS GRANDES ACTOS POBLICOS,
DESPUÉS DE QUE LA CIUDAD ME CONFIASE LA PRESIDENCIA DE LA CORPO
RACIÓN MUNICIPAL. QUIERO APROVECHAR ESTA OCASIÓN PARA REITERAR
A LOS CIUDADANOS DE BARCELONA -Y REPITO QUE A TODOS OS CONSIDERO
ENTRE ELLOS- EL PROPÓSITO QUE HE ASUMIDO YO MISMO Y TODA LA CORPORACIÓN DE ATENDER CON GRAN PRIORIDAD A HECHOS Y CIRCUNSTANCIAS
COMO LA PRESENTE. AQUI OS REUNIS NO SOLO PARA REALIZAR UNAS
TRANSACCIONES COMERCIALES, SINO PARA CONSTATAR EL ESFUERZO DE
LA CIUDAD EN OFRECER UN MARCO IDÓNEO DE SOLUCIÓN DE PROBLEMAS
Y ENFOQUE DE PERSPECTIVAS. CONTINUAREMOS ESFORZÁNDONOS EN ESTE
CAMINO. AQUI SE REUNEN MIEMBROS DEL GOBIERNO DE ESPAÑA Y CATALU
ÑA Y CONSIDERAN ESTA PLATAFORMA COMO EL LUGAR PERFECTO Y ADECUA
DO PARA REFLEXIONAR SOBRE EL ESTADO DE LA ECONOMIA ESPAÑOLA E
INTERNACIONAL. CONTINUAREMOS ROGANDO A NUESTRAS AUTORIDADES ES
TATALES QUE MANTENGAN FIRME ESTE COMPROMISO EN EL FUTURO. AQUI
CATALUÑA OFRECE UNA MUESTRA DE SU VITALIDAD IMPULSADA HOY POR
LA RECUPERACIÓN DE SUS INSTITUCIONES. CONTINUAREMOS VELANDO

�AYUNTAMIENTO DE BARCELONA

5.

PRESIDENCIA

CAPITAL ECONÓMICA E INDUSTRIAL DE CATALUÑA POR UNOS DÍAS. ESTE ES NUESTRO COMPROMISO Y NUESTRA OFERTA QUE SE ARTICULARA SO
BRE TODO ESTANDO ATENTOS A LAS REALIDADES Y ANHELOS DE LA FERIA.

ESTA MISMA FERIA ES UN EJEMPLO PATENTE DE LA CONFLUENCIA DE INTERESES Y ESFUERZOS DE LA ADMINISTRACIÓN DEL ESTADO,
DE LA ADMINISTRACIÓN DE LA GENERALITAT DE CATALUÑA, DEL AYUNTA
MIENTO DE BARCELONA Y DE TODOS LOS CIUDADANOS, AGRUPADO EN TOR
NO A LOS ÓRGANOS RECTORES DEL CERTAMEN, EMPRESARIOS, TECNICOS
Y TRABAJADORES DE LAS EMPRESAS QUE EXPONEN O DE LAS INTERESADAS POR LOS PRODUCTOS EXHIBIDOS, CIUDADANOS ANÓNIMOS QUE VISITAN LA FERIA Y LE OTORGAN ESTE CARACTER DE FIESTA CIUDADANA.

NO QUIERO PUES, DEJAR DE APROVECHAR ESTA OPORTUNIDAD PA
RA, UNA VEZ REITERADA MI BIENVENIDA A TODOS Y EXPRESADO UNA VEZ
MAS MI AGRADECIMIENTO A LOS QUE HAN HECHO POSIBLE VOLVER A CUM
PLIR ESTA CITA EN EL TIEMPO, SUBRAYAR DE NUEVO QUE LA FIDELIDAD
DE BARCELONA A SU FUTURO DE SERVICIO, A LA CULTURA, A LA ECONOMIA, AL COMERCIO, A LA MEJORA DE NUESTRA SOCIEDAD, ES SOLIDARIA,
SE SIENTE SOLIDARIA DE LA AMBICIÓN DE TODOS VOSOTROS EN ESTA
GRAN TAREA DE TRANSFORMACIÓN Y PROGRESO.

EL ESFUERZO DE BARCELONA JAMAS LO ENCONTRAREIS DEFICITA
RIO AL CUMPLIR ESTE SERVICIO.

MUCHAS GRACIAS.

�</text>
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                    <text>SALUTACIO
Tota iniciativa és sempre un repte, és una evidència que la
il.lusió és el caliu que fa que cada dia hi hagi noves realitats que mostren la trajectòria del progrés de la nostra ciutat.
Com a barceloní, com a alcalde, com a alcalde vostre vull fer-vos partícips de la meva satisfacció per l'aparició dels
Quaderns d'Informació de la Guàrdia Urbana. Certament, els
canals d'informació són un element fonamental en el desenvolupament de qualsevol organització.
Aquest any s'acompleix el cent quarantè aniversari de la crea
ció de la Guardia municipal. Aixf, des de l'any 1843 Barcelona compta amb un permanent representant qualificat en els seus
carrers. Cent quaranta anys de tradició i servei al ciutadà obliguen, cada vegada més, a sostenir aquest esperit d'exigència tan característic i peculiar del nostre poble, que sent com a pròpies les qüestions lligades a les seves institucions.
La Guardia Urbana de Barcelona, com d'altres realitats de casa
nostra, és un punt de referència important per als Ajuntaments
catalans així com per a d'altres d'arreu de l'Estat. Aquesta
és una responsabilitat que, sense que ens faci pensar que ja esta tot fet, ens exigeix a esforçar-nos encara més en el treball de cada dia, cercant noves idees i potenciant les tasques
de formació com un element primordial. A l'Escola de la Guàrdia Urbana correspon una gran part d'aquesta responsabilitat,
intervenint com a motor i suport de noves iniciatives, de les
quals aquests Quaderns, entre altres, en són una mostra.
$óc coneixedor que la professió policial urbana exigeix sacrifïcis i abnegació i que, a vegades, el risc voreja i està present
en les seves actuacions. Les ingratituds són moltes, però també les satisfaccions configuren i acompanyen la possible sensació de solitud en el carrer,

�La dotació de recursos i mitjans materials és fonamental en
tota l'activitat professional. En el meu esperit i en els
dels meus col.laboradors de la Corporació hi ha la intenció
d'anar a una tecnificació de la protecció ciutadana, amb la
convicció que l'elevat sentit de la professionalitat, condició irrenunciable de la nostra institució, permetrà sostenir
el nivell de servei propi de la dignitat que la nostra Ciutat
mereix.
Barcelona, com totes les grans capitals, continua creixent en les seves exigències com també ho fa la complexitat de la
seva gestió, però això no ha de ser mai un impediment a l'apro
pament entre els ciutadans i l'administració.
Es en aquest context, en aquesta dinàmica, que la descentralització i la informació adquireixen una funció protagonista relle
vant, tant a la Casa Gran com en els Consells municipals dels Districtes,
Els Quaderns d'Informació de la Guardia Urbana poden ésser un canal eficaç de circulació d'informació on es pugui reflectir
i fer viure les particularitats de cada districte, de cadascuna
de les unitats i de cada servei al conjunt de totes les àrees municipals i al col.lectiu de persones i de patrimoni que treba
llen al servei de la Ciutat.
Vull fer una especial menció a les dates, tan nostres, que Barcelona viu cada mes de setembre amb motiu de les festes de la Mercè i la corresponent a la de la festa patronal de la Guàrdia
Urbana.
Les primeres representen per a qualsevol barceloní dies de joia,
però també signifiquen per als membres de la Guardia Urbana una
proliferació dels seus serveis.
La segona, és una jornada de particular emotivitat i d'identitat
professional, però també una mostra de la voluntat de projecció
ciutadana d'aquest Cos, que enguany s'ha concretat en l'organització de la Setmana de la Guàrdia Urbana, que amb molt de goig hem incorporat al Programa de les Festes de la Mercè.

�Des d'aquí, la meva salutació i felicitació per a tots els
membres de la Guardia Urbana.

�</text>
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                  <text>Aquesta sèrie agrupa els documents sorgits de la funció representativa de l'exercici del càrrec d'Alcalde de Barcelona.</text>
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Maire de Barcelona, Présidant de l'A írú Métropolitaine de Barcelona
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et par
^^ ord^: [;^^ ^^{µ PA Lb'

4lice-Prési,r7'i:nt de l'Aire. Métropolitaine dé B arcelo na, Cor1^ effiFer Municipal de Barcelona

La dis,'erib^.ftio;E de le {;onulaetiQn et surtesut de !'as;t:'s,aité
économique sur le continent E?i.r'23péHrE nous lpermet d'C1CSrueiF:er le 6;e?e n,te Cï; C'+é"séSE ÍFiiii.+r:? C7éifl^.YL1p'p?énf3&gt;Ït .scQ}•rl j-:-tic;E:;^. Nous por.ada„n.0 d;st,irsgct4r une Europe du itf¢rel
du Centro crrmpr?rtd du Rhin, le Centra Gi; l^3
N,?r&gt;i de la F1é;su.l.;6ir•iu;s Eédérala Ql!ernar.da, l a ré¿ior3 littorete •beig:.= et hellanciaiso, a'srsi que l e s ré;,ainns de Paris
ot de Londres), fo rtefrardrst ïridustriali£le et dé&lt;&lt;oioppér,.
L.'c:nsc-,rlale de ces zones rcapri`ssrerrte 17,8 % de la papulation, 37,7% da i!'aativixé ir-ECl:istrieilf; européenne totale et
31,1 `36 de l'activité tei'tfaire.
ci5té C€3t'i:L' zona, nous pouvoris distingue: una a ire
de t.iétlE:;e:p; errtent rnoiri i;`:iMi.efite.f`L et R 'inrla.istrialissatiori
in'íérieure qui ene;loba:rait l a plus grande laei-tie d e !Italia
et de l'G:st:iu;ne ziE:si qu'une partís de la Franco.
1-? $'fstf:rfe des Nilles e n Europe s ftiscrit+rans cetts pralaaI;.:,ü&gt;&gt;ion G3ém„p gra.;.attBGii,Et1 et éconornique. On pout y ctistinguer un a.;e c'urbar•i.°aation qui reli;.rait Londres - Rhin 1-;,:&lt;l,r C:o;Penhagt,ica, a;icgE.E ei s'integ re Paris et dans l e ,quel
une fig:ze de pénétra •tion suit le eours du Rhin jusrlE,E'a3
i;.'ts:€-&gt;ich.

A !'íntérieur de la Catalogne, 70 % de la population se
cáncentrent dans l'aire métropolitaine de Barcelona.
Cene donnée met en évidence le fait que la polarisation
au niveau européen co-nnait un prolongement identique
au niveau espagnol et au niveau • catalan. au
niveau métropolitain, on peut parler de la f_,olarisation qui
se produit dans la vine centrate de Barcelone, oú sur une
surface de 100 km' se concentre plus de la moitié
(1.700.000 habitants) de la population métropolitaine.
En resume, la situation de Barcelone à I'égard du systéme urbain espagnol lui permet d'exercer une importante fonction de contact avec le réseatr urbain du Nord
et surtout de Sud de I'Europe. D 'un cutre cené, l'arc
Nord -Ouest de la Méditerranée dans lequel s'iïatégrent la
Catalogne et Barcelone sert égalernent de trait d'union
aves les pays de Sud méditen-anéen. Par conséquent,
nous pouvons considérer que Barcelona occupe une
place périphérique p ar rapport au noyau économique
européen, mais qu'elle a dés fonctions importantes
cornme point de contact entre cette zone et la zona économique rnéditerranéenne.

La s(r?:EC'ti,Ci?' ESrbaiCre d es rtlYgio;iá du Sud euro7éen presente !E:? G'-:.]r: rtrii'G plus dispersé Et les centres uC:Ssiii$ l es
d'un are Er1iagiL'-.a::¢*, qui
plus importantssF4 si:^SÜ+Yç lelona.
s'é t:erítli"aFt entre Naibf?es -• Milán -- Lyon - Valence et la
mor.

B A á i C EL O.eri1`E
ET LES ft UdRES AÍRES MÉMC'áPOLs9TAIiti'ES.

1..1 CATA .,OG11á :' ET L'AIRE !°^.`"t-:.OPOLIx'Adt,;'?'"
lyA Rk.rb•ti t..1°drE EN ;'^çgROPF.

On peut considérer la récente évolution de l'aire métropolitaine de Barcelone cornme le résulta'c du modéle éccnornique et territorial de croissance q u e l'Espagne a
adopté à parar des années soixante.

L'cmplaceïner,t de Barcelone à I "ext r eme du sous;,y: ri:érnc de vilies dans le Sud européen lui confére une
pc,sftion de ;onction entre celui-el et le sous-systérne
a.irbain espagnol que nous pou •,rons definir cornrne dispersé et radiocentrioue, à partir d'u n e capitale.
f: l "intérleur du systérne espagnol de vies, Barcelone et -

iti sous-systéme catatan s e situent sur laxe de littoral
m=,c.aiterranéen et représente le contre--poids économique
et dérnograpnique à la position de capitale que détient
Madrid.

ÇO

Parmi les traits les plus caractéristiques de l'aire métropolitaine de (3arcelone, cornme conséquences de ce processus, nous pouvons rnentJonner les suivar-rts :
Prerniérement, un processus rapide et intense de croissance démographique et urbaine derive de courants
d'immigrations beaucoup plus éievés que dans les autres
aires rnétropolitaines d'Europe. f3appeions que le taux
annuel de croissance démographique d e l'aire métropoiitaine cie Barcelone, dans la période 1950-1981, a été d°
3,3 %. En termes absolus, l'aire métropolitaine est

�passée de presque deux millions en 1 950 à plus de
quatre miilions en 1 98 1, avec la circonstance aggravante
que plus de la moitié de cet accroissement s'est produit
dans la décennie 1960 -1970.
C7euxièmenient, un haut degré de spécialisation.irtdustrielle dans la production de biens de consommation de
masses, durables ou.non (textiles, autornobiles, papier et
arto graphiques, etc...) et de biens d'équipements spécif`ic;ues (macFaines-outils, machines pour i'industrie' spéciaiisée, otee.). L'occupation índustrielle se situe aux environs de 48 % de I'occupation totale, chif-fre uniquement
comparable avec ceux de Lyon (48,6 %) et Turin (58,6 %)
et supérieur à ceux des principales villes européennes.
F'arallèlement au phénomène décrit dans le point précédent, en cosiste à un manque manifeste de spécialisation
da:..s les secteurs tertiaires, si l'on compare avec les
autres aires métropolitaines européennes.
Finalement, et au niveau tenritorial, nous pouvons sigr!aler le haut degré de concentration dérnographique et
éconornique dans le centre de Barcelone et les difficultés
pour réduire la conáentration métropolitaine aussi bien
au niveau résidentiel qu'industriel.

iÉTÉF OG NÉI É DE LA CRISE
La crise économique,' amorcée eh 1973, n'a pas affecté
de maniere homogène les différentes régions et zones
urbaines, comme on peut l'observer, par exemple, sur les
données ciu chámage. L'explication la plus simple - de
cette infiuence inégale, bien que généralisée, de la crise repose sur le fait que le modèle de croissance qui est
entré en crise est également un modèle desequilibré
daus son aspect territorial. Les aires industrielles et les
aires urbaines qui étaient celles qui fondèrent le modèle
de croissance des années soixante sont égalernent celles
qui ont reçu le plus fortement l'impact de la crisei éconornique.
Clans le cas concret de l'aire métropolitaine de 13arcelene, les traits que nous venons de décrire, sont évidents.
En tant qu'ensemble fondamentalement urbain et industrial, cette aíre a- polarisé, quel que solt I'indicateur que
ron veuille considérer, une part très importante de la
croissance économique espagnole et la plus grande
partie de la croissance catalane. Cette aire subit aussi, en
ce rnoinent, de manière comparativement plus accentuée, les effets négatifs de la crise économique.

Cetto situation impose done à I'A.Nii.B. la nécessité d'une
.intervention économique locale, afín d'absorber les coeits
iné g aux de la crise-, et d'établir un nouveau modèle de
croissance économique. C'est en cela que doivent consister les deux grands ases de le politique économique
locale, bien que ses résultats dépendent évidemment'
d'un ensemble de décisions et de politiques nationales et
internationales c.lui échappent à sa sphère d'infiuence.
l..es coits inégaux de la crise se manifestent surtout dans
certains groupes sociaux et ils doivent étre tractés avec
une actuslisation sélective que seules peuvent réaliser
les autorités locales plus en contact avec les citoyens et

leurs besoins les plus immédiats. Je pense qu'il est bon
que les autorités locales rappelient constarnment aux
autorités supérieures, regionales et nationales, les effets
territoriaux, sectoriels que les divers traitements écono- miques produisent comme résultats.

A PoalR TA^GES ET DESLAVAN AGES DES AIRES
I L
MÉ ROPOt.I
AélïíE DA
TI! G lSSYd'i!é DE LA GR SE.
Cependant, avant de commencer à analyser les diverses
politiqueo, il convient de souligner un conditionnement
préalable qu'il est difficile de changer, malgré les désirs
utopiques qui, parfois, les font croire modïfiables : la concentration urbaine, économique et dérnographique d.e
l'aire métropolitaine de Barcelone. L'impact de la crise ne
peut se résoudre en diminuant à court terme la concentration de Barcelone, de méme que l'on ne peut établir le
nouveau modèle économique sans le fonder sur les avantages de la concentration autour de Barcelone.
L'aire métropolitaine de Barcelone, plus ou moins vaste,
à noyau plus ou moins rnultiple, plus ou moins dense
dans le centre, plus ou moins déconcentrée, continuera à
conditionner la croissance et le modele économique
catalan et sera, pendant longtemps, le facteur le plus
décisif, qualitativement et quantitativernent, du futur de
la Catalogne.
('armi les facteurs qui limitent les possibilités des processos de déconcentration, nous pourrions mentionner :

1) La localisation du stock actuel de structures physiques
(bátiments, infrastructures, etc...).
2) Une partie très importante de tous les nouveaux
investissements, aussi bien publico que privés, consiste
en renouvellements qui s'opèrent normalement dans un
méme lieu, ce qui laisse peu de marge pour la déconcentration des investissements. On accorde de plus en plus
de valeur à la réhabilitation et au maintien du stock de
capital existant, en particulier en périodes de crise économique et d'investissements.
3) Les unités économiques famiiiales présentent égalernent une certaine inertie quant à Icor .localisation.
4) Les grandes agglomérations urbaines semblent limiter les incertitudes et les risques du futur dans les décisions de localisation industrielle.
5) La tertiarisation croissante de l'économie est un phénomène qui, pour l'instant, s'avère étroitement lié à l'urbanisaticn.
6) L'internationalisation des phénomènes éconorniques
et le role fondamental du .progrés technologique dans le

développement.

LES TRAT1S SPÉCf9`éGrU%3' DE LA CRPSE
DANS L'AIRE MÉ T•R OPOtiT TA rrNE DE 13A RCi P ONE
La structure productive catalane et de l'aire métropoiitaine de Barcelone a suivi, avec certains traits spécifique s, les effets de la crise économique généralisée. La
croissance économique des années 1960 et 1970,

89

�fondee sur un modele d'industrialisation dans lequel' la
Catalogne et l'aire de Barcelona ont joué un role primordial, se volt forternent freinée par une crise mondiale qui
met en évidence les défauts internes.
Les impac.ts de la crise économique sur l'aire métropolitaine de Barcelona ont été, done, largas et variés. mais
nous voudricns souligner ici deux problèmes qui caractérisent en tonto priorité les effets de la crise au niveau
rnétropolitain : le chómage et le déficit en équipements
et services.
Bien que généralisé et répandu sur taus les territoires, le
ch8mage presente deux composantes qui le rendent spécialement conflictuel au niveau métropolitain. En premier
líen, la crise a surtout produit un chómage industrial et un
chòrnage des jeunes qui cherchent du travail pour la première fois. Ces deux secteurs sant representes en excès
dans la structure économique et démographique de l'aire
métropolitaine de Barcelona.
Voyons quelques données qui confirment les points antérieurs. L'aire métropolitaine de Barcelone a un taux de
chómage supérieur à 23 %, ce qui représente quelque
295.000 chómeurs enregistrés (décembre 1982). 79 %
des chómeurs de toute la Catalogne se concentrent dans
l'aire métropolitaine. Plus d'un tiers des chómeurs cherchent du travail pour la première fois, ce qui met en évic(ence la gravité du ch8mage parrni la population la plus
jeune..Deux secteurs industriels, le bátiment et la metallurgie, fournissent déjà 50 % du total des chómeurs.
Le second problème, conséquence du modele économique et territorial adopté dans les dernières décennies
mais aggravé par la situation de crise, est le déficit dans
la tertiarisation de l'économie catalane.

II est intéressant de liar cette réflexion sur les institutions
métropolitaines avec le récent « white paper» du gouvernernent britannique, qui propase I'abolition de toutes les
institutions métropolitaines du Royaume-Uni. Je pense
qu'il est important de faire référence à cette question
parca que l'histoire, le prestige et les réaiisations du
Greater London Council et des antres conseils métropolitains britanniques et peut-étre la décision britannique en
ce moment, ouvrent un grand clébat qui aura des répercussions non seuiement au floyaume-Uni, mais dans
toutes les aires métropolitaines et européennes.
Dans le cas espagnol, il pourrait sembler que la consoli
-dationesvux'mitraonégleums
vide de leur contenu les institutions rnétropolitaines, surtout dans un cas cornme la Catalogne, oir nous avons vu
que plus de 70 % de la population se concentrent dans
l'aire métropolitaine de Barcelone. En outre, la corporation métropolitaine de Barcelona est formée de vingtsept communes ou administrations locales autonomes
qui assument la gestion des compétences municipales.
Entre cette administration régionale nouvellement créée
et ces vingt-sept communes, reste-t-il un espace adéquat
et suffisant pour i'action de .i'institution métropolitaine ?

C'est précisément cette situation intermédiaire entre le
niveau local et le niveau regional qui est l'un des points
les plus positifs pour la consolidation de la corporation
métropolitaine ,de Barcelone. Du cóté des municipalités,
on . reconnait le fait objectif d'une réalité urbaine métropolitaine qui dépasse les sphères des municipalités. La
corporation métropolitaine de Barcelone s'est transformée ainsi en une institution qui rationnalise et globalise les nécessités communes des vingt-sept municipalités dont I'action repose sur quatre taches fondamentales :
1) Prestations de services (eau, voirie, assainissement,
routes, urbanisme, habitat, parcs, etc.).

;,:='TAF C&gt;'=NTRAL, CQMMUl1fAUTÉ5 6UTONOME5 •
ET FNS TI Tf.1 TrdONS MÉ T I&gt;'OPO,Lb`TA 1rNES,
On a souvent affirrrlé que le processus de développement

comprend des changements aussi bien strictement économiques que de type institutionnel. La crise économique que nous avons déjà signalée, a provoqué des
changernents importants dans la structure économique,
qui ont affecté de maniere spécifique les aires métropolitaines.
Dans notre pays, cependant, il se produit sirnultanément
un processus impo rt ant de changement institutionnel,
qui non seuiement représente un changement dans le
systèrne politique, mais nous conduit reme à ce que Ion
emp elle l'Etat des autonomies. Caci signifie l'institutionnalisation d'une organisation de l'Etat non centralisé,
presque d e type fédéraiiste, qui confère un pouvoir nou
ou communautés autonornes.
-veanuxtiolés
Ce changement dans les rapports Etat Central - comrnunautés autonornes se repercute, sans aucun doute, sur
l'organisation de I'administration locale et implique égalernent la nécessité de considérer le role des institutions
métropolitaines dans I'état des autonomies.

2) Rééquilibrage du territoire métropolitain à travers I'investissernent public.
3) Orientation et planification de la croissance urbaine.
4) Institution pour le dialogue permanent entre les coilectivités locales et les collectivités régionales et nationales.
Par rapport à l'administration autonome, I'agglomération
de Barcelona sert à lier la réalité métropolitaine aux activités régionales, mais i1 faut reconneitre qu'on n'a pas
encare consolidé des mecanismes de coordination et de
coopération suffisants entre les deux niveaux.
Ce role doit étre axé sur trois príncipes :
– Un principe de primauté de l'aire métropolitaine de
Barcelone clans la région autonome catalana par rapport
au reste de I'Espagne, de la Méditerranée et de la projeotion européenne et mondiale.
– Le second principe est le rééquilibrage, c'est-à-dire les
services que peut fournir l'aire métropolitaine pour l'aménagement du territoire de toute la Catalogne et pour la
relance des zones territoriales plus déprimées de cette
méme région.

^

�- Troisièmement,•I'intégration institutionneile entre les
deux autorités de façon que l'autorité locale et l'autorité
régionale trouvent un mécanisrne de relations institutionnenes, au -dessus des éventuelles différences politiques
qui se présentent souvent entre les deux niveaux de gouvernement, ditíércnces qui ne doivent pas apparaïtre
dans les relations entre les deux institutions. Je pense
qu'on peut faire à travers les institutions regionales et les institutions métropolitaines des applications concrètes
peer résoudre las problèmes de le crise.

lu

L ?S TER VEN/70N

PUBLIQUE LWCALE EN FACE
DE LA CRISE : POLITÍQUE i ERRITORIALE
POLITIQULW ÉCONOMIQU .

Jusqu'à présent, les administrations locales ont agi de
manière très indirecte sur l'activité économique (création
se d'infrastructures, services publics, polygones industriels,
at etc.). La situation de crise économique et le chémage ont
? conduit à considérer I'intervention locale sur des thèmes
le qui étaient traditionnellement reserves au gouvernement
it s central. C'est là un cóté qui vient juste de s'amorcer clans
en le cas de Barcelone et qui repose sur une triple stratégie.
-o- 1) Promouvoir la capacité de la grande aire métropoliLa taine de Barcelone comme localisation de grandes entreis- prises multinationales.
ali 2) Reconversion et rénovation des entreprises industri, n elles catalanes tournées aussi bien vers le marché national qu'international.
nt,

3) Soutien de la petite et rnoyenne entreprise, y compris
la base artlsanale, secteurs traditionnels de l'économie
catalane.
Cette stratégie vis-à-vis des entreprises se cons
,' crétisera en une série de mesures, parmi lesquelles nous
;le. i€€ pourrions citer les suivantes :

LC FUROl`aE DES LlIA!'F'Orn•t1S,
L 'ELIN OPE DES
ES FL GIO^ rS
ET L 'EUROPE DES VIL LES
La Catalogne a toujours été reconnue cornme le trait
d'union, tant culturel qu'éconornique, entre I'Europe et
1 'Espagne et elle a adopté, depuis toujours, une attitude
ferrne en faveur de l'entrée de l'Espagne dans la C.E.E.,
quolque l'intégration économique puisse poser des problèmes à certains secteurs industriels catalans. La position de la Catalogne et des secteurs patronaux concernés
a toujours été de soutenir I'intégration européennQ.
Cette intégration est vue c,omme un défi à la capacité de
la structure économique catalane à se moderniser et à
devenir plus compétitive au niveau international, processus qui, indépenciarnment de l'entrée dans la C.E.E., est
déjà en train de se réaliser.
II faut reconnaïtre, néanmoins, que la voie pour l'intégration de l'Espagne dans la C.E.E. n'est pas aussi évidente
que la volonté d'intégration . manifestée à plusieurs
reprises par les autorités espagnoles.
Les difficultés avancées par la C.E.E. pour l'entrée de l'Espagne mettent en évidence des faits encare plus ínquiétants : I'instabilité de la structuration comrnunautaire
actuelle et les problèmes de création d'une Europe unie,
tant que cette union économique et monétaire à !aquello
aspire la C.E.E. n'est pas atteinte, les peuples qui forment l'Eurape réelle peuvent, cependant, continuer à travailler et à creer les fondements, les bases de ce que
nous espérons que ocurra étre I'Europe du futur, une
Europe basée sur les regions.
La Catalogne, en tant que région européenne et Barcelone, en tant que métropole européenne, bien qu'elles ne
solent pas dans la C.E.E., poursuivent leur vocation et
leur tradition historique de défense de l'idée européenne.

'

;ól f - promouvoir la foire - exposition de Barcelone,
ti oeprojection internationale de Barceione comme centre
industrie! tertiaire,
promotion publique du sol industriel et adéquation des
!ion normes industrieiles dans les zones urbaines,
ctiarnorce de schérnas de collaboration secteur privé pas
I
secteur
public pour de grandes mises en ceuvre, •
dej `
- dév eloppernent de bureaux de conseils et de services
,c:ornmuns pour les petites entreprises et les activités arti.'sanai;?s traditionnelles,
d e`- développement des taches de recherche scientifique
)o r íet technique sur des thèmes d'intérét métropolitain, à
e.'c- travers une institution université - aire rnétropolitaine,
ti
ren'rorcement des centres de formation professionnelle
ie^pour l 'adéquation du capital humain aux nouvelles néces-.
cieveioppernent du role de l'aire métropolitaine de Baretïa c-r.lorr cornrne • centre de diffrision d'innovations et de
TP. cilrlUlogí es.

Barcelone veut appor-ter à cette idee européenne tout le
poids d'une culture et d'urre forme de vio au caractére
méditerranéen qui a toujours été ouverte aux idees et
cultures d'autres pàys ou communautés. La tradition
« citadine » de la culture, de la science, de la technique,
de 1'industrie, des services, etc..., mène à demander la
collaboration des villes pour la construction de l'Europe
réelle.
Barcelone, en tant que ville méditerranéenne et européenne, a déjà annoncé sa volonté d'accueiliir les Jeux
Olympiques de 1 992 et elle se prepare à recevoir l'orga-nisation de ces Jeux. Ce sant probablement de s événements comme celui --ci, qui unissent les peuples à travers
leurs traditions et leur culture, qui peuvent permettre le
dépassernent des intéréts et des problèmes empéchant
une collaboration internationale plus étroite. Barcelone
est une métropole ouverte et disposée à travailler non
seulement pour l'idée européenne mais aussi pour une
coexistence meilleure au niveau international, et c'est
pourquoi elle est disposée à accueillir toutes les manifestations, événements et ir,itiatii es qui s'inscrivent dans ce
sens.

91

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